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On se demande, encore une fois, à quoi sert cette armée de branquignolles. Quand on sait qu’aucune menace extérieure ne plane sur Mada, on aurait pu espérer que cette bande de petites frappes pour qui on dépense un pognon de dingue (un budget qui serait autrement plus utile pour l’enseignement, la santé, l’ agriculture ) serait déployée pour lutter contre l’insécurité qui plombe le pays depuis 1975. Époque où a commencé la politisation à outrance d’une Institution qui y a perdu son honneur, la déontologie ayant fait place au copinage et à la corruption. La sécurité du citoyen est un devoir sacré pour un état digne de ce nom, encore plus quand des militaires le dirigent, elle est la 1 ère des libertés. 51 ans qu’ assassinats, pillages, vols et viols font la une de nos journaux, 51 ans qu’ à Tana (évidemment que dans les villes de province, le fléau existe aussi, mais force est de reconnaître que dans la capitale, il a atteint son paroxysme), on se terre le soir, on évite de mettre le nez dehors trop tôt le matin de peur de se faire agresser dans le noir. A qui profite le crime ? À la mafia, bien sûr, qui l’organise, qui l’entretient, qui l’utilise pour la sale besogne. Une mafia qui, hélas, hélas, a des ramifications jusqu’à la tête du pays... Ces fripouilles sont tranquilles dans leurs villas hyper sécurisées, les mercenaires russes sont là, de toute façon, pour pallier à une éventuelle révolte de leur ennemi, le peuple à qui il est interdit de se plaindre.
Vivre dans la terreur est une plaie béante dans un état qui se dit de droit. Quitte à me répéter, vivement une politique du quoiqu’il en coûte en matière de sécurité. On n’a peut-être plus tellement le choix, entre nous, on a perdu trop de temps à tergiverser. Trop c’est trop !