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jeudi 23 juillet 2026
Antananarivo | 22h09
 

Politique

Un jour férié en réponse à la psychose

jeudi 23 juillet | Ikala Paingotra |  1647 visites  | 15 commentaires 

La gendarmerie nationale a annoncé hier que 200 disparitions ont été jusqu’à ce jour recensées, dont 175 résolues par le retour des concernés dans leurs familles, tandis que 6 personnes ont malheureusement été retrouvées décédées, et 19 restent encore recherchées. Le gouvernement vient de décréter que la journée du vendredi 24 juillet sera chômée et payée pour cause de deuil national. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose si cela pouvait aider à une prise de conscience de la gravité de la situation au niveau des autorités, car au niveau des citoyens, cela est déjà fait.

Cette série de kidnappings et de meurtres qui occupe la une de l’actualité depuis plusieurs semaines génère une psychose compréhensible. Le chef de l’État a très justement parlé de terrorisme dans une intervention récente. Ceux qui observent la vie politique malgache depuis des décennies savent qu’on a souvent observé par le passé des vagues d’incidents plus ou moins graves dans les mois précédant les graves crises politiques : agressions, kidnappings, hausse de la criminalité, évasion de prison, etc. Les événements récents autorisent à penser que des groupes sont à l’œuvre pour délégitimer les autorités, en poussant à la perception qu’elles ne maîtrisent plus la situation en matière de sécurité publique. La question naturelle est donc de se demander qui pourrait être à la manœuvre derrière une telle entreprise criminelle.

En effet, dans un tel contexte, ce qui préoccupe l’opinion publique est d’avoir rapidement des noms de coupables par la question classique : à qui profite le crime ? Faute de coupables, on se contentera à défaut de boucs émissaires. À question naturelle, réaction précoce de ceux qui veulent des réponses même sans éléments précis : s’il s’agit d’un projet de déstabilisation des autorités, alors l’opposition est la première à soupçonner. Il suffit de voir la fleuraison de commentaires sur les réseaux sociaux qui insinuent une responsabilité du fuyard de Dubaï. Ce dernier ayant démontré depuis 2009 son manque de scrupules et d’éthique dès qu’il s’agit de conquérir le pouvoir ou de s’y maintenir, sa responsabilité n’est pas impossible, même si elle reste à prouver.

Toutefois, cette réponse naturelle est peut-être trop facile pour être gobée sans éléments probants. Elle surfe sur une pratique peu glorieuse et connue depuis la Rome antique : vae victis (malheur aux vaincus). On peut accuser ceux-ci de toutes les avanies car ils ne peuvent plus se défendre. Même si on déplore le principe d’accusations sans preuves envers qui que ce soit, on s’amuse toutefois de constater comment le karma se rappelle au bon souvenir de Rajoelina, en juste rétribution des mêmes pratiques de dénigrement et de diffamation contre Ravalomanana et ses partisans après le coup d’État de 2009.

Ceci étant dit, si les enquêteurs souhaitent vraiment faire un travail sérieux, ils devraient également explorer s’il n’y aurait pas la possibilité de groupes participant actuellement à la Refondation, mais qui auraient intérêt à décrédibiliser un futur rival politique. On sait qu’à Madagascar comme ailleurs, en politique, il n’y a pas d’amitié éternelle, mais seulement des intérêts partagés. Lorsque ceux-ci divergent, la trahison pointe son nez. Par exemple, on peut imaginer que des clans seraient intéressés à perturber les chances de candidature du colonel Randrianirina à la présidentielle, dans l’espoir de voir leur propre poulain émerger comme une alternative. Ce ne sont pas les ambitions présidentielles qui manquent dans les coulisses du pouvoir actuel. La montée en puissance du chef d’État peut ainsi frustrer des alliés qui avaient espéré qu’il se contenterait de la période de transition, et qui constatent qu’il se place de plus en plus en position de force pour une candidature d’État à la prochaine élection.

Enfin, des informations circulent au sujet d’une série de perquisitions qui a eu lieu dans le cadre de l’enquête. Au pays du honohono, du tsaho et du tondro-molotra, il y a toujours de bons clients pour les théories du complot. Les fanatiques religieux, mais également les régimes autoritaires ont toujours eu à cœur d’alimenter la suspicion contre ceux qui agissent en libres penseurs et en férus d’esprit critique. Ils sont considérés comme de potentiels dangers par les régimes autoritaires qui préfèrent les béniouiouis et les solelakistes, de l’Église catholique à Hitler, en passant par le régime de Vichy, l’Espagne franquiste ou l’Union soviétique de Staline. Les prétendues traditions de secret font souvent l’objet des fantasmes les plus abracadabrantesques, à la hauteur du niveau d’éducation générale dans la population et de la qualité intellectuelle et éthique de la classe politique.

La Vérité est rarement prioritaire quand l’enjeu est politique

Malheureusement, dans les cas de crise, la vérité est souvent secondaire à Madagascar. Il faut donc espérer que les enquêteurs ne confondent pas vitesse et précipitation sous la pression de l’opinion publique. Quand l’enjeu est politique, le plus important pour le pouvoir est de donner l’impression de s’attaquer au problème dans les délais les plus brefs en désignant des coupables. Par exemple, on se souvient que lors de la transition 2009-2013, Richard Ravalomanana avait diligenté des enquêtes rapides pour donner en pâture à tort et à travers les noms de pseudo-commanditaires des bombes artisanales. À Madagascar, il n’y a jamais eu beaucoup de scrupules à monter des dossiers judiciaires quand il s’agit de nuire aux adversaires. Et on ne parle pas seulement de certificats médicaux bidon produits pour emprisonner ceux qui leur déplaisent.

En parlant des enquêteurs, on note que sous tous les régimes depuis des décennies, les coupables sont étrangement trouvés très rapidement dans les affaires politiques : commanditaires de bombes artisanales (comme rappelé ci-dessus), ou encore auteurs de projets d’atteinte à la sûreté de l’État etc. Mais curieusement, cela fait quand même des années que les mêmes valeureux enquêteurs sont incapables de remonter jusqu’aux cerveaux des kidnapping d’enfants varira, ou des voleurs d’ossements dans les tombeaux. De temps à autre, on apprend certes que des lampistes associés à ces affaires ont été arrêtés, puis ça s’arrête là. Un peu comme dans l’affaire des empoisonnements d’Ambohimalaza, qui a vu des déclarations tonitruantes par la suite reniées par l’inaction.

On espère donc que l’esprit du Fanavaozana va également se refléter dans les principes, valeurs et méthodes des enquêtes judiciaires, et que le copié-collé des mœurs du clan orange n’y soit pas une évidence supplémentaire du grand écart avec les promesses de Refondation.

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15 commentaires

Vos commentaires

  • 23 juillet à 11:08 | Vohitra (#7654)

    Mais qu’est-ce qu’on observe maintenant.?

    On est si prompt à conserver et protéger la chaise au lieu d’honorer et rétablir la dignité du fabricant de la chaise !

    On se manifeste pour marquer sa présence au lieu faire preuve de sa capacité pour justifier sa présence !

    Mais cette présence, elle est liée fonctionnellement à des attributions et des responsabilités, en contrepartie de rémunérations justifiées par des performances...

    Pour dire, cette présence n’est pas un droit ni le fruit de privilèges divins...

    Cette capacité exigée se trouve même au cœur de la présence, et cette présence manifestée ne vaut RIEN en l’absence de cette capacité. Faire partie de la fonction publique n’est pas une œuvre de charité encore moins un acte de compassion de la part de la Nation vis-à-vis d’une frange de la population...

    Pour le public, il n’y a pas d’autres options possibles dans sa perception légitime : soit vous êtes aptes et capables soit vous êtes des incapables et inutiles, et des parasites qui s’accrochent pour sucer « la sève élaborée » par l’arbre qui représente la Nation...

    Que vous êtes un saprophyte ou un coprophage, vous êtes dans l’obligation de vous mettre en position de symbiose vis-à-vis de l’arbre afin de pouvoir justifier votre présence...

    Soit vous êtes un auxiliaire soit vous êtes un nuisible, il n’y a pas d’autre alternative !

    Dans le cas d’espèce, il faudra lâcher le micro si vous êtes un incapable, on n’a pas besoin de vous entendre pour ne rien dire....

    « il y a des jours où il faut distribuer son mépris avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux ». François-René de Chateaubriand.

    A bon entendeur...

    Répondre

    • 23 juillet à 16:38 | canal baobab 13 (#11848) répond à Vohitra

      99 .9 des champignons sont des saprophytes...
      Et Tzanou on ramasse mange que les 3 espèces nobles cèpes girolles truffes (et encore mange que ceux des hetraies)voui lu dans l article faux certificats médicaux...
      En France les malgaches connaissent ttes les ficelles et médocs vola mais
      Misy asile sur la grande île ?
      ...hihihi interristing really & 4 sure...

  • 23 juillet à 11:37 | Isandra (#7070)

    "La gendarmerie nationale a annoncé hier que 200 disparitions ont été jusqu’à ce jour recensées, dont 175 résolues par le retour des concernés dans leurs familles, tandis que 6 personnes ont malheureusement été retrouvées décédées, et 19 restent encore recherchées.

    Le compte n’est pas bon.

    Dans ce cas, la junte devrait poursuivre ce journal, qui a colporté des fausses nouvelles contre Madagascar :

    16/07/2026 à

    PARIS MATCH :

    "Depuis le début de l’année, 90 mineurs ont été victimes de meurtre ou d’enlèvement à Antananarivo, la capitale de Madagascar. La psychose est de mise sur la Grande île, où les dirigeants dénoncent des actes de « terrorisme » et pointent une volonté de déstabilisation du pays.

    À Madagascar, pas un jour ne passe sans qu’un avis de recherche soit relayé sur les réseaux sociaux, signalant la disparition d’un nouvel habitant. Signe d’une insécurité grandissante sur la Grande Île, depuis le 1er janvier 2026, les services de police ont enregistré 172 plaintes, dont 164 qui concernent des disparitions de personnes – en majorité des mineurs. Rien qu’à Antananarivo, 90 jeunes ont été victimes de meurtre ou d’enlèvement, dont huit enfants qui ont été retrouvés morts, peut-on lire dans la presse malgache.

    En l’espace d’une semaine, début juillet, plusieurs corps ont été retrouvés dans la capitale et ses environs, dans des carrières ou des zones isolées. Il s’agit d’une fillette de 12 ans, un adolescent de 17 ans et d’un père de famille de 35. Le dernier en date, un lycéen de 19 ans, a été découvert mutilé le 7 juillet dernier dans un canal d’eaux usées, à quelques centaines de mètres de son domicile, à Ambatomaro.

    La suite après cette publicité

    « Il n’y a jamais eu de demande de rançon, aucune menace, rien. Personne ne lui en voulait dans le quartier. C’était un garçon calme. Ce n’était pas un délinquant. Il devait passer le bac cette année », témoigne son père auprès d’Outre-Mer la 1ère. À ce stade, des enquêtes sont en cours et plusieurs ravisseurs présumés ont été interpellés, mais aucun coupable n’a été clairement désigné."(...)

    Répondre

    • 23 juillet à 13:39 | rakotobe (#7825) répond à Isandra

      Un peu d’humilité, votre gourou RADOMELINA n’est pas étranger à cette barbare tentative de destabilisation politique.
      Sa présence actuellement au Swatziland ( Etswatini) en dit long sur ses intentions.
      Ne nourrisez pas d’espoir quant à son retour éventuel au pouvoir !
      Le « TOUT SAUF RAJOELINA » est un lutte vitale que nous allons mener jusqu’à notre dernier souffle.

    • 23 juillet à 16:06 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Rakotobe,

      Parce que vous croyez cette conspiration de la junte pour dissimuler leur incompétence,...?

      Quoi qu’on dise, le premier responsable de la sécurité des citoyens à Madagascar, c’est l’Etat, mais non pas, quelqu’un qui n’est plus à sa place, si ce genre de chose est possible et continue, c’est l’Etat qui a failli à son devoir et à son rôle.

      Et à eux aussi de nous prouver que l’ancien Président est impliqué dans cet affaire.

  • 23 juillet à 13:16 | lé kopé (#10607)

    Malgré la fuite de votre Gourou , et ceux de ses complices Ntsay et Blue Stone , qui est une preuve de culpabilité , vous osez encore dire qu’ils sont blancs comme neige ...

    Répondre

    • 23 juillet à 16:12 | Isandra (#7070) répond à lé kopé

      Lékopé,

      Soyez logique pour ne pas dire autre chose,...Une fuite ne veut forcément pas signifier une culpabilité, mais, parce que juste à ce moment là, vos ennemis étaient en position de force par rapport à vous.

    • 23 juillet à 16:47 | bekily (#9403) répond à lé kopé

      Isandra
      Précisons :
      — fuite d’un président de la République malgache........de nationalité française
      PAR EXFILTRATION DE L’ARMEE FRANÇAISE !

      Dia ovy be zany ny gasy tsy mahatakatra .

  • 23 juillet à 13:22 | rakotobe (#7825)

    Le mystique et la crétinisation sont à l’ordre du jour de la déclaration de la gendarmerie nationale :

    La mission divine du colonel Michael ( c’est lui qui le dit ) n’aura généré à ce jour que de sourdes interrogations , encore plus du désarroi et de la détresse au sein d’une population , et des familles meurtries par la calamité nationale en cours.

    Des statstiques de chiffres inconstants et peu crédibles finalement : si 175 personnes recensées retournées dans leur famille et qulifiées « resolus »
    les enquêteurs en ont tirés quelles conclusions alors ?

    Des tentatives d’explications aussi bancales que farfelues : sacrifice, suicide, actes de vengeance et coups et blessures....

    Au final : aucun communiqué fiable de la part de la toute puissante ( ? ) junte militaire.
    Si ce n’est de décreter un jour férié dans la prière !

    Comment qualifier cela que de « se payer de la gueule » de tout un peuple avec la volonté de le rendre davantage stupide !

    Répondre

    • 23 juillet à 14:45 | Jipo (#4988) répond à rakotobe

      salama djiaby
      D’ autres vous répondront que l’ heure est au recueillement ...

  • 23 juillet à 13:39 | zanadralambo (#7305)

    On se demande, encore une fois, à quoi sert cette armée de branquignolles. Quand on sait qu’aucune menace extérieure ne plane sur Mada, on aurait pu espérer que cette bande de petites frappes pour qui on dépense un pognon de dingue (un budget qui serait autrement plus utile pour l’enseignement, la santé, l’ agriculture ) serait déployée pour lutter contre l’insécurité qui plombe le pays depuis 1975. Époque où a commencé la politisation à outrance d’une Institution qui y a perdu son honneur, la déontologie ayant fait place au copinage et à la corruption. La sécurité du citoyen est un devoir sacré pour un état digne de ce nom, encore plus quand des militaires le dirigent, elle est la 1 ère des libertés. 51 ans qu’ assassinats, pillages, vols et viols font la une de nos journaux, 51 ans qu’ à Tana (évidemment que dans les villes de province, le fléau existe aussi, mais force est de reconnaître que dans la capitale, il a atteint son paroxysme), on se terre le soir, on évite de mettre le nez dehors trop tôt le matin de peur de se faire agresser dans le noir. A qui profite le crime ? À la mafia, bien sûr, qui l’organise, qui l’entretient, qui l’utilise pour la sale besogne. Une mafia qui, hélas, hélas, a des ramifications jusqu’à la tête du pays... Ces fripouilles sont tranquilles dans leurs villas hyper sécurisées, les mercenaires russes sont là, de toute façon, pour pallier à une éventuelle révolte de leur ennemi, le peuple à qui il est interdit de se plaindre.
    Vivre dans la terreur est une plaie béante dans un état qui se dit de droit. Quitte à me répéter, vivement une politique du quoiqu’il en coûte en matière de sécurité. On n’a peut-être plus tellement le choix, entre nous, on a perdu trop de temps à tergiverser. Trop c’est trop !

    Répondre

    • 23 juillet à 14:01 | kartell (#8302) répond à zanadralambo

      L’insécurité est passée d’un fléau majeur à une catastrophe nationale qui depuis toujours avait été minorée par les instances au pouvoir où leur priorité était ailleurs ..
      Désormais elle a pris des proportions inédites puisqu’elle a pris de cours les responsables du pouvoir en devenant comme le nez au milieu de la figure, impossible à dissimuler devant l’accumulation des disparitions !..
      Différentes thèses auront vu le jour, et le retour au bouc-émissaire en première ligne, accréditant une main de l’ombre prête à entacher une transition face à sa popularité chancelante et à sa crédibilité incertaine..
      Difficile d’y voir clair, d’autant que face à une réalité indéniable se juxtapose une psychose développée par les proches des victimes qui s’impatientent d’attendre que l’état se montre à la hauteur de leurs exigences et de leurs détresses ..
      On aurait pu penser et à tort, bien sûr, qu’un tel fait de société aurait pu se produire dans une des capitales de province sans que l’on puisse y mettre rapidement un terme, mais, là, à une petite encablure du palais présidentiel veillé comme le lait sur le feu par les nouveaux mercenaires, plus adeptes à profiter des plaisirs de la vie locale, pourquoi, donc, ce de deux poids, deux mesures accable-t-il autant une transition, piégée ?.
      L’insécurité étant le creuset d’un nombre important d’insuffisances, de négligences, de laisser faire d’un pouvoir qui passe de mains en mains dans une poursuite continuelle de ce qui n’a jamais été fait, sous d’autres formes qu’elle devient le marqueur indélébile d’une société incapable d’encadrer un phénomène qui la gangrène, dernier stade de l’indignité subie par le citoyen, sans protection..
      Le jour férié, c’est un peu une décision, astucieuse pour faire patienter mais à double tranchant en actant la reconnaissance officielle de l’ampleur d’une tragédie endémique pour exprimer une compassion nationale mais c’est surtout donner une réponse tardive et précipitée à un fait de société qui enferme l’image d’un pays dans un entre-soi, sans solution rapide ni efficace..
      Et il met surtout en évidence le fait d’une sécurité à deux vitesses qui a vu le jour, celle, d’une part, qui avait été anticipée pour le confort prioritaire de la transition alors que celle de la société avait été procrastinée jusqu’à devenir incontrôlable !..

    • 23 juillet à 14:25 | zanadralambo (#7305) répond à zanadralambo

      Vous avez raison, Kartell. Ce jour férié (presque une insulte, on croirait, fêter un évènement alors qu’on est en deuil) est juste de la poudre aux yeux. Personne n’est dupe, le petit peuple en a marre. Privations, pénuries hantent ses jours et ses nuits depuis des lustres, et voilà que maintenant on s’en prend à ce qu’il a encore de plus cher : ses enfants. La colère est là, on est au bord d’une énième explosion mais ce régime n’en a apparemment pas cure. Trop confiant dans la protection de ce parrain lointain qui, lui-même, perdu dans ses délires parano, menacé dans sa propre survie, est pourtant loin d’être aujourd’hui une assurance tous risques.

    • 23 juillet à 16:12 | kartell (#8302) répond à zanadralambo

    • 23 juillet à 20:18 | zanadralambo (#7305) répond à zanadralambo

      Merci pour le lien, Kartell. Ce régime, pour assurer sa survie, est en train de vendre le pays au pire des prédateurs. S’associer avec un criminel de guerre ne gêne donc pas la morale du mpiandry qu’est le colonel...

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