Le vendredi 24 juillet a été décrété journée de deuil national par le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, en mémoire des victimes des enlèvements et des meurtres. Si cette décision traduit la volonté des autorités de rendre hommage aux disparus, elle peine toutefois à convaincre l’opinion publique qui réclame désormais des actions fortes plutôt que de nouvelles déclarations. Face à une insécurité qui continue de gagner du terrain, nombreux sont ceux qui estiment que le temps des symboles est révolu et que seule une riposte efficace permettra de restaurer la confiance.
La découverte du corps sans vie de Larissa, cette fillette de 12 ans disparue dans la région d’Amoron’i Mania à la fin du mois d’avril, est venue raviver l’émotion et la psychose. Bien que cette affaire ne soit pas directement liée à la vague de disparitions qui secoue le pays depuis le début du mois de juillet, elle rappelle que le phénomène dépasse les dossiers les plus médiatisés. Désormais, enfants, adolescents et adultes sont frappés par cette violence, alimentant un profond sentiment d’insécurité au sein de la population.
Les chiffres dévoilés mercredi par le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale, le général Marima Bama, illustrent l’ampleur de la crise. En seulement trois semaines, 200 disparitions ont été signalées aux forces de l’ordre. Selon les autorités, 75 personnes ont regagné leur domicile, 19 demeurent activement recherchées et six décès ont été recensés. Mais ce bilan est contesté. En compilant les signalements publiés sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs évoquent au moins neuf victimes retrouvées mortes dans des circonstances particulièrement sordides. Cette différence alimente les interrogations, d’autant que les autorités expliquent ces décès par des sacrifices, des suicides, des actes de vengeance ou encore des coups et blessures, une lecture que beaucoup jugent réductrice au regard de la gravité de la situation.
Depuis plusieurs jours, l’État multiplie pourtant les annonces. Près de 892 éléments sont mobilisés dans la région Analamanga et 4 218 autres dans les 22 régions du pays. Un centre opérationnel consacré aux enlèvements et aux morts suspectes a été créé et, selon le ministre, la collaboration avec les andrimasom-pokonolona a permis l’arrestation d’une dizaine de suspects, aujourd’hui placés en détention provisoire. Malgré ces dispositifs, les enlèvements et les meurtres continuent de se produire, laissant de nombreux citoyens sceptiques quant à leur efficacité.
Le denier conseil des ministres de cette semaine, tenu mardi, a également décidé de mettre en place une task force réunissant les principaux ministères concernés afin de coordonner la réponse de l’État. Là encore, l’annonce suscite davantage d’interrogations que d’espoir. Beaucoup se demandent quelles mesures concrètes cette nouvelle cellule de crise pourra réellement apporter pour enrayer une violence qui ne cesse de s’étendre et qui touche désormais toutes les catégories de la population.
Au-delà des discours officiels et des appels à la solidarité, une même attente revient avec insistance dans l’opinion publique : celle de décisions fermes, visibles et immédiatement efficaces. Pour de nombreux Malgaches, les hommages rendus aux victimes sont nécessaires, mais ils ne remplaceront jamais des actions capables d’empêcher que d’autres familles ne soient, à leur tour, plongées dans le deuil.
-----





Vos commentaires
Depuis quatre ou cinq mois déjà, il y avait eu dans l’espace public cette révélation faite par la Cour des Comptes à propos de « délits et actes répréhensibles » ayant abouti à la disparition d’au moins 3.811 milliards Ariary de la caisse de l’Etat...
Et depuis, quelle en est la suite et la prise de responsabilité face à de tels désastres et agissements graves ?
Rien, rien du tout ! Aucun jugement ni condamnation légale... Les investigations piétinent comme la concertation nationale d’ailleurs !
Citons un cas parmi tant d’autres...
Rien que dans un (01) seul ministère parmi les trente (30) existants, le rapport de la Cour signale la disparition de 409 voitures administratives !
Et jusqu’à maintenant, aucune enquête ni investigation n’a été réalisé afin de pouvoir présenter devant la justice les malfaiteurs et bandits qui accaparent les bien de l’Etat...
Et la maintenant, on parle de meurtres et disparitions, de violences et de crimes de sang, de brutalités et de barbaries, d’enlèvements et de séquestration...
Le Monseigneur Colonel avait même qualifié les méfaits « d’actes terroristes » !
Et entre le fait d’affirmer et le fait d’appréhender et de maîtriser, des failles abyssales font apparition...
Mais où sont ces terroristes ? Quels indices disponibles permettant de les qualifier ainsi ? Quels modes opératoires identifiés depuis ?
La réponse immédiate : une journée de deuil national ! Enterrer en silence vos morts, et traiter vos blessés avec foi et espérance...
Il paraît que...les missions de la force de sécurité et de défense sont de deux ordres : le maintien et le rétablissement de l’ordre...
Pourtant, dans le bassin sud de l’océan indien, l’ordre cité est uniquement...l’ordre constitutionnel mais non pas l’ordre public au bénéfice du peuple...
Car derrière l’ordre constitutionnel, les profits et les privilèges s’y cachent...
Répondre
Ces canailles invoquent chaque fois le terrorisme, le complot pour cacher leur incompétence. La corruption et l’impunité qu’ils perpétuent en tant que règle de vie dans un pays où le désespoir l’emporte et a remplacé les valeurs traditionnelles par les 3 V sont la principale cause de ce début de vrai chaos. On le sait, ils savent qu’on sait et, pourtant, ils continuent dans leur fuite en avant. Après moi le déluge, plus ça dure, mieux c’est (on recule les élections). Je remplis mes poches, j’assure mes arrières comme tous ceux qui m’ont précédé... Et dire qu’on avait cru en ce colonel, on croyait presque avoir trouvé le messie. Pauvres de nous.
Voui vohitra et j espère tu seras solidaire de poumarat nom de scène historique « canal baobab » lorsqu il évoquera le rôle des banques françaises dans sa déchéance heu à l audience de mon procès vs en autre l ambassade de France à panam...
et pas que je pense queue hihihi à cachan déjà toute cette vola voui bref le régime du colonel doit trancher un problème avec bercy eny ou tsia stop ou encore et avec les dizaines de milliers de marioles bi nationaux qui font tourner la machine ...au noir bref c est pas le moment momentum disent ces p disent les grecks latin pattin couffin le colonel doit attendre 2027 et d ici là pas louper les occaZ se faire du kolab y a pas de petit bénéfice hihihi..surtout celles de cliques de kolab qui font les pirouettes ( cacahuètes) avec les frics de bercy...
Une marche blanche le week-end c’est courant ailleurs. A Madagascar çà pourrait tourner à une atteinte à la sécurité de.... donc on institue un jour férié mais pour qui ? Pour les fonctionnaires qui auront un weed-end prolongé de plus après les +14% et les 200.000ar d’indemnité logement. Pas pour le peuple qui peine déjà à subsister car « à celui qui n’a rien, on enlèvera même le peu qui pourrait lui rester » (St Mathieu).
Répondre
Il y avait deja des etres humains a Madagascar il y a 10.000 ans, le science a enfin trouvé les Vazimba...
https://phys.org/news/2018-09-ancient-bird-bones-redate-human.html
Répondre
Bonsoir,
Merci pour cette information partagée.
Les questionnements posés méritent des réflexions :
* qui étaient ces premiers habitants présents il y avait 10.500 années passées, et d’où venaient-ils ? Assurément, c’étaient les premiers vazimba...
* ils étaient omnivores et faisaient de la chasse pour se nourrir de viandes. Alors que certaines littératures affirment que les habitants primitifs se nourrissaient de racines et de fruits uniquement...
En tout cas, ces données datées de 2018 avancent l’existence de « proto-Malagasy » utilisant déjà des outils de pierre.
Encore merci.
OK RN13
Merci pour la précision.
Il me semble avoir lu quelque part que ces primo occupants seraient aussi venus d’Asie...
Ce commentaire devrait etre en bas de l’article de Lalatiana Pitchboule, azafady
Répondre