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samedi 31 octobre 2026
Antananarivo | 13h30
 

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31 octobre à 12:42 | kartell (#8302)

@ zanadralambo,
Vos interrogations touche au cœur de l’existence même de cette transition :
Ce rapprochement, manifeste avec Moscou pourrait- il consolider le pouvoir issu d’un putsch , ou risque-t-il de créer des fractures au sein même d’une armée docile qui l’a porté au pouvoir en lui laissant les mains libres, avec quelques regrets pour certains ?
Aujourd’hui, rien ne permet de conclure que l’armée dans sa majorité aurait déjà choisi l’option russe même si, la Russie a troqué son strapontin, d’hier, pour un fauteuil d’orchestre, aujourd’hui !.
On touche aujourd’hui au point essentiel à savoir si le colonel serait réellement le patron, incontesté de son armée et Le Monde rapportait que Randrianirina était un « gradé sans troupes », formule qui renvoie à une vulnérabilité supposée de son assise militaire. L’article soulignait en particulier qu’il ne ferait pas entièrement confiance aux forces armées pour assurer sa propre protection. Cette appréciation avait été attribuée à des sources de son entourage, et non à une rumeur publique extérieure, issue d’une mutinerie imminente.
Une armée peut parfaitement accepter des armes russes, des formations et des instructeurs étrangers sans adhérer pour autant à un alignement géopolitique exclusif.
Inversement, une coopération étrangère pourrait renforcer les capacités de l’État tout en donnant au chef de la transition des moyens de protection supplémentaires.
C’est pourquoi la présence de personnels russes autour du président mérite attention, sans pour cela démontrer que l’armée nationale serait marginalisée ou hostile au pouvoir.
Le risque étant de mélanger la consolidation des moyens du président avec celle de son autorité sur l’ensemble des forces armées.
Reste à savoir dans quelles conditions l’armée continuera à soutenir le pouvoir demain dans ses choix politiques qui, aujourd’hui ne sont plus un secret mais une confirmation des suppositions du départ . Ce nouveau partenariat extérieur peut apporter des ressources et renforcer la sécurité présidentielle, mais, il ne remplacera ni une chaîne de commandement solide ni un compromis politique suffisamment large pour durer.
Et si les intérêts présidentiels, ceux des chefs militaires et les attentes de la population venaient à diverger, quelle institution disposerait, alors, de la légitimité nécessaire pour arbitrer ce conflit de l’entre- soi ?
On patauge dans une profonde incertitude tant au niveau de la solidité du pouvoir, patchwork et recyclé, que de sa popularité, que de ses capacités à gouverner en posant la question piège des élections présidentielles, fixées ? qui ne résoudront rien, surtout, si elles étaient entachées d’irrégularités multiples et variées et que des candidats potentiels étalent empêchés de se présenter…
Sans oublier d’y ajouter les moyens financiers dont disposeront des uns et des autres dans la plus grande opacité où le « sponsoring extérieur » deviendra un atout incontestable d’élection du bénéficiaire dans un esprit ni plus ni moins, de référendum, déguisé !..
À+

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