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Deux mots reviennent instantanément à l’esprit en analysant le projet de loi en question : liberté et sécurité.
Pour y voir clair, il est nécessaire de se focaliser sur le contexte qui prévaut actuellement, plus précisément l’univers d’insertion du projet de loi en question.
Notre pays se trouve dans une situation d’instabilité politique croissante, et tout récemment, le monde numérique a joué un rôle prépondérant dans la révolte populaire de l’année dernière et ayant abouti à la chute d’un régime dictatorial se singularisant dans la capture d’Etat et le verrouillage total du système politique.
Et le pays vit actuellement dans une cadence extra-constitutionnelle maquillée en démarche constitutionnelle dans une quête de reconnaissance internationale pour faire vivre une économie "sous perfusion". Et au cours d’une période où la grande majorité de la population est consciente de la prédominance de la corruption politique et économique à l’origine de la pauperisation généralisée de presque la totalité de la population...avec une très faible minorité s’activant dans des actes d’accumulation de richesse.
De tout ce qui précède, il n’est pas dans l’intérêt de la junte militaire au pouvoir de préserver la liberté civile et politique dans un cadre démocratique permettant la pleine souveraineté populaire dans la mesure où une menace sécuritaire évidente est en train de s’établir progressivement par la force numérique en présence, pour dire, une menace pour la sécurité de l’exercice d’autorité de la junte militaire au pouvoir.
Ce projet de loi ne se justifie même pas si on considère que le départ du régime dictatorial précédent est un acquis démocratique et une pleine expression de la souveraineté populaire.
Mais ce projet de loi pourrait être abordé et soumis à la prochaine concertation nationale puisqu’il s’agit d’un thème lié à l’exercice de la liberté fondamentale dans un cadre démocratique.
Bref, le ministère de la communication est mal placé ou encore n’est pas doté de la légitimité nécessaire et voulue pour s’y faire dans la situation actuelle...
D’ailleurs, le ministre de la communication même s’était empêtré de son plein gré auparavant dans un cas aggravant en se portant comme défenseur attitré d’une personne ayant commis un délit pénalement répréhensible, et finalement la personne en question a été depuis en situation de détention... C’est le cas de Razaivola Raïssa...