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jeudi 23 avril 2026
Antananarivo | 13h34
 

Société

Secteur privé

Les syndicats réclament un salaire minimum d’embauche à 360.000 Ar

jeudi 23 avril | Mandimbisoa R. |  311 visites  | 1 commentaire 

Plusieurs organisations syndicales proposent un salaire minimum d’embauche fixé à 360.000 Ar pour le secteur privé. Cette revendication marque une nouvelle tournure dans les discussions engagées avec le patronat dans le cadre des concertations tripartites pour l’année 2026.

En février dernier, un consensus semblait pourtant se dessiner autour d’un montant de 300.000 ariary, arrêté par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Fivmpama et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM). Ce seuil est aujourd’hui jugé insuffisant face à la hausse du coût de la vie, selon plusieurs syndicats

Le secrétaire général de l’alliance Randrana Sendikaly, Barson Rakotomanga, qui porte cette revendication, insiste sur la nécessité d’ajuster les salaires aux réalités économiques. L’amélioration du pouvoir d’achat devient une urgence dans un contexte marqué par la précarité persistante, soutient-il.

Les arguments avancés par les syndicalistes reposent sur des références internationales. En se basant sur les seuils de pauvreté établis par la Banque mondiale, ils estiment qu’un revenu permettant de s’éloigner de l’extrême pauvreté devrait atteindre un niveau supérieur à 400.000 ariary mensuels. Dans cette optique, le montant de 360.000 ariary est présenté comme un compromis minimal, visant à amorcer une revalorisation progressive des revenus.

Du côté du patronat, la prudence reste de mise. Si certaines organisations syndicales ont exprimé des réserves face à cette nouvelle proposition, elles ont néanmoins accepté de l’examiner. Le ministère du Travail, pour sa part, appelle à un compromis tenant compte à la fois des besoins des salariés et des capacités des entreprises. À ce stade, aucun accord définitif n’a encore été trouvé, retardant la validation du montant par le Conseil national du travail (CNT) et, par conséquent, l’élaboration du décret officiel.

En parallèle des négociations, la pression monte sur le terrain social. Le Randrana Sendikaly appelle à une mobilisation lors de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai prochain. Le rassemblement est prévu au départ des 67 Ha. Ce sera l’occasion pour les travailleurs de porter leurs revendications salariales et de rappeler leurs attentes en matière de droits sociaux, affirme Barson Rakotomanga. L’alliance Randrana Sendikaly qui a toujours défendu pour un salaire minimum à au moins un million d’ariary, entend maintenir la pression pour obtenir des avancées concrètes.

Faute d’entente entre les partenaires sociaux, les syndicats n’excluent pas de solliciter l’intervention de l’État pour trancher. Une perspective qui souligne l’importance des discussions en cours, alors que le niveau du salaire minimum pour 2026 reste encore incertain.

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1 commentaire

Vos commentaires

  • 23 avril à 12:05 | MALIBUC (#9345)

    Tout ça n’est que la façade, tout le monde sait que le salaire minimum n’est jamais respecté.
    De la lavandiere à 150 000 ary en passant par la femme de ménage et le coursier, le salaire moyen reste bien bas.
    Et comme il n’y a pas beaucoup d’embauche, les pauvres acceptent sans broncher l’aumône que les patrons leurs font.
    La honte !

    Répondre

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