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samedi 7 février 2026
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Economie

Conjoncture économique

La Banque centrale prévoit une croissance de 5,1 % en 2026

samedi 7 février | Mandimbisoa R. |  349 visites  | 5 commentaires 

La croissance économique pourrait atteindre environ 5,1 % en 2026, selon les projections de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa récente note de la conjoncture économique. Cette perspective marque une amélioration notable après une année 2025 estimée à 3,4 %, dans un contexte encore marqué par des chocs internes et des incertitudes internationales.

Les perspectives sont globalement mieux orientées sur le plan des prix. Après un pic inflationniste observé début 2025, l’inflation s’est établie à 7,2 % en décembre 2025. Pour fin 2026, la BFM prévoit une inflation autour de 6,7 %, soutenue par la détente des prix internationaux du riz et du pétrole, ainsi que par une politique monétaire jugée prudente. Toutefois, la Banque centrale souligne que la désinflation reste fragile, notamment en raison des déséquilibres entre l’offre et la demande et d’un niveau élevé de liquidités dans le système bancaire.

Les perspectives extérieures présentent à la fois des opportunités et des contraintes. En 2026, la demande mondiale pour certaines matières premières stratégiques de Madagascar, comme le nickel, le cobalt, le girofle et le cacao, devrait se raffermir. Le tourisme, principal pourvoyeur de devises, est également attendu en rebond après une année 2025 pénalisée par des troubles socio-politiques et des annulations de voyages.

Sur le marché des changes, la position extérieure du pays demeure relativement confortable. Les réserves de change ont atteint près de sept mois d’importations, offrant un coussin face aux chocs externes. Cette situation renforce la capacité du secteur bancaire à soutenir la reprise économique, même si la Banque centrale appelle les établissements financiers à orienter davantage leurs excédents de liquidité vers l’économie réelle.

Malgré ces perspectives encourageantes, plusieurs risques demeurent. Les tensions géopolitiques, la volatilité des prix internationaux, les aléas climatiques liés à la saison cyclonique et les incertitudes sanitaires pourraient affecter la trajectoire de reprise. Dans ce contexte, la BFM affirme privilégier une approche graduelle et prudente, afin de consolider la stabilité macroéconomique, condition jugée indispensable pour une croissance durable et inclusive en 2026 et au-delà.

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5 commentaires

Vos commentaires

  • 7 février à 13:30 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Aslm alkm
    Une prévision optimiste en période de grandes incertitudes : Entre l’annonce de l’OMH et la note de conjoncture de la BFM, on se croirait avoir à faire à des sources de données discordantes pour un seul et même pays. L’un des deux est dans le déni de la réalité et se met au service de la propande que d’une vision économique réaliste.

    Répondre

  • 7 février à 14:13 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Rien que récemment, la hausse du prix des carburants à la pompe et la détérioration du cours de l’Ariary vont alimenter la spirale de l’inflation et une fois lancée, on ne peut plus la contenir. De toutes façons en période de grandes incertitudes politiques et socio-economiques, la BFM doit se contenter d’une prévision trimestrielle qui reste toujours incertaine et au-delà, elle relève de la spéculation.

    Répondre

  • 7 février à 15:25 | bekily (#9403)

    La croissance d’un.pays au fond du gouffre à très peu de sens.

    .Neanmoins :

    Il serait intéressant de savoir si le niveau de pauvreté baisse...
    Quoique en trois mois de gouvernance il serait injuste et ridicule de poser la question....

    L’important est de savoir si ce gouvernement va dans le bon sens....

    La poursuite des mafieux se poursuit...de manière appréciable.
    Mais on ne touche toujours pas à la MEGA CORRUPTION RELATIVE AUX CONTRATS MINIETS ( 95% dans l’intérêt de la mafia Ravatomanga ) !!!!!!!!!

    Quoique l’on puisse s’interroger :
    1- pourquoi ce gouvernement ne PREND PAS SA RESPONSABILITE pour former de suite une constituante ?
    2- pourquoi , malgré les certitudes de ses méfaits, l’accord de COOPÉRATION bilatérale FRANCAFRICAINE NEOCOLONIALISTE de 1960 n’est pas abrogé ?
    3- nos ressources principales sont NOS RESSOURCES MINIERES : pourquoi n’ose t on toujours pas DÉNONCER ces CONTRATS MINIERS INEGALITAIRES en leurs conséquences économiques ?
    quite à RENEGOCIER EN VUE DE PLUS VALUES LÉGITIMES.
    Seuls s’enrichissaient les opérateurs corrupteurs et la mafia gouvernementale foza corrompue.

    Tous les pays du SAHEL et le SÉNÉGAL ont réalisé les poins 1 et 2 ....nous ne les évoquons même pas en parlant de refondation...

    Un leurre apparent de refondation qui ne restructure pas grand chose pour l’instant.
    Sans compter
    * les manipulations,
    * les usurpations de qualité,au sein de la concertation
    * les incohérences et contradictions entre la parole du PRRM et l’action du PM

    On va dans tous les sens ....sans boussole
    Apparemment "POUR PLAIRE POLITIQUEMENT"
    sans vraiment oser aborder le fond du problème :
     accord neocoonialiste francafricain de 1960.
    Malgré l’exfiltration rocambolesque francafricaine ,
    les membres du gouvernement ne cessent de cirer les bottes de l’ambassadeur français !
     razzia à bon marché des ressources naturelles enrichissant seulement les CORRUPTEURS et les CORROMPUS : LA POPULATION PLONGE DANS LA MISÈRE. ...
    sans enquête , ni poursuite alors qu’il s’agit de domaines 100% source de corruption !
    Les ingénieurs des mines et les inspecteurs du Trésor peuvent aider Fanirisoa...

    MON COLONEL :
    difficile de donner le bon Dieu sans confession !

    Répondre

  • 7 février à 19:22 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Votre honneur Bekily, informez-vous car Deba avait déjà rompu l’accord de coopération avec la France(départ de l’armée Française. Nationalisation, etc...) et l’exploitation des ressources relève des multinationales( canadien, Australien et Japonais) donc plus de FranceAfrique mais d’EuropeAfrique sur l’accord de pêche. La Chine et Dubaï concernant l’or et la Russie pour les chromes et les graphites.

    Répondre

  • 7 février à 19:30 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Deba en 1973 avait rompu l’accord de coopération de 1960 et sa délégation avait été accueillie en héros nationale, ovationné depuis l’aéroport d’Ivato.

    Répondre

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