Depuis le 18 décembre dernier, Madagascar fait face à une progression rapide et préoccupante de l’épidémie de Mpox, une maladie virale contagieuse également connue sous le nom de variole du singe. Au total, 567 cas ont été notifiés, dont 214 cas confirmés en laboratoire, 189 tests négatifs, et 164 cas encore considérés comme suspects, probables ou non confirmés selon le dernier bilan officiel. Les nouvelles données du 29 janvier indiquent 6 cas supplémentaires confirmés et 11 suspects, répartis dans plusieurs régions du pays, notamment Mahajanga (3 cas), Ambalavao, Ifanadiana et Befandriana Avaratra.
Cette accélération du nombre d’infections montre que Madagascar peine à contenir la dissémination de cette maladie, malgré les efforts constants des autorités sanitaires. La multiplication des cas inquiète particulièrement dans les zones urbaines et périurbaines où la densité de population et les flux humains favorisent la transmission du virus.
Jusqu’à présent, aucune mortalité liée au Mpox n’a été certes enregistrée dans le pays, ce qui reste un point positif pour les équipes de santé publique, mais seulement 92 patients ont été déclarés guéris, démontrant que la circulation active du virus persiste.
Consciente de l’ampleur de la situation, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est impliquée aux côtés du gouvernement malgache pour renforcer la réponse nationale face à cette épidémie. Une mission de haut niveau a été déployée récemment pour appuyer la coordination de la riposte, la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, ainsi que les stratégies de prévention et de communication à l’échelle communautaire ; un signe que l’ampleur de la crise sanitaire dépasse désormais les capacités locales seules.
Les autorités continuent d’appeler la population à maintenir une vigilance maximale, à respecter les mesures préventives recommandées et à consulter rapidement en cas de symptômes évocateurs. Cependant, tant que la progression du Mpox ne sera pas maîtrisée, Madagascar restera confronté à cette menace grandissante qui met à rude épreuve un système de santé déjà fragilisé.
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Vos commentaires
Avant de prendre des mesures préventives qu’est la vaccination contre la propagation virale du Mpox ,il y a aussi la sensibilisation de la population quant au mode de transmission ,le symptôme et l’isolement des malades afin d’éviter la contamination massive .Les personnes à risques dont l’immunité faiblit et sont vulnérables .
Le virus Monkeypox (Mpox) a été isolé pour la première fois en 1958 sur des singes élevés pour la recherches qui présentaient des symptômes similaires à ceux des varioles .Le premier cas humain a été enregistré en 1970 en RDC .Depuis des épidémies sévissent en Afrique centrale et de l’oeust.....Des épidémies qui s’étendent vers l’Europe(4967 cas de clade 2 en 2022) ,les USA ,Madagascar et le reste du monde ....Le Mpox gagne lentement du terrain .
Face à cette situation l’état a t’il le minimum de moyen pour gérer la situation depuis l’alerte prononcée par l’OMS.?
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En milieu peripherique urbain surpeuplé,pauvre et sale, les conditions sont défavorables pour stopper la transmission de virus.
Very sad for Madagascar. It is not surprising if this nasty disease spread fast in Madagascar considering the level of poverty, poor hygiene, lack of education, lack of resources, lack of doctors, and lack of experience from the government minister. They were too slow to react. Health is not the colonel’s priority. He is more interested in promoting many generals than paying those trainee doctors. Just look at the CV of the new health minister and her team and the lack of experience in managing pandemic is staggering. Let’s hope that Madagascar is not becoming a banned country for international travellers.
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C’est pas vrai !!!
Si vous allez au Ministère des Intérieurs on vous demandera à l’entrée de mettre le masque mais après l’entrée vous verrez que presque tout le monde l’enleve y compris les gendarmes, les policiers, les fonctionnaires !!
Et alors c’est où la préoccupation et le dépassement ?
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