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Politique

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Le ministre du développement numérique, Mahefa Andriamampiadana, démissionne

mercredi 4 novembre | Mandimbisoa R. |  437 visites  | 6 commentaires 

Le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Mahefa Andriamampiadana, quitte officiellement ses fonctions. L’annonce a été faite dans un communiqué publié hier par la Présidence de la Refondation.

Selon les explications fournies par la Présidence, cette décision est motivée par des raisons de santé qui empêchent désormais le ministre de poursuivre normalement ses responsabilités gouvernementales.

Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, assure provisoirement l’intérim du ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications en attendant une nouvelle nomination.

De son côté, Mahefa Andriamampiadana a confirmé son départ à travers une publication sur les réseaux sociaux. Il est revenu sur son engagement au service de l’État et sur les ambitions qui l’animaient lorsqu’il avait accepté ses responsabilités, un an auparavant.

Le ministre démissionnaire reconnaît qu’il lui restait plusieurs projets à concrétiser. Il a exprimé notamment ses regrets de ne pas pouvoir mener à terme certaines initiatives qu’il avait envisagées pour son département.

«  Il y a encore tant de choses que je souhaitais accomplir, tant de projets que je prévoyais de réaliser. Mais les circonstances ont eu raison de la volonté », confie-t-il.

Si les raisons médicales constituent, à ce jour, l’explication officielle de cette démission, elle peine à convaincre. Son annonce intervient dans un contexte où plusieurs dossiers relevant de ce ministère font l’objet de discussions.

En effet, un rapprochement entre ce départ et les débats concernant deux projets de loi relatifs au secteur numérique n’est pas à exclure. Le premier, identifié sous le numéro 042/2026, concerne la cybersécurité et la cybercriminalité. Certaines dispositions présentées dans cette analyse susciteraient des réserves quant à leurs éventuelles conséquences sur la liberté d’expression, la gestion des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et la protection des données personnelles.

Le second, portant le numéro 040/2026, concerne les communications électroniques. Les interrogations portent notamment sur les conditions réglementaires et financières susceptibles d’être imposées aux opérateurs, ainsi que sur leurs conséquences pour la concurrence dans le secteur des télécommunications.

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6 commentaires

Vos commentaires

  • 4 novembre à 10:30 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby.
    Ce que l’ on peut reconnaitre ( à "vue" d’ oeil) c ’est que la place est bonne et l’ intéressé n’ a pas de problème pour savoir ce qu’ il va manger le soir ...
    Obésité quand tu nous tiens .
    Tellement de projets qui n’ ont pu être réalisés une maladie contagieuse commune à tous ces "représentants" ...
    démissionner d’ un poste ministériel pour faire quoi ??? ce monsieur est-il à jour de ses déclarations de patrimoine ou passe-t-il au travers des gouttes ?
    " démission " plus que suspecte ! (on ne parlera pas non plus de son délit de faciès en + de ses " compétences")...

    Répondre

    • 4 novembre à 11:41 | rakotobe (#7825) répond à Jipo

      Bcp de zone d’ombre ...
      Mais existence de forte présomption et de faiseau d’indices concordant sur les projets de loi en cours sur prétendu lutte contre cybersécurité et cybercriminalité dont on soupçonne d’être liberticide= censure et flicage numérique.

      Nul n’est censé ignorer que la gestion des réseaux et des télécoms reste un levier d’influence politique majeur en période de transition.

  • 4 novembre à 10:33 | vazaha (#9399)

    Y’a pas de fumée sans feu.

    Répondre

  • 4 novembre à 11:30 | citoyendumonde (#4292)

    C’est rare qu’un ministre qui démissionne dans notre pays et quand il y en a un, on trouve qu’il n’est pas normal et les accusations pleuvent.
    Démissionner n’est pas un échec, c’est un droit aussi surtout si on n’a rien à se reprocher.

    Répondre

    • 4 novembre à 11:42 | tonga soa (#11899) répond à citoyendumonde

      Tout à fait.

  • 4 novembre à 11:50 | Vohitra (#7654)

    Pour des raisons de santé...

    Assumer une responsabilité ministérielle est une mission politique dans un cadre de solidarité gouvernementale.

    Évoquer une raison de santé pour expliquer une démission a toujours été un justificatif fourre-tout partout et ailleurs, mais les interrogations et suspicions ne manquent pas et ne tardent à surgir...

    En 1999, quand un certain Razafimahaleo Herizo avait démissionné de sa responsabilité en tant que Vice-premier ministre en charge des affaires étrangères, il y est allé tout droit sans détour : pour des raisons d’incompatibilité d’objectifs et de divergences d’approche...

    Mais à Madagascar, affirmer de telle clarté de démarche et transparence est très rare...

    Est-ce que cette démission a un lien par rapport aux agissements en ligne des chinois escrocs qui sont devenus des fugitifs depuis ?

    De plus, ce ministère est la tutelle administrative de ARTEC en charge des régulations et textes réglementaires dans le domaine du numérique et des technologies de l’information, dans un pays où le coût de la connexion reste encore parmi le plus élevé en Afrique, un secteur florissant cèdé aux mains du secteur privé ayant une capacité de domination avérée dans plusieurs aspects de l’économie locale au détriment de la souveraineté nationale...

    Répondre

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