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jeudi 1er octobre 2026
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Financements : le FMI valide le décaissement de 155 millions de dollars

jeudi 1er octobre | Mandimbisoa R. |  110 visites  | 2 commentaires 

Une bonne nouvelle pour Madagascar sur le front financier. Le Fonds monétaire international (FMI) a donné son feu vert, mercredi 30 septembre, au décaissement immédiat d’environ 155 millions de dollars en faveur du pays. Son Conseil d’administration a validé les troisième et quatrième revues combinées de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Les deux programmes, d’une durée de 36 mois, avaient été approuvés en juin 2024.

La somme débloquée représente 114,052 millions de droits de tirage spéciaux (DTS). Dans le détail, Madagascar recevra 73,32 millions de DTS, soit près de 100 millions de dollars, au titre de la FEC. Une seconde enveloppe de 40,732 millions de DTS, équivalant à environ 55 millions de dollars, provient de la FRD.

Le FMI dresse toutefois un tableau économique marqué par plusieurs difficultés. Les cyclones qui ont frappé le pays cette année ont fragilisé l’activité, tandis que la hausse des cours mondiaux du pétrole, sur fond de guerre au Moyen-Orient, alourdit la facture des importations. L’institution prend également en compte la transition politique engagée à Madagascar après les mouvements de protestation liés notamment aux coupures répétées d’électricité et aux pénuries d’eau.

Une croissance de 3,8 % prévue en 2026

Les dernières estimations du FMI situent la croissance économique à 3,1 % en 2025, alors qu’elle était auparavant évaluée à 4 %. Pour 2026, le PIB réel devrait progresser de 3,8 %, notamment grâce à la reconstruction après les cyclones et au plan de relance économique du gouvernement. La croissance pourrait ensuite atteindre 4,5 % en 2027.

Les autres indicateurs appellent davantage à la prudence. Le déficit du compte courant passerait de 6 % du PIB en 2025 à 8,3 % en 2026. Le renchérissement du pétrole, les besoins d’importation liés à la reconstruction et les dégâts subis par le secteur minier expliquent en partie cette dégradation. L’inflation en fin d’année pourrait, de son côté, atteindre 9,3 % en 2026, contre 7,2 % en 2025.

Concernant le programme soutenu par la FEC, le FMI juge les résultats globalement satisfaisants. Madagascar n’avait pas respecté à fin juin 2025 l’objectif fixé pour le solde primaire. Des mesures correctives ont par la suite été adoptées et tous les critères quantitatifs prévus pour fin décembre 2025 ont été remplis.

Un point reste néanmoins préoccupant : les recettes fiscales sont largement inférieures aux prévisions. Le FMI demande donc de renforcer la collecte des ressources intérieures, de réduire certaines exonérations fiscales et d’améliorer le fonctionnement des administrations fiscale et douanière.

Jirama et carburants parmi les dossiers prioritaires

La situation de la Jirama figure également parmi les sujets suivis de près. Le FMI souhaite une application rapide du plan de redressement de l’entreprise publique. L’objectif est double : améliorer l’approvisionnement en électricité et en eau et réduire les sommes que l’État doit consacrer à la compagnie.

Le dossier des carburants constitue un autre chantier majeur. Le FMI demande l’application complète du mécanisme automatique de fixation des prix d’ici janvier 2027, avec des mesures ciblées pour protéger les ménages les plus vulnérables. Les ressources publiques ainsi économisées pourraient, selon l’institution, être davantage consacrées à l’éducation, la santé et la protection sociale.

La Banque centrale de Madagascar est, elle aussi, appelée à rester vigilante face à l’inflation. Un nouveau resserrement de la politique monétaire pourrait être envisagé si les pressions sur les prix persistent. Le FMI recommande parallèlement de préserver la flexibilité du taux de change afin d’amortir les chocs extérieurs et de protéger les réserves du pays.

Sur le volet climatique, Madagascar a adopté son premier « budget vert » ainsi qu’une stratégie nationale de financement climatique. Certaines mesures prévues ont cependant pris du retard.

Avec ces 155 millions de dollars désormais disponibles, Madagascar bénéficie d’un nouvel apport financier conséquent. La poursuite du programme reste néanmoins étroitement liée aux réformes attendues dans les finances publiques, l’énergie, les carburants, la gouvernance et la résilience climatique.

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2 commentaires

Vos commentaires

  • 1er octobre à 10:16 | tonga soa (#11899)

    BIKINI et Vladimir JIPO vous ne trouvez pas que le FMI se mêle un peu trop de ce qui ne la regarde pas. Qu’elle prête et qu’elle s’en retourne loin d’ici laissant les dirigeants tranquillement à leurs tâches.
    N’ont ils pas prouvé en 60 ans leurs capacités ? Et puis pourquoi le pays ne se passerait il pas de cet organisme ? Y en a t’il vraiment besoin ?
    Comme dit Bikini il va y avoir encore plein de kolikoli.

    Répondre

  • 1er octobre à 10:20 | vazaha (#9399)

    Bonnes nouvelles quand meme. On na pas les moyens de nos besoins minimum. Y a pas de mal non plus a engager les réformes recommandees.

    Répondre

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