Pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale à Madagascar, rester en vie peut représenter une dépense considérable. Une séance de dialyse coûte actuellement environ 240 000 ariary au minimum. Pour les malades nécessitant plusieurs séances hebdomadaires, la facture peut avoisiner un million d’ariary par semaine en incluant les médicaments, sans compter les analyses, les déplacements et les autres frais liés au suivi médical. Une charge difficilement supportable pour de nombreux ménages.
C’est dans ce contexte que l’accord signé hier au palais d’État d’Ambohitsorohitra suscite de fortes attentes. L’État malgache et Lifenity International, société indienne spécialisée dans les solutions médicales et les infrastructures sanitaires, veulent renforcer les capacités de prise en charge de la dialyse dans les six chefs-lieux de province. La ministre de la Santé publique, Monira Managna, a signé l’accord en présence du chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina.
Au-delà de l’augmentation des capacités, le projet ambitionne surtout de rendre les soins financièrement et géographiquement plus accessibles. Le ministère de la Santé publique annonce notamment une baisse conséquente des tarifs de dialyse. L’enjeu est également de permettre aux patients vivant loin de la capitale de recevoir leur traitement sans multiplier les déplacements.
Les besoins sont importants. D’après les chiffres du ministère, jusqu’à 3 000 patients auraient besoin d’une dialyse dans le pays, alors que seulement cinq hôpitaux disposent d’un service dédié. Pour les familles concernées, la maladie devient ainsi une épreuve médicale doublée d’une véritable bataille financière. Certaines doivent s’endetter ou vendre leurs biens pour assurer la continuité du traitement.
Cette détresse mobilise depuis longtemps la société civile. L’association Tsarà milite notamment pour venir en aide aux personnes souffrant d’insuffisance rénale, à travers des dons de médicaments et de matériels. Il y a quelques années, elle avait également fait acheminer des équipements nécessaires à la dialyse. Mais selon des sources bien informées, des matériels avaient été bloqués au port avant de disparaître, tandis que les médicaments avaient fini par se détériorer. Un précédent qui rappelle combien la disponibilité effective des équipements demeure aussi importante que leur acquisition.
Pour les patients pouvant prétendre à une greffe, une autre difficulté subsiste. Des projets d’unités de transplantation ont été engagés sous la précédente administration, mais leur mise en œuvre reste suspendue à l’adoption d’une législation autorisant les greffes d’organes. En attendant, l’évacuation sanitaire à l’étranger reste une possibilité réservée à ceux disposant de moyens suffisants ou bénéficiant d’une prise en charge.
Le partenariat avec Lifenity International pourrait donc représenter une avancée majeure, à condition que les annonces se concrétisent. Pour les malades et leurs familles, l’urgence n’est plus seulement d’avoir davantage de centres : elle est de pouvoir accéder durablement à une dialyse de proximité à un prix réellement supportable.
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Vos commentaires
Les nombreux "sans dent" ne peuvent qu’à atteindre patiemment chez eux le départ vers l’au-delà pour rejoindre le tanindrazana une fois que la dyalise est la seule issue...
Déjà trouver de quoi avaler pour survivre est un parcours de combatant mais comment peut-on faire face à une dépense hebdomadaire d’environ 1.200.000 Ariary par semaine en cas de nécessité de dyalise ?
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La dialyse coûte très chère et n’assure pas une guérison totale à moins qu’il y ait un don d’organe avec compatibilité en attendant et ce n’est pas n’importe qui , pourrait supporter les charges quand 80% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.
Comme l’adage dit vaut mieux prévenir que guérir (aleo misoroka toy izay mitsabo).
Force est de constater que le diabète de type 2 est la première cause de l’insuffisance rénale et chronique.L’excès de sucre chronique dans le sang abîme les petits vaisseaux sanguins et les filtres des reins (néphropathies diabétiques)
.La maladie liée à la resistance à l’insuline en est la première cause pouvant entrainer également le problème du pancréas.
Voilà,l’éducation ,l’hygiène alimentaire , pratique de sports ....ne concerne que les ventrus du pouvpir qui se croient êtré épargné par ce fléau ...mais tout le monde.Sujet à développer profondement si nécessaire avec la connaissance médicale et biologique.
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Du pouvoir....épargnés..
Du pouvoir....épargnés..
Cela n’enlève pas la compassion due aux dialyses.
En matière de santé publique
N’est il pas plus prioritaire de s’attaquer au
PALUDISME ?
Maladie chronique et invalidante,
atteignant le plus grand nombre depuis des années.
Pendant la colonies, et du temps de Tsiranana encore, la nivaquine était administrée aux enfants à l’école...
Aujourd’hui le malade pauvre ne peut même pas acheter en pharmacie UN COMPRIME de quinine
( ne parlons même pas de boite !)
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Kanefa tsarovy : io ilay fitelomana nivaquine isan-kerindrano taloha io koa no nahabe ny isan´ny olona simba maso tanteraka, ka lasa jamba.
Bonjour Vohitsara
Médicalement
Je n’ai vraiment aucune connaissance scientifique ,
de la relation de cause à effet de cécité causée par la prise d’un comprimé de nivaquine , une fois par semaine....
Il s’agissait de mesure préventive...à petite dose..
La lutte contre le PALUDISME est toujours une dépense de santé publique , c’est une MALADIE quasi GÉNÉRALISÉE et particulièrement INVALIDANTE (et de manière recurrente)
Le PALUDISME est éradiqué par exemple à la Réunion ou île Maurice.
L’EDUCATION DE MASSE à du compter ( ex comment combattre les eaux stagnantes..
Mais NOS RIZIÈRES sont toujours là )..
C’est une dépense sûrement moins coûteuse que les dialyses, qui ne concernent qu’un petit nombre de citoyens...
sans vouloir sous-estimer les difficultés financières , ni ignorer les souffrances des dialyses..
En matière de santé public les choix peuvent être douloureux.
Ex : l’autiste longtemps placé chez les aliénés mentaux.....pour raison budgétaire.
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Ahoana tsara hoe iray olona o ?
Dia hoe nanolotra vola 40 tapitrisa Ariary ho an’ny Fiangonana Apokalipsy i Monseigneur Colonel !
Fa ahoana sy maninona ity resaka ity iray olona o ?
Aiza ary ny laïcité de l’Etat amin’ity resaka ity ?
Izao mihintsy ilay mahatonga ny tena mba hitaky ny fanaovana mangarahara ny déclaration de patrimoine ataon’ny manampahefana rehetra tsy ankanavaka !
Aiza amin’ny loi des finances no misy izany rubriques de dépenses mikasika izany iray olona e ?
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