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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>S&#233;curisation des droits de propri&#233;t&#233; : antidote aux bidonvilles</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Securisation-des-droits-de,25234.html</link>
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		<dc:date>2020-01-06T00:00:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Les planificateurs centraux de l'urbanisme partent du principe que les projets de logements informels ne sont que des bidonvilles anarchiques. Ce n'est pas vrai. Le probl&#232;me du logement informel est d&#251; en partie au manque de droits de propri&#233;t&#233; s&#233;curis&#233;s et transf&#233;rables. En effet, lorsqu'un logement, si petit soit-il, est construit, le propri&#233;taire h&#233;site &#224; l'am&#233;liorer. Toutes les am&#233;liorations, et la totalit&#233; du logement pourraient &#234;tre confisqu&#233;es au constructeur &#224; n'importe quel moment. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les planificateurs centraux de l'urbanisme partent du principe que les projets de logements informels ne sont que des bidonvilles anarchiques. Ce n'est pas vrai. Le probl&#232;me du logement informel est d&#251; en partie au manque de droits de propri&#233;t&#233; s&#233;curis&#233;s et transf&#233;rables. En effet, lorsqu'un logement, si petit soit-il, est construit, le propri&#233;taire h&#233;site &#224; l'am&#233;liorer. Toutes les am&#233;liorations, et la totalit&#233; du logement pourraient &#234;tre confisqu&#233;es au constructeur &#224; n'importe quel moment. Lorsque les droits de propri&#233;t&#233; sont enregistr&#233;s et s&#233;curis&#233;s, le parc de logements &#233;volue au fur et &#224; mesure que les propri&#233;taires am&#233;liorent leurs habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pauvres ont la capacit&#233; d'&#234;tre propri&#233;taires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreuses terres appartenant au gouvernement devraient &#234;tre allou&#233;es aux n&#233;cessiteux avec des parcelles de taille suffisante pour minimiser les risques d'incendie. De plus, les nouveaux propri&#233;taires de ces parcelles devraient avoir une forte garantie de protection de leur titre foncier et une totale libert&#233; de vendre tout ou partie de leur terrain s'ils le souhaitent. Ces parcelles attribu&#233;es ne devraient pas d&#233;pendre de mise en conformit&#233; des habitations, il faut laisser le propri&#233;taire libre. Un sans-abri avec un terrain peut construire une maison, mais un sans-abri sans parcelle ne peut rien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#233;vidence, les plus pauvres dans le monde sont capables de se loger eux m&#234;mes. Tr&#232;s peu de pauvres dans le monde sont log&#233;s par d'autres. Le livre &#171; Freedom to Build &#187; fait justement valoir ce point, selon lequel &#171; &lt;i&gt;un tiers de la population mondiale se loge en autonomie, le plus souvent en l'absence d'aide gouvernementale&lt;/i&gt; &#187;. Les capacit&#233;s des pauvres ne sont pas seulement sous-estim&#233;es, mais &#233;touff&#233;es par la r&#233;glementation et le manque de terres. C'est pourquoi je pr&#233;conise la distribution de parcelles adapt&#233;es avec ou sans services. Si le terrain est s&#233;curis&#233; et cessible, les propri&#233;taires investiront dans le logement. Au fil du temps, le logement &#233;voluera et gagnera en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de recherche de Hernando de Soto sur le logement informel au P&#233;rou ont montr&#233; exactement le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne. La menace d'expulsion r&#233;duit l'investissement dans le b&#226;timent lui-m&#234;me car il est fondamentalement inamovible. Au lieu de cela, &#171; &lt;i&gt;les op&#233;rateurs dans l'informel ont tendance &#224; investir dans des produits tels que des appareils &#233;lectrom&#233;nagers et des v&#233;hicules, qui sont mobiles, plut&#244;t que dans des articles fixes comme la tuyauterie, le drainage ou la toiture. Il n'est pas rare de trouver des voitures &#224; moteur, des t&#233;l&#233;viseurs et d'autres appareils dans des &#233;tablissements informels avec des b&#226;timents de mauvaise qualit&#233;. Il n'est donc pas surprenant qu'aucun investissement ne soit fait dans l'assainissement, ce qui a de graves cons&#233;quences pour le bien-&#234;tre de tous.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impact de la propri&#233;t&#233; sur le comportement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les incitations &#224; la propri&#233;t&#233; changent le comportement humain. Les espaces publics, qui n'appartiennent &#224; personne, sont trait&#233;s avec irrespect tandis que les individus sont beaucoup plus prudents avec leur propre propri&#233;t&#233;. Les logements d&#233;tenus juridiquement en toute s&#233;curit&#233; seront mieux entretenus et am&#233;lior&#233;s au fil du temps. M&#234;me Colin Ward, un homme de gauche, le reconna&#238;t : &#171; &lt;i&gt;Le propri&#233;taire-occupant ch&#233;rit et am&#233;liore sa petite maison, bien qu'elle soit bien modeste par rapport &#224; un chef d'&#339;uvre architectural municipal pour lequel il ne manifeste aucun int&#233;r&#234;t parce qu'il n'est pas son bien &#224; lui. Les gens se soucient de ce qui leur appartient, de ce qu'ils peuvent modifier, alt&#233;rer, adapter &#224; l'&#233;volution des besoins et am&#233;liorer par eux-m&#234;mes. Ils doivent &#234;tre capables de fa&#231;onner leur environnement pour se l'approprier. Ils doivent en &#234;tre directement responsables&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colin Ward a abord&#233; un aspect important de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e : les impacts psychologiques que la propri&#233;t&#233; priv&#233;e a sur les propri&#233;taires. L'auteur John Turner note que les propri&#233;taires de logements informels ont trois avantages distincts par rapport &#224; ceux qui sont log&#233;s par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Premi&#232;rement, dit-il, ils ont la libert&#233; de choisir eux-m&#234;mes dans quelle communaut&#233; ils vivront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deuxi&#232;mement, ils ont la libert&#233; de budg&#233;tiser leurs propres ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et enfin, ils ont la libert&#233; de fa&#231;onner leur propre environnement. Au lieu de se sentir impuissants. Les pauvres, qui ont la libert&#233; de se loger, ressentent une plus grande autonomisation, peut-&#234;tre pour la toute premi&#232;re fois de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces avantages psychologiques combin&#233;s aux avantages &#233;conomiques de la propri&#233;t&#233; et la capacit&#233; de cr&#233;er une renaissance communautaire sont une r&#233;elle opportunit&#233;, un r&#233;el socle de progr&#232;s. &#201;tendre les avantages de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e aux pauvres et leur donner la libert&#233; de d&#233;velopper cette propri&#233;t&#233; et d'en r&#233;colter les b&#233;n&#233;fices est un moyen d'initier cette Renaissance tant esp&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron&lt;/strong&gt;, Pr&#233;sident du Moorfield Storey Institute et auteur de plusieurs livres, dont Exploding Population Myths et The Liberal Tide. Article initialement publi&#233; en anglais par la Free Market Foundation &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Afrique : Comment forger l'esprit entrepreneurial des jeunes ?</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Afrique-Comment-forger-l-esprit,25154.html</link>
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		<dc:date>2019-11-22T02:00:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;ducation est largement reconnue comme l'atout essentiel pour am&#233;liorer la stabilit&#233; et la paix dans toutes les soci&#233;t&#233;s. Cet outil puissant fournit aux individus les comp&#233;tences et la confiance n&#233;cessaires pour aider le monde et s'&#233;panouir de diff&#233;rentes mani&#232;res. Il donne &#224; la population les connaissances n&#233;cessaires pour stimuler la croissance &#233;conomique, r&#233;duire la pauvret&#233; et bien plus encore. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fabrique de m&#233;diocrit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, la formation p&#233;dagogique n'est pas facilement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;ducation est largement reconnue comme l'atout essentiel pour am&#233;liorer la stabilit&#233; et la paix dans toutes les soci&#233;t&#233;s. Cet outil puissant fournit aux individus les comp&#233;tences et la confiance n&#233;cessaires pour aider le monde et s'&#233;panouir de diff&#233;rentes mani&#232;res. Il donne &#224; la population les connaissances n&#233;cessaires pour stimuler la croissance &#233;conomique, r&#233;duire la pauvret&#233; et bien plus encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fabrique de m&#233;diocrit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, la formation p&#233;dagogique n'est pas facilement accessible dans toute l'Afrique. Celle-ci pr&#233;sente un taux d'exclusion scolaire parmi les plus &#233;lev&#233;s au monde, tandis que ceux qui ont la chance de s'inscrire peuvent ne pas acqu&#233;rir les comp&#233;tences de base n&#233;cessaires pour entrer sur le march&#233; du travail mondial. Les environnements d'apprentissage m&#233;diocres, l'insuffisance de la technologie et du mat&#233;riel ne sont que quelques-uns des obstacles majeurs auxquels le syst&#232;me est confront&#233;. Cela cr&#233;e des environnements d'apprentissage m&#233;diocres qui ne peuvent pas inspirer les &#233;tudiants et les professeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'Afrique ne soit pas le seul continent confront&#233; &#224; ce type de probl&#232;mes, sa d&#233;mographie unique ajoute une couche d'urgence &#224; la situation. L'Afrique est le plus jeune continent du monde, avec 60% de sa population actuelle &#226;g&#233;e de moins de 25 ans. Les analystes pr&#233;voient que d'ici 2030, le nombre de jeunes africains (ceux &#226;g&#233;s de 15 &#224; 24 ans, tels que d&#233;finis par les Nations Unies) augmentera de 42%, et qu'ils repr&#233;sentent d&#233;j&#224; 19% de la population mondiale de jeunes. Les probl&#232;mes du syst&#232;me &#233;ducatif africain &#233;touffent des millions d'esprits brillants et d'entrepreneurs potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'urgence de mettre &#224; niveau le syst&#232;me &#233;ducatif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;ducatif africain doit faire davantage pour s'assurer que les jeunes du continent soient pr&#233;par&#233;s aux exigences du monde professionnel &#224; la fin de leurs &#233;tudes. Il faut mettre un accent renouvel&#233; sur la technologie, les capacit&#233;s de communication et de collaboration et la pens&#233;e critique, sans perdre de vue le savoir-faire de base en mati&#232;re de calcul et d'alphab&#233;tisation n&#233;cessaire pour &#234;tre un membre productif de toute soci&#233;t&#233;. Dans le monde d'aujourd'hui ax&#233; sur les donn&#233;es, il est essentiel de comprendre les derniers d&#233;veloppements et plateformes technologiques pour quiconque souhaite entrer dans le monde des affaires. Les connaissances technologiques permettront aux jeunes entrepreneurs africains d'utiliser les outils et les programmes consid&#233;r&#233;s par beaucoup d'occidentaux comme allant de soi. M&#234;me des connaissances de base sur des programmes de tableurs peuvent faire toute la diff&#233;rence dans la carri&#232;re d'un jeune entrepreneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on ne peut pas parler de technologie sans mentionner Internet. L'acc&#232;s au Web et sa compr&#233;hension peuvent ouvrir la porte &#224; des millions de clients potentiels et &#224; des opportunit&#233;s commerciales, transformant rapidement une entreprise locale en un conglom&#233;rat mondial. Les plateformes de m&#233;dias sociaux offrent &#233;galement des opportunit&#233;s de marketing gratuites qui manquent &#224; plusieurs Africains simplement parce qu'elles ne poss&#232;dent pas les connaissances n&#233;cessaires pour les utiliser efficacement. Avec l'acc&#232;s croissant au num&#233;rique et au mobile en Afrique, il est essentiel que les entrepreneurs africains puissent capitaliser sur cette r&#233;volution technologique &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ma&#238;trisent la communication seront en mesure de transmettre et de discuter de nouvelles id&#233;es avec des pairs, des mentors et, ce qui est peut-&#234;tre le plus important, des investisseurs. Beaucoup de jeunes professionnels des affaires oublient qu'il ne suffit pas d'avoir une bonne id&#233;e, il faut pouvoir la vendre. Cela signifie donner &#224; l'entreprise une voix pour qu'elle parle aux investisseurs. Mais la communication ne consiste pas seulement &#224; parler. Il s'agit &#233;galement d'&#233;couter et d'utiliser les informations pour collaborer et apprendre des autres. Un rapport de McKinsey a r&#233;v&#233;l&#233; qu'entre 2008 et 2010, les entreprises compos&#233;es d'&#233;quipes multidisciplinaires &#233;taient plus susceptibles de r&#233;ussir sur le plan financier. Les collaborateurs exp&#233;riment&#233;s seront en mesure de s'adapter &#224; des environnements plus ax&#233;s sur l'&#233;quipe, ce qui leur permettra d'accepter les critiques constructives tout en offrant leurs propres critiques, le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, apprendre aux &#233;l&#232;ves &#224; penser de mani&#232;re critique par eux-m&#234;mes les encouragerait &#224; remettre en question le statu quo et &#224; devenir des preneurs de risques calcul&#233;s. L'entrepreneuriat est une activit&#233; risqu&#233;e. 20% des nouvelles entreprises &#233;chouent au cours de leur premi&#232;re ann&#233;e et seulement 50% survivent au cours de leur cinqui&#232;me ann&#233;e. Un entrepreneur qui r&#233;ussit doit &#234;tre capable de g&#233;rer ces risques avec le juste &#233;quilibre entre courage et humilit&#233;. Cela n&#233;cessite d'ignorer toute source de rumeurs, afin qu'ils puissent prendre une d&#233;cision &#233;clair&#233;e bas&#233;e uniquement sur les faits et les informations dont ils disposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que nous soyons loin du but, des progr&#232;s ont &#233;t&#233; accomplis. Des pays tels que le Kenya et l'Afrique du Sud r&#233;examinent leurs syst&#232;mes &#233;ducatifs pour faire en sorte que les &#233;tudiants n'apprennent pas seulement &#224; lire et &#224; &#233;crire, mais aussi &#224; interagir dans le monde professionnel. Les innovations technologiques, telles que celles lanc&#233;es par The Click Foundation, le BookBox de QuickDo, Kio Kit et d'autres, permettent aux plus jeunes &#233;tudiants d'avoir acc&#232;s &#224; une technologie qui sera essentielle &#224; leurs progr&#232;s &#233;ducatif et professionnel. Bien s&#251;r, il reste encore du travail &#224; faire. Les d&#233;cideurs politiques &#224; travers le continent doivent faire leur part et aider &#224; cr&#233;er de nouvelles voies pour un meilleur apprentissage. Tous les &#233;l&#233;ments du syst&#232;me &#233;ducatif sont mis en &#339;uvre sur la base de leurs d&#233;cisions. Ils jouent donc un r&#244;le crucial dans la progression du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde d'aujourd'hui en rapide &#233;volution, un syst&#232;me d'enseignement fond&#233; sur la technologie, qui enseigne la communication, la collaboration et la pens&#233;e critique, est la pierre angulaire du parcours d'un entrepreneur en devenir. Les &#233;tablissements d'enseignement africains doivent faire davantage pour que ces comp&#233;tences soient inscrites dans l'esprit de leur population jeune afin d'assurer une croissance &#233;conomique positive dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zandre Campos&lt;/strong&gt;, PDG de ABO Capital, Angola &#8211; Article initialement publi&#233; en anglais par Forbes &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Entretien avec Eva Joly : &#171; Ils donnent 100, 120 millions aux dirigeants corrompus et moyennant quoi ils peuvent continuer &#224; piller le pays &#187;</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Entretien-avec-Eva-Joly-Ils,24998.html</link>
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		<dc:date>2019-09-07T02:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;(Ecofin Hebdo) - Ic&#244;ne de l'anti-corruption, Eva Joly, a, au cours de sa carri&#232;re de juge d'instruction au p&#244;le financier du Palais de Justice de Paris, mis &#224; jour de nombreuses affaires dont la plus retentissante fut le r&#233;seau africain de corruption de la compagnie Elf. A son actif &#233;galement la mise en examen de Roland Dumas, alors pr&#233;sident de Conseil Constitutionnel fran&#231;ais, ou encore l'affaire Bernard Tapie contre le Cr&#233;dit Lyonnais. Eva Joly a &#233;galement conseill&#233; plusieurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Ecofin Hebdo) - Ic&#244;ne de l'anti-corruption, Eva Joly, a, au cours de sa carri&#232;re de juge d'instruction au p&#244;le financier du Palais de Justice de Paris, mis &#224; jour de nombreuses affaires dont la plus retentissante fut le r&#233;seau africain de corruption de la compagnie Elf. A son actif &#233;galement la mise en examen de Roland Dumas, alors pr&#233;sident de Conseil Constitutionnel fran&#231;ais, ou encore l'affaire Bernard Tapie contre le Cr&#233;dit Lyonnais. Eva Joly a &#233;galement conseill&#233; plusieurs gouvernements dans la lutte contre la corruption et la d&#233;linquance financi&#232;re internationale. En 2012, elle a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fran&#231;aise pour le parti Europe Ecologie Les Verts. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le mois pass&#233;, elle &#233;tait re&#231;ue &#224; Londres par l'ONG Tax Justice Network qui lui a remis un Prix pour sa contribution extraordinaire en faveur de la justice fiscale. Idriss Linge l'a rencontr&#233;e &#224; cette occasion. Entretien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin : Votre plus grande bataille contre la corruption s'est d&#233;roul&#233;e en Afrique. Comment avez-vous men&#233; cette enqu&#234;te ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : C'&#233;tait une enqu&#234;te qui avait commenc&#233; de fa&#231;on assez modeste &#224; partir d'un dossier de la COB (le gendarme de la Bourse en France, NDLR), &#224; l'&#233;poque, concernant la soci&#233;t&#233; de textile BIDERMANN. Et j'ai d&#233;couvert assez rapidement qu'il y a avait de mouvements de fonds pas normaux et au bout d'une longue enqu&#234;te, j'ai pu d&#233;terminer que BIDERMANN avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien tout &#224; fait anormal d'ELF. Et &#224; partir de l&#224;, on est partis en Afrique et j'ai pu ainsi &#233;tablir qu'il y avait tout un syst&#232;me de corruption et de b&#233;n&#233;fices indus. Donc, l'argent de Elf &#233;tait r&#233;parti : un peu retournait en Afrique mais beaucoup restait en France et servait pour les besoin propres des dirigeants, pour leurs femmes, leurs enfants, leurs maitresses, pour leur train de vie. Et c'est effectivement la plus grande enqu&#234;te anticorruption en Occident depuis la deuxi&#232;me guerre mondiale. Et ce qui est bien, c'est que nous avons pu la porter jusqu'au bout et que des gens ont &#233;t&#233; condamn&#233;s. 30 personnes ont &#233;t&#233; condamn&#233;es dans ce dossier. Mais c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'on mettait vraiment &#224; jour le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Que vous a appris cette enqu&#234;te sur l'Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : On a montr&#233; comment des dirigeants africains, corrompus par l'argent d'ELF, personnellement, permettaient &#224; la France de s'enrichir au d&#233;triment des pays africains. &#199;a, c'&#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant. Et cet aspect-l&#224; du dossier n'a pas &#233;t&#233; vraiment trait&#233;, je crois, alors qu'il y avait un mat&#233;riel qu'on pouvait utiliser scientifiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Vous n'&#234;tes pas intervenue qu'en Afrique francophone. En Zambie, par exemple, qu'avez-vous d&#233;couvert ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : Oui, la Zambie, comme tous les pays miniers qui vivent de l'extraction des mati&#232;res premi&#232;res, ne re&#231;oit pas la juste part de cette rente naturelle qui est vraiment capt&#233;e par les multinationales qui utilisent tous les &#171; tricks in the book &#187;, notamment ils utilisent le tri des transferts au d&#233;triment des pays, que ce soit le Mali ou la Zambie. Ils utilisent les paradis fiscaux, comme Maurice pour la Zambie, et les b&#233;n&#233;fices r&#233;alis&#233;s ne vont pas dans les pays o&#249; ils pourraient &#234;tre tax&#233;s pour participer au d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui il faut cr&#233;er un registre mondial de biens qui permettrait de suivre qui est propri&#233;taire de quoi, partout &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les chiffres que nous avions &#224; l'&#233;poque &#233;tait que la Zambie ne tirait que 50 millions de dollars de cette industrie alors que la valeur de l'exportation &#233;tait de l'ordre 3 milliards, donc c'&#233;tait vraiment une petite partie. En plus, il subventionnait l'&#233;lectricit&#233; n&#233;cessaire &#224; l'industrie mini&#232;re, sans compter l'usage des routes et autres&#8230; Et donc, c'est tout &#224; fait r&#233;voltant. Et la Norv&#232;ge dans le cadre de son projet d'aide au d&#233;veloppement a aid&#233; le gouvernement zambien &#224; modifier les contrats qui le liaient aux multinationales et le r&#233;sultat a &#233;t&#233; spectaculaire. &#199;a n'a malheureusement pas dur&#233; parce que le pr&#233;sident, qui &#233;tait anti-corruption et qui avait envie de ce programme (Michael Sata, NDLR), est mort et son successeur (Edgar Lungu, NDLR) est revenu dans les vieilles traditions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Comment ces chefs d'Etat peuvent-ils c&#233;der &#224; la tentation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : C'est tr&#232;s souvent parce qu'ils sont pay&#233;s, eux, &#224; titre personnel avec des fonds sur des comptes, pour la Zambie, &#224; Londres. C'est tr&#232;s peu cher pour les multinationales. Ils donnent 100, 120 millions aux dirigeants corrompus et moyennant quoi ils peuvent continuer &#224; piller le pays. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui il faut cr&#233;er un registre global de biens, mondial, qui permettrait de suivre qui est propri&#233;taire de quoi, partout, et ceci pour pour les pays en d&#233;veloppement, comme pour les pays d&#233;velopp&#233;s. Et &#231;a ce serait un progr&#232;s &#233;norme dans la lutte contre la corruption et aussi contre toute forme de criminalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Apr&#232;s toutes ces ann&#233;es &#224; combattre la corruption en Afrique, voyez vous un progr&#232;s se dessiner ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : Non. Le grand malheur de l'Afrique, c'est aussi l'absence de qualit&#233; de ses dirigeants. Et c'est &#224; la soci&#233;t&#233; civile d'intervenir, c'est aussi de travailler sur la d&#233;mocratie et de faire en sorte que les dirigeants soient plus transparents, plus comptables envers la population. Et que cette mal&#233;diction s'arr&#234;te. Je pense qu'il y a une grande volont&#233;, une grande compr&#233;hension aujourd'hui dans les pays d&#233;velopp&#233;s du fait que nous devons laisser &#224; l'Afrique une plus grande partie de ses richesses. Nous sommes terriblement responsables de la situation au Mali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ecofin Hebdo n&#176;91&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et si les Africains avan&#231;aient malgr&#233; leurs dirigeants ?</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Et-si-les-Africains-avancaient,24963.html</link>
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		<dc:date>2019-08-21T04:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;C'est sur le continent africain que l'on d&#233;nombre le plus grand nombre d'&#201;tats d&#233;faillants en 2019, selon le rapport de &#171; Fund for Peace &#187;. En effet, &#224; partir de plusieurs crit&#232;res qui comprennent notamment les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques, les services publics, la pression d&#233;mographique et migratoire, on observe que 31 &#201;tats en Afrique sont consid&#233;r&#233;s comme fragiles et 23 comme d&#233;faillants. Dans un tel contexte, comment appr&#233;hender les politiques de d&#233;veloppement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si l'&#201;tat ne fait pas sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est sur le continent africain que l'on d&#233;nombre le plus grand nombre d'&#201;tats d&#233;faillants en 2019, selon le rapport de &#171; &lt;i&gt;Fund for Peace&lt;/i&gt; &#187;. En effet, &#224; partir de plusieurs crit&#232;res qui comprennent notamment les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques, les services publics, la pression d&#233;mographique et migratoire, on observe que 31 &#201;tats en Afrique sont consid&#233;r&#233;s comme fragiles et 23 comme d&#233;faillants. Dans un tel contexte, comment appr&#233;hender les politiques de d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si l'&#201;tat ne fait pas sa part ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ayant tous leurs sp&#233;cificit&#233;s, les pays africains partagent des similitudes. Si certains &#201;tats, comme la Somalie ou le Soudan, sont confront&#233;s &#224; des conflits arm&#233;s chaque jour plus meurtriers, d'autres font face &#224; des d&#233;fis &#171; moins meurtriers &#187; certes, mais non moins graves. Le constat reste le m&#234;me : chaque &#201;tat a de grandes difficult&#233;s &#224; subvenir aux besoins basiques de sa population et &#224; assurer son d&#233;veloppement durable et r&#233;silient. Les populations sont-elles condamn&#233;es &#224; attendre l'arriv&#233;e de dirigeants providentiels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la population en Afrique continue d'accroitre &#224; vitesse grand V et constituera le quart de l'humanit&#233; en 2050. Les projections de la Banque mondiale indiquent que le continent africain concentrera en 2050 pr&#232;s de 90% des personnes vivant dans l'extr&#234;me pauvret&#233;. D'&#233;vidence, dans un tel contexte, la responsabilit&#233; du d&#233;veloppement de l'Afrique doit passer par la population qui devient la responsable &#171; par d&#233;faut &#187;. Ce n'est pas une t&#226;che facile dans un environnement o&#249; toutes les croyances convergent vers la toute-puissance de l'&#201;tat. Mais que faire si cet &#201;tat est fragile ou d&#233;faillant ? Tous les espoirs risquent s'effondrer et l'attentisme devient un crime. Ce n'est certes pas politiquement correct de le dire, mais la mauvaise gouvernance est plus mortelle que les guerres. Elle est le pire ennemi du d&#233;veloppement. Ainsi, l'avenir du continent se doit de reposer essentiellement sur sa population. C'est une question de survie et de dignit&#233;. La voie &#224; suivre repose sur un mod&#232;le de d&#233;veloppement dit &#171; &lt;i&gt;bottom-up&lt;/i&gt; &#187; c'est &#224; dire du bas vers le haut, venant de la population, et non de haut en bas via l'Etat. Comment ? Il peut s'agir de projets innovants men&#233;s par des populations avides de changement, d'autant que la facult&#233; d'innovation est un trait que l'on retrouve chez beaucoup de jeunes entrepreneurs en Afrique. Certaines personnes n'ont pas attendu l'arriv&#233;e de cet homme ou de cette femme providentiel(lle) &#224; la t&#234;te de leur pays et ont cr&#233;&#233; par elles-m&#234;mes des initiatives qui ont cr&#233;&#233; de la richesse pour leur pays tout en agissant positivement sur l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;veloppement &#171; made &#187; par les populations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, Manners Mukuwiri, ce Zimbabw&#233;en handicap&#233;, luttait au quotidien pour gagner sa vie et m&#234;me survivre, jusqu'&#224; ce qu'il d&#233;cide de transformer des d&#233;chets qu'il ramassait en art. Aujourd'hui, il en a fait son m&#233;tier car &#224; partir de cannettes et capsules usag&#233;es, il cr&#233;e des &#339;uvres d'art uniques reconnues et les vend &#224; prix forts &#224; des acheteurs internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Ghana, une initiative locale et inspirante, Ghana Bambou Bikes, men&#233;e par une jeune Ghan&#233;enne, Bernice Dapaah, permet &#224; la population d'acheter localement des v&#233;los en bambou. S'inscrivant dans une logique de d&#233;veloppement durable, ces v&#233;los robustes, &#233;cologiques et &#224; prix abordables, r&#233;duisent l'impact environnemental et favorise la cr&#233;ation d'emplois pour les populations rurales, notamment les femmes, particuli&#232;rement touch&#233;es par la pauvret&#233;. Cette id&#233;e innovante a d&#233;j&#224; s&#233;duit de nombreux jeunes entrepreneurs &#224; travers le continent et laisse percevoir un avenir meilleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la capitale nig&#233;rienne, l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation et son co&#251;t sont des probl&#232;mes r&#233;currents qui impactent de nombreuses familles. Afin d'apporter une solution, Alexander Akhigbe a d&#233;velopp&#233; un projet &#224; la fois environnemental et soci&#233;tal : le Recycle Pay Project . C'est la premi&#232;re fois en Afrique que des parents ont d&#233;sormais la possibilit&#233; de payer les frais de scolarit&#233; de leurs enfants avec des d&#233;chets plastiques. Plus il y en a, moins ils payent. Comme le pr&#233;cise l'initiateur de ce projet, &#171; &lt;i&gt;Les bouteilles en plastique ne sont plus vues comme un simple d&#233;chet mais comme une solution&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi, cette initiative r&#233;pond &#224; une logique &#233;ducative pertinente sur les plans sociaux et environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans un quartier de Dar es salaam en Tanzanie, Christian Hafidh Mwijage, entrepreneur de 32 ans, s'est lanc&#233; un d&#233;fi ambitieux et inspirant : recycler toutes sortes de d&#233;chets plastiques pour les convertir en bois d'&#339;uvre synth&#233;tique afin de prot&#233;ger l'&#233;cosyst&#232;me en r&#233;duisant la d&#233;forestation tout en faisant vivre des communaut&#233;s de villageois. C'est un pari r&#233;ussi car aujourd'hui Christian est directeur de la start-up Eco Act Tanzania. Des collectes sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;es &#224; travers la capitale, et en fonction du poids, les habitants re&#231;oivent en &#233;change soit une somme d'argent, soit la possibilit&#233; d'obtenir une couverture sant&#233; dont peu de familles pauvres disposent. Christian Hafidh Mwijage ne veut pas s'arr&#234;ter l&#224; et aspire &#224; d&#233;barrasser l'environnement de plus de 100 000 tonnes de d&#233;chets plastiques destin&#233;s &#224; remplacer le bois et le m&#233;tal. Cet objectif permettra de prot&#233;ger 250 hectares de for&#234;t et de pr&#233;venir l'&#233;mission de 2500 tonnes de CO2 dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en &#233;tant en harmonie avec l'environnement, ces quatre projets illustrent parfaitement ce mod&#232;le de d&#233;veloppement dit &#171; bottom-up &#187; qui d&#233;montre l'importance d'innover sans forc&#233;ment attendre l'intervention de l'&#201;tat. La bonne nouvelle est que, selon la Banque mondiale, le continent africain est celui o&#249; les femmes ont le plus l'esprit de l'entreprenariat. C'est donc un terreau favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un exemple &#224; suivre : la l&#233;gende du colibri&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion d'initiatives locales et originales est l'un des seuls moyens d'assurer le d&#233;veloppement du continent. Prenons comme exemple, la l&#233;gende am&#233;rindienne du colibri, ce petit oiseau qui allait chercher quelques gouttes d'eau avec son bec pour les jeter sur l'immense feu qui ravageait la for&#234;t. Son action provoqua un agacement de la part des autres animaux qui, terrifi&#233;s, observaient impuissants le d&#233;sastre. Un tatou demanda alors au colibri : &#171; &lt;i&gt;Colibri ! Tu n'es pas fou ? Ce n'est pas avec ces goutes d'eau que tu vas &#233;teindre le feu ! &lt;/i&gt; &#187;. Le colibri lui r&#233;pondit : &#171; &lt;i&gt;Je le sais, mais je fais ma part.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette l&#233;gende s'av&#232;re &#234;tre source d'inspiration pour toute la population en Afrique, moteur r&#233;el du d&#233;veloppement. Chacun a le potentiel de faire sa part pour fuir la pauvret&#233;. Chaque action a son importance. Cette part peut para&#238;tre insignifiante mais il n'en est rien puisque c'est l'engagement g&#233;n&#233;ral et la somme de toutes les actions qui importent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Hafidh Mwijage, fondateur et directeur de Eco Act Tanzania, l'a bien compris et pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Je vois le monde pleurer face au changement climatique mais tout le monde devrait jouer un r&#244;le dans les r&#233;ponses &#224; y apporter ; peu importe l'importance de son impact. On ne devrait pas pleurer. Face au changement climatique on devrait agir&lt;/i&gt;. &#187; Ces propos sont encore plus vrais lorsque l'&#201;tat ne joue pas son r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Davoine&lt;/strong&gt;, &#233;tudiante &#224; King's College London, MA in International Conflict Studies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Taxer les riches : une id&#233;e fausse bonne id&#233;e</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Taxer-les-riches-une-idee-fausse,24908.html</link>
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&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, un petit groupe de milliardaires na&#239;fs fait la queue pour r&#233;clamer d'accro&#238;tre la pression fiscale sur les super riches. Na&#239;fs, car ils &#233;num&#232;rent toute une liste de probl&#232;mes qu'ils pensent pouvoir r&#233;soudre avec cette hausse des imp&#244;ts. Tout cela rappelle l'histoire de l'aide &#233;trang&#232;re en Afrique. Comment expliquer cela ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les milliardaires sont de brillants r&#234;veurs qui croient dur comme fer que plusieurs probl&#232;mes peuvent &#234;tre r&#233;solus automatiquement avec de l'argent. Ils (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, un petit groupe de milliardaires na&#239;fs fait la queue pour r&#233;clamer d'accro&#238;tre la pression fiscale sur les super riches. Na&#239;fs, car ils &#233;num&#232;rent toute une liste de probl&#232;mes qu'ils pensent pouvoir r&#233;soudre avec cette hausse des imp&#244;ts. Tout cela rappelle l'histoire de l'aide &#233;trang&#232;re en Afrique. Comment expliquer cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les milliardaires sont de brillants r&#234;veurs qui croient dur comme fer que plusieurs probl&#232;mes peuvent &#234;tre r&#233;solus automatiquement avec de l'argent. Ils soutiennent que cela pourrait alimenter les investissements &#233;conomiques, financer les soins de sant&#233; et r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s. En d'autres termes, cet imp&#244;t suppl&#233;mentaire apporterait tout ce que l'aide &#233;trang&#232;re allait apporter &#224; l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que fait l'&#201;tat l'argent des imp&#244;ts ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; pr&#233;sent, le gouvernement am&#233;ricain a d&#233;j&#224; confisqu&#233; des milliards de dollars d'imp&#244;ts. Pourtant, tous les probl&#232;mes que les politiciens ont promis qu'ils allaient r&#233;soudre restent sans solution. En quoi le gouvernement central am&#233;ricain d&#233;pense-t-il ces milliards de dollars ? Ils financent des camps d'internement pour les r&#233;fugi&#233;s fuyant la violence en Am&#233;rique centrale, violences directement li&#233;es &#224; la guerre am&#233;ricaine contre la drogue. Un &#233;norme pourcentage des imp&#244;ts am&#233;ricains finance les guerres et l'expansionnisme militaire. Il paie pour les drones qui bombardent des cibles civiles dans la pr&#233;tendue guerre contre le terrorisme. Il sert &#224; ce que les services de police proposent de nouvelles m&#233;thodes pour surveiller les Am&#233;ricains, ce qui permet de subventionner des soci&#233;t&#233;s de plusieurs milliards de dollars. Il finance la Federal Drug Administration (FDA), qui &#171; cart&#233;lise &#187; le march&#233; des produits pharmaceutiques et fait grimper les prix &#224; des niveaux encore plus &#233;lev&#233;s que ce qu'ils seraient sur un march&#233; libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les exc&#232;s des pr&#233;sidents sur le dos de l'aide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que les politiciens d&#233;pensent l'argent. Les solutions de r&#234;ve annonc&#233;es pour justifier les taxes sont rarement mises en &#339;uvre au-del&#224; de certaines d&#233;penses symboliques. Le r&#233;gime de Robert Mugabe au Zimbabwe s'est joint &#224; la file d'attente pour obtenir une aide &#233;trang&#232;re et a fourni toutes sortes d'arguments allant dans le sens de l'aide des pauvres. Dans la pratique, l'argent de l'aide &#233;trang&#232;re servait &#224; Mugabe pour des voyages de luxe en Angleterre o&#249; il profitait du shopping chez Harrods. Lorsque son peuple a manifest&#233; contre la corruption, il a eu recours &#224; l'aide &#233;trang&#232;re pour financer la r&#233;pression polici&#232;re de ses opposants. &#192; un moment donn&#233;, ils ont utilis&#233; des v&#233;hicules fournis par le gouvernement britannique pour arr&#234;ter des manifestants, parmi lesquels un cousin de la reine Elizabeth II. Asger Pilegaard, alors chef de la d&#233;l&#233;gation de l'UE au Zimbabwe, a admis : &#171; L'aide humanitaire financ&#233;e par les contribuables europ&#233;ens n'est pas re&#231;ue par les personnes &#224; qui elle &#233;tait initialement destin&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'aide &#233;trang&#232;re a permis &#224; Mobutu du Za&#239;re d'accumuler une fortune de 10 milliards de dollars. L'aide accord&#233;e au seigneur de guerre somalien Siad Barre a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour acheter des armes. Mengistu en &#201;thiopie a utilis&#233; les fonds de donateurs pour contraindre des opposants &#224; quitter leurs terres et un responsable de son gouvernement s'est vant&#233; : &#171; Il est de notre devoir de d&#233;placer les paysans s'ils sont trop stupides pour agir par eux-m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me en Afrique du Sud, l'aide destin&#233;e &#224; financer la lutte contre le sida a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e pour financer un faux film de sensibilisation sur le SIDA (Sarafina II). Le film a &#233;t&#233; &#224; peine vu par quelques personnes. Il a pourtant consomm&#233; 20% du budget de la lutte contre le SIDA pour cette ann&#233;e. Cela a permis d'acheter plut&#244;t un autobus de luxe que le producteur peut utiliser, mais elle n'a gu&#232;re contribu&#233; &#224; r&#233;duire les infections de Sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bureaucrate &#233;thiopien n'a montr&#233; que du m&#233;pris pour son peuple. Il avait d&#233;clar&#233; qu'il devait les commander car ils sont trop stupides pour mener leur propre vie. C'est le probl&#232;me de ces tentatives de r&#233;solution des probl&#232;mes par des moyens politiques. Les motivations des politiciens sont compl&#232;tement en d&#233;calage avec les motivations n&#233;cessaires &#224; la r&#233;solution des probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; la raison : donner aux vrais b&#233;n&#233;ficiaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces milliardaires am&#233;ricains pourraient facilement financer les soins de sant&#233; sans qu'aucune loi ne soit adopt&#233;e. S'ils veulent donner 3% de leur capital &#224; un h&#244;pital, personne ne les en emp&#234;che. L'H&#244;pital de recherche pour enfants St. Jude offre des soins de sant&#233; gratuits &#224; tous. Il est financ&#233; par des dons priv&#233;s. Ces milliardaires pourraient certainement s'adresser aux exploitants de St. Jude et leur offrir un fonds de dotation pour ouvrir plusieurs autres h&#244;pitaux. L'argent servirait alors &#224; financer les soins de sant&#233; et il est certain qu'ils ne serviraient pas &#224; financer des frappes de drones. S'ils veulent &#233;largir l'acc&#232;s &#224; l'enseignement sup&#233;rieur, ils pourraient faire ce que le Berea College du Kentucky a fait. Berea a mis en place un fonds de dotation d'une valeur de 1,2 milliard de dollars. Les int&#233;r&#234;ts sur capital obtenus offrent un enseignement gratuit &#224; tous les &#233;tudiants de Berea. Si vous voulez cr&#233;er des emplois, aidez les employeurs &#224; embaucher de nouveaux travailleurs et &#224; se d&#233;velopper. Si vous souhaitez am&#233;liorer les conditions de vie des personnes, donnez-leur la propri&#233;t&#233; de leurs logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie solution est de faire confiance aux gens. Les solutions &#171; par le bas &#187; fonctionnent beaucoup mieux que les solutions bureaucratiques &#171; d'en haut &#187;, souvent truff&#233;es de corruption et de gaspillage. L'Afrique du Sud verse des milliards de rands &#224; des entreprises d'&#201;tat en faillite qui reviennent chaque ann&#233;e pour demander davantage. L'approche de la gestion politique ne fonctionne pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces milliardaires am&#233;ricains devraient rechercher des &#339;uvres de bienfaisance dignes de ce nom et diriger leur aide vers les centaines de millions de personnes qui en ont r&#233;ellement besoin. En s'&#233;vertuant &#224; confier leurs fonds &#224; des politiciens, il est &#233;vident qu'ils agissent &#224; l'encontre des objectifs qu'ils souhaitent atteindre &#224; travers une hausse d'imp&#244;ts .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron&lt;/strong&gt;, Pr&#233;sident de l'Institut Moorfield Storey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Intimidations, viols, violences, meurtres&#8230; : ces exactions qui salissent l'industrie mini&#232;re</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Intimidations-viols-violences,24900.html</link>
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		<dc:date>2019-07-22T03:30:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;(Ecofin Hebdo) - Chaque ann&#233;e, des dizaines de personnes meurent dans le monde en tentant de d&#233;fendre leurs terres, leurs environnements. Activistes, militants, et m&#234;mes journalistes subissent des violences, re&#231;oivent des menaces de mort, sont assassin&#233;s, pour s'&#234;tre dress&#233;s contre des exploitations mini&#232;res cens&#233;es am&#233;liorer leurs vies. Si la question est peu &#233;voqu&#233;e, elle n'en demeure pas moins importante dans cette course &#224; l'exploitation des ressources naturelles o&#249;, souvent, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;(Ecofin Hebdo) - Chaque ann&#233;e, des dizaines de personnes meurent dans le monde en tentant de d&#233;fendre leurs terres, leurs environnements. Activistes, militants, et m&#234;mes journalistes subissent des violences, re&#231;oivent des menaces de mort, sont assassin&#233;s, pour s'&#234;tre dress&#233;s contre des exploitations mini&#232;res cens&#233;es am&#233;liorer leurs vies. Si la question est peu &#233;voqu&#233;e, elle n'en demeure pas moins importante dans cette course &#224; l'exploitation des ressources naturelles o&#249;, souvent, les populations locales ne p&#232;sent rien face &#224; des enjeux industriels et financiers consid&#233;rables.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;velopper une mine dans un pays, les compagnies mini&#232;res ont besoin de plusieurs permis accord&#233;s par les autorit&#233;s. Et de plus en plus, elles oeuvrent pour obtenir &#171; &lt;i&gt;le permis social d'op&#233;rer&lt;/i&gt; &#187;, c'est &#224; dire le consentement et la coop&#233;ration des populations locales. C'est lorqu'elles n&#233;gligent ce permis, o&#249; qu'elles peinent &#224; l'obtenir, que les choses se g&#226;tent et peuvent parfois virer au cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Le r&#233;cent cas malgache&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Madagascar, l'actualit&#233; mini&#232;re est marqu&#233;e par les manifestations et protestations contre le d&#233;veloppement, par la compagnie australienne Base Resources, du projet de sables min&#233;raux Toliara. Lesdites protestations, qui durent depuis des ann&#233;es, ont pris de l'ampleur en mars dernier lorsque la soci&#233;t&#233; a publi&#233; une &#233;tude de pr&#233;faisabilit&#233; qui a pr&#233;sent&#233; les nombreux avantages du d&#233;veloppement de Toliara pour le pays. Le projet devrait ainsi, selon les estimations, rapporter plus de 900 millions de dollars en termes d'imp&#244;ts directs et redevances &#224; l'Etat malgache, contribuer annuellement &#224; hauteur de plus de 200 millions $ au PIB de l'&#238;le et cr&#233;er 3800 emplois. Base Resources a indiqu&#233; que le projet pourrait entrer en production fin 2021, suffisant pour raviver l'ire des d&#233;tracteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est inacceptable qu'il y ait des &#233;trangers, qui viennent chez nous pour piller notre richesse ! Cette terre, elle est &#224; nous ! Quand le peuple malgache coupe les arbres, on lui tombe dessus en disant &#171; ah non ! Protection de la for&#234;t ! Fais attention, c'est pas bien ! &#187; Mais quand il y a des multinationales avec des bulldozers, la radioactivit&#233;, des d&#233;versements chimiques, l&#224;, plus rien ! Mais ils sont o&#249; les WWF, les Madagascar National Parks, et toutes les ONG internationales ?! C'est pas dangereux &#231;a ?!&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;non&#231;ait Th&#233;o Rakotovao, chanteur originaire de la zone impact&#233;e, dans des propos relay&#233;s par RFI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; Quand le peuple malgache coupe les arbres, on lui tombe dessus en disant &#171; ah non ! Protection de la for&#234;t ! Fais attention, c'est pas bien ! &#187; Mais quand il y a des multinationales avec des bulldozers, la radioactivit&#233;, des d&#233;versements chimiques, l&#224;, plus rien ! &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration &#224; elle seule traduit les principales objections mises en avant par ceux qui s'opposent au d&#233;veloppement du projet, des questions de droits fonciers aux impacts environnementaux et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nil novi sub sole&lt;/i&gt; &#187; a-t-on l'habitude de dire dans ce genre de cas (rien de nouveau sous le soleil), les protestations contre les exploitations mini&#232;res sont monnaie courante. Cependant, si le gouvernement reste trop passif et qu'aucun processus de dialogue n'est instaur&#233;, la situation peut rapidement d&#233;g&#233;n&#233;rer. En mai, la police malgache a arr&#234;t&#233; des habitants du district de Toliara apr&#232;s une manifestation durant laquelle des &#233;quipements et objets appartenant &#224; la soci&#233;t&#233; ont &#233;t&#233; d&#233;truits et incendi&#233;s. Les habitants seront finalement lib&#233;r&#233;s en juin, mais condamn&#233;s &#224; six mois de prison avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;200 d&#233;fenseurs de l'environnement assassin&#233;s en 2016, et le secteur minier en pole position&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2016, dans un rapport intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;Defenders of the Earth&lt;/i&gt; &#187; (D&#233;fenseurs de la Terre), l'ONG Global Witness a indiqu&#233; que 200 d&#233;fenseurs de l'environnement, des activistes aux populations indig&#232;nes, ont &#233;t&#233; tu&#233;s dans le monde, un record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, ann&#233;e &#224; partir de laquelle l'organisation a commenc&#233; par recenser les assassinats, c'est le chiffre le plus &#233;lev&#233; qu'elle a enregistr&#233;. Global Witness a indiqu&#233; que 33 personnes sont mortes en 2016 en luttant contre l'exploitation des mines, faisant du secteur, le plus meurtrier, devant l'industrie agroalimentaire, l'exploitation foresti&#232;re, le braconnage et les barrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Global Witness a indiqu&#233; que 33 personnes sont mortes en 2016 en luttant contre l'exploitation des mines, faisant du secteur, le plus meurtrier, devant l'industrie agroalimentaire, l'exploitation foresti&#232;re, le braconnage et les barrages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La bataille pour la protection de la plan&#232;te s'intensifie rapidement et son prix se compte en vies humaines (&#8230;) alors que de plus en plus de gens n'ont pas d'autres options que de s'opposer au vol de leurs terres et la d&#233;t&#233;rioration de leur environnement&lt;/i&gt; &#187;, commente l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A en croire l'ONG, ces chiffres ne seraient que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg, car tous les d&#233;c&#232;s ne sont pas enregistr&#233;s. La plupart des assassinats concernent l'Am&#233;rique latine, qui compte pour 60% des cas. Ils visent essentiellement des populations indig&#232;nes. Mais cette violence s'&#233;tend. En 2015, 16 pays &#233;taient concern&#233;s contre 24 un an plus tard, y compris des pays d&#233;velopp&#233;s comme l'Australie ou les &#201;tats-Unis qui sont aussi touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une ann&#233;e plus tard, la situation ne s'est pas am&#233;lior&#233;e. Pour s'&#234;tre oppos&#233; &#224; des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es en 2017, un nouveau record. En Afrique, sur 19 meurtres (12 en RDC), 17 &#233;taient li&#233;s &#224; du braconnage ou des activit&#233;s mini&#232;res ill&#233;gales. Global Witness n'a not&#233; aucune traduction en justice, &#171; &lt;i&gt;signe d'une culture d'impunit&#233; et d'inaction du gouvernement &#224; l'&#233;gard des activistes environnementaux&lt;/i&gt; &#187;. En dehors des gouvernements, l'ONG accuse &#233;galement les compagnies et les investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Green Blood&lt;/i&gt; &#187;, des journalistes r&#233;duits au silence pour avoir enqu&#234;t&#233; sur les &#171; exactions &#187; des compagnies mini&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ils ont r&#233;duit des journalistes au silence. Pas leur enqu&#234;te&lt;/i&gt; &#187;, c'est ainsi que commence la s&#233;rie d'enqu&#234;tes &#171; Green Blood &#187; r&#233;alis&#233;es par r&#233;seau de journalisme d'investigation Forbidden Stories et publi&#233;es en juin 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40 journalistes de 30 m&#233;dias diff&#233;rents y compris les journaux fran&#231;ais Le Monde et britannique The Guardian. Les enqu&#234;tes racontent comment des journalistes investiguant sur les violences et les d&#233;g&#226;ts environnementaux se trouvent pris en &#233;tau entre les gouvernements r&#233;pressifs et les compagnies mini&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier volet des enqu&#234;tes portant sur la Tanzanie, la soci&#233;t&#233; britannique Acacia Mining, dont la compagnie m&#232;re n'est autre que Barrick, le leader mondial de l'industrie aurif&#232;re, est accus&#233;e d'exactions dans sa mine North Mara. Suite &#224; la privatisation de la mine, les habitants de la r&#233;gion se sont retrouv&#233;s priv&#233;s de terre sans indemnisation et le site serait devenu le th&#233;&#226;tre de confrontations constantes et parfois sanglantes entre ces habitants, les gardes de s&#233;curit&#233; et la police. Ces confrontations sont dues au fait que les locaux - parfois arm&#233;s de machettes - s'introduisent &#224; l'int&#233;rieur de la mine &#224; la recherche de granules d'or dans les st&#233;riles et au bord du bassin de r&#233;sidus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;J'ai vu beaucoup de gens se faire tirer dessus, certains &#224; c&#244;t&#233; de moi. On entrait dans un groupe et on courait s'ils nous voyaient. Nous entendions le lendemain qui &#233;tait mort. La police d&#233;pose les corps &#224; l'ext&#233;rieur des maisons&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, d&#233;clare un habitant relay&#233; par The Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des cas de meurtres, de viols, la mine est &#233;galement accus&#233;e de polluer les eaux de la r&#233;gion &#224; travers &#171; &lt;i&gt;une fuite d'eau contamin&#233;e d'un barrage-r&#233;servoir de r&#233;sidus miniers&lt;/i&gt; &#187;. Les journalistes qui d&#233;cident d'enqu&#234;ter sur le sujet sont victimes d'intimidations et de menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On dirait que lorsqu'un journaliste fait son travail, il devient un ennemi. S'il enqu&#234;te trop sur les puissants et leurs m&#233;faits, il s'attire des ennuis, le journal ferme et il doit affronter de longues proc&#233;dures judiciaires&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne Jabir Idrissa, un journaliste tanzanien qui a travaill&#233; sur le dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres volets portent sur la mort myst&#233;rieuse d'un p&#234;cheur qui accusait Solway, une entreprise de mine de ferronickel de polluer le lac Izabal. Egalement sur le journaliste Jagendra Singh, qui enqu&#234;tait en Inde sur un trafic de sable, et qui a &#233;t&#233; br&#251;l&#233; vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre enjeux &#233;conomiques et bien-&#234;tre des populations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs pays africains, on assiste &#224; des manifestations contre le d&#233;veloppement de projets miniers pour des questions fonci&#232;res ou environnementales, lesquelles protestations sont finalement &#233;cart&#233;es au profit des retomb&#233;es &#233;conomiques. Cependant, dans la plupart des cas, l'exploitation des ressources n'am&#233;liore pas la vie des populations, syndrome d&#233;fini comme la &#171; &lt;i&gt;mal&#233;diction des mati&#232;res premi&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi, malgr&#233; les grandes richesses du sous-sol de la RDC, les Congolais restent parmi les plus pauvres du monde. Dans la m&#234;me lign&#233;e, on peut citer des pays comme le Niger et son uranium, ou le Nig&#233;ria et son p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sur, toutes les compagnies mini&#232;res ne sont pas &#224; mettre dans le m&#234;me sac, certaines d'entre elles d&#233;veloppent m&#234;me de larges programmes sociaux et environnementaux dans leurs zones d'intervention. Mais ensemble, elles disposent d'une telle puissance &#233;conomique qu'elles pourraient largement r&#233;guler leur propre secteur, arbitrer les conflits, fixer des limites et les faire respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une perte de confiance en l'industrie mini&#232;re qui s'accro&#238;t au fil des ann&#233;es. Pour r&#233;tablir cette confiance, les compagnies doivent prouver qu'elles suivent le rythme du changement, en passant de &#171; &lt;i&gt;transformateurs de salet&#233;s&lt;/i&gt; &#187; en &#171; &lt;i&gt;constructeurs &#233;minents de capital &#233;conomique et social&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;conise le cabinet international PwC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; en Afrique</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/L-illusion-de-la-putsch-therapie,24681.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://iphone.madagascar-tribune.com/L-illusion-de-la-putsch-therapie,24681.html</guid>
		<dc:date>2019-03-28T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La derni&#232;re tentative de coup d'&#233;tat en date du 7 janvier 2019 au Gabon a ramen&#233; le d&#233;bat sur une pratique qui pendant toute la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle s'&#233;tait presque impos&#233;e comme &#171; mode normal &#187; d'accession au pouvoir en Afrique. Dans un environnement africain o&#249; la d&#233;mocratie et l'alternance peinent encore &#224; s'imposer comme r&#232;gles du jeu politique, l'Afrique serait-elle toujours en proie &#224; l'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; ? Quelles transformations politiques vertueuses seraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La derni&#232;re tentative de coup d'&#233;tat en date du 7 janvier 2019 au Gabon a ramen&#233; le d&#233;bat sur une pratique qui pendant toute la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle s'&#233;tait presque impos&#233;e comme &#171; mode normal &#187; d'accession au pouvoir en Afrique. Dans un environnement africain o&#249; la d&#233;mocratie et l'alternance peinent encore &#224; s'imposer comme r&#232;gles du jeu politique, l'Afrique serait-elle toujours en proie &#224; l'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; ? Quelles transformations politiques vertueuses seraient &#224; m&#234;me de pacifier la vie politique en Afrique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le putsch comme arbitre institutionnel du jeu politique africain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale le coup d'&#233;tat ou putsch s'entend par l'usage de la force dans l'accession au pouvoir politique au sein d'un Etat, soit par action militaire, soit par une action populaire civile, entrainant le renversement ill&#233;gal des dirigeants en place. Les &#233;tudes des auteurs Jonathan Powell et Clayton Thyne recensent 475 coups d'&#233;tat dans le monde, dont un plus grand nombre en Afrique. Depuis 1950 l'Afrique aura &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'un total de 204 putschs, dont 104 &#233;chou&#233;s, 100 r&#233;ussis, et 139 complots en vue de coups d'&#233;tat. Entre 1960 et 1982 pr&#232;s de 90% des 45 Etats ind&#233;pendants d'Afrique noire a connu l'exp&#233;rience d'un coup d'Etat, en faisant un v&#233;ritable m&#233;canisme &#171; institutionnel &#187; d'alternance politique. De 1960 &#224; 1999 il y a eu entre 39 et 42 coups d'&#233;tat par d&#233;cennie, alors que pour la d&#233;cade 2010 seuls 16 sont enregistr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le putsch comme &#171; th&#233;rapie politique &#187; s'est impos&#233; comme un mode &#171; quasi normal &#187; d'alternance. Le cas de la R&#233;publique Centrafricaine est suffisamment &#233;loquent &#224; ce propos. Ce pays ind&#233;pendant depuis le 14 ao&#251;t 1960 a connu pas moins de 5 coups d'&#233;tat. Alors que l'&#233;lection libre peine &#224; s'imposer comme dans bon nombre d'Etats africains &#224; la m&#234;me &#233;poque, le coup d'&#233;tat devient l'ultime arbitre d'un jeu politique scl&#233;ros&#233; o&#249; les acteurs ne veulent ni attendre leur tour, ni passer la main. La putsch-th&#233;rapie s'est impos&#233;e malheureusement comme r&#233;gulateur politique paradoxal. Une dynamique quasi identique est observable au Burkina Faso entre 1966 et 2015. Le Burkina &#233;tant d'ailleurs le pays africain avec le plus grand nombre de putsch r&#233;ussis, soit sept, tandis que le Soudan d&#233;tient le record du plus grand nombre cumul&#233; de coups d'&#233;tat, soit 14 au total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Putsch-th&#233;rapie ou le mythe de la &#171; d&#233;mocratie bott&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'une transition politique &#171; vertueuse &#187; impos&#233;e de force par le duo &#171; treillis-bottes &#187; a fait son chemin. Alain Antil notait &#224; ce sujet qu'on ne peut pas dire que tous les putschs sont mauvais. Dans l'histoire, certains ont &#233;t&#233; opportuns. Les exemples du Ghana sous Jerry Rawlings ou d'un Mali r&#233;invent&#233; sous Amadou Toumani Tour&#233; sont forts r&#233;v&#233;lateurs. Cependant, le mythe de &#171; l'Etat garnison &#187; ou &#171; Etat caserne &#187; va vite se heurter &#224; ses propres limites, les exemples pr&#233;c&#233;dents s'av&#233;rant tr&#232;s souvent n'&#234;tre que l'arbre qui cache la for&#234;t. M&#234;me la D&#233;claration d'Alger de 1999 par laquelle les Chefs d'Etat et l'Union Africaine se sont inscrits contre cette pratique des putschs n'y aura rien chang&#233;, vu que m&#234;me le pr&#233;sident en exercice de l'Union Africaine en 2019, l'Egyptien Al Sissi, est lui-m&#234;me issu d'un coup d'&#233;tat de 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Impact des putschs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traditionnellement, les coups d'&#233;tat n'ont conduit qu'&#224; une appropriation priv&#233;e (famille, clan, ethnie, parti unique) et renti&#232;re du pouvoir. Les promesses r&#233;volutionnaires de transformation et de rupture ayant motiv&#233; l'action initiale s'effondrent rapidement. C'est la th&#233;orisation de &#171; l'Etat butin de guerre &#187; dont l'avenir s'articule entre d&#233;pe&#231;age et d&#233;liquescence. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le sous-d&#233;veloppement de l'Afrique, l'absence de diversification des &#233;conomies, sont dus aux coups d'Etat. La sp&#233;cialisation renti&#232;re dans les mati&#232;res premi&#232;res ou les ressources extractives a rapidement &#233;t&#233; &#233;rig&#233; en mod&#232;le entre les mains de seigneurs de guerre au Lib&#233;ria, en Sierra Leone, au Nigeria sous Sani Abacha, au Burkina Faso, en Guin&#233;e, en Lybie, en Somalie et en RDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour un renforcement du r&#244;le du Parlement dans la vie politique africaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, Raymond Carr&#233; de Malberg rappelait qu'il n'y a pas de place dans le droit constitutionnel pour une th&#233;orie juridique des coups d'Etat. Aussi pour sortir de cette pratique, l'urgence est au dialogue et &#224; une augmentation du r&#244;le des Parlements pour un minimum de consensus. L'impact des Parlements varie certes d'un pays &#224; un autre mais l'une des forces du continent r&#233;side dans l'organisation communautaire forte qui demeure un socle solide de r&#233;silience et de d&#233;veloppement &#224; ne pas n&#233;gliger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poign&#233;e de main historique au Kenya entre les &#171; fr&#232;res &#187; ennemis (Uhuru Kenyatta et Odinga), la diplomatie de paix du premier ministre &#233;thiopien Abiy Ahmed dans la Corne de l'Afrique, ou encore la transition observ&#233;e en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo entre les pr&#233;sidents Kabila et Tshisekedi, sont autant de r&#233;v&#233;lateurs du pouvoir du dialogue, pour taire &#224; jamais le pouvoir des armes et de la violence dans les dynamiques politiques africaines. La putsch-th&#233;rapie ne peut se substituer &#224; une concurrence saine afin de promouvoir une alternance pacifique et in fine consolider la d&#233;mocratie en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexe Kitio Kenfack&lt;/strong&gt;, Doctorant en Relations internationales et &#233;tudes strat&#233;giques, Universit&#233; de Gazi-Ankara, Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prosp&#233;rit&#233; en Afrique : Maurice donne la recette</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Prosperite-en-Afrique-Maurice,24532.html</link>
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&lt;p&gt;Selon le dernier rapport annuel sur la libert&#233; &#233;conomique dans le monde (EFW), le rang de l'Afrique du Sud en mati&#232;re de libert&#233; &#233;conomique s'est consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233;, passant de la 46&#232;me position en 2000 &#224; la 110&#232;me cette ann&#233;e. L'&#206;le Maurice quant &#224; elle troque d&#233;sormais la 8&#232;me place du classement g&#233;n&#233;ral contre sa 26&#232;me position en 2000. Si l'Afrique du Sud avait suivi la voie mauricienne et renforc&#233; le niveau de libert&#233; &#233;conomique, les Sud-Africains seraient aujourd'hui en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le dernier rapport annuel sur la libert&#233; &#233;conomique dans le monde (EFW), le rang de l'Afrique du Sud en mati&#232;re de libert&#233; &#233;conomique s'est consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233;, passant de la 46&#232;me position en 2000 &#224; la 110&#232;me cette ann&#233;e. L'&#206;le Maurice quant &#224; elle troque d&#233;sormais la 8&#232;me place du classement g&#233;n&#233;ral contre sa 26&#232;me position en 2000. Si l'Afrique du Sud avait suivi la voie mauricienne et renforc&#233; le niveau de libert&#233; &#233;conomique, les Sud-Africains seraient aujourd'hui en meilleure sant&#233;, plus riches et plus heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'&#233;conomiste britannique James Meade s'est rendu &#224; Maurice en 1960, il en a conclu que son avenir &#233;tait peu prometteur. Apr&#232;s, il a re&#231;u un prix Nobel d'&#233;conomie, en 1977, et le petit pays insulaire mauricien a montr&#233; au monde que de sombres pr&#233;dictions &#233;conomiques ne correspondent pas forc&#233;ment &#224; la r&#233;alit&#233;, en particulier lorsqu'il s'agit d'un peuple &#224; fort esprit entrepreneurial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice a connu une transformation &#233;conomique remarquable, passant d'une &#233;conomie &#224; faible revenu bas&#233;e sur l'agriculture, &#224; un pays diversifi&#233; &#224; revenu moyen-sup&#233;rieur qui attire des investissements &#233;trangers consid&#233;rables. Plus pr&#233;cis&#233;ment, Maurice a opt&#233; pour la consolidation de la libert&#233; &#233;conomique en lib&#233;ralisant son &#233;conomie, reconnaissant qu'il s'agissait de la meilleure voie pour g&#233;n&#233;rer la prosp&#233;rit&#233; future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Duo libert&#233; &#233;conomique et recul de la pauvret&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des objectifs cl&#233;s de l'indice EFW est d'&#233;tablir s'il existe un lien entre la libert&#233; &#233;conomique, la croissance &#233;conomique et la richesse. Les conclusions du rapport confirment sans ambigu&#239;t&#233; que la libert&#233; &#233;conomique est &#233;troitement li&#233;e &#224; la prosp&#233;rit&#233; et &#224; la croissance : les pays &#233;conomiquement libres ont tendance &#224; se d&#233;velopper plus rapidement et &#224; &#234;tre plus prosp&#232;res. Les pays du quartile sup&#233;rieur du classement de libert&#233; &#233;conomique ont un PIB moyen par habitant de 40 376 dollars, contre 5 649 dollars pour les pays du quartile inf&#233;rieur. Dans le quartile sup&#233;rieur, le revenu moyen des 10% les plus pauvres &#233;tait de 10 660 dollars, contre 1 345 dollars pour les plus pauvres du quartile inf&#233;rieur. Il est int&#233;ressant de noter que le revenu moyen des 10% les plus pauvres des pays les plus &#233;conomiquement libres est presque le double de celui des pays les moins libres. Cela montre que la libert&#233; &#233;conomique profite &#224; tout le monde, aussi bien les pauvres que les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impact de la libert&#233; &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes vivant dans les pays les plus libres peuvent &#233;galement esp&#233;rer vivre beaucoup plus longtemps, avec une esp&#233;rance de vie moyenne de 79,5 ans, contre 64,4 ans dans le quartile inf&#233;rieur. Plusieurs autres indicateurs sont meilleurs dans les pays &#233;conomiquement libres que dans ceux qui ne disposent pas de libert&#233; &#233;conomique. Par exemple, les libert&#233;s politiques et civiles sont consid&#233;rablement plus &#233;lev&#233;es dans les pays &#233;conomiquement libres que dans les pays non libres. L'&#233;galit&#233; du genre est plus grande dans les pays &#233;conomiquement libres ; et les niveaux de bonheur y sont aussi plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les progressions faramineuses de Maurice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, Maurice avait un PIB moyen par habitant de 7 387 dollars et une esp&#233;rance de vie moyenne de 69,4 ans. En revanche, l'Afrique subsaharienne avait un PIB moyen par habitant de 9 696 dollars et une esp&#233;rance de vie moyenne de 62,1 ans. &#192; partir des ann&#233;es 1990, pour &#233;viter le d&#233;clin &#233;conomique, Maurice a connu d'importants changements qui ont n&#233;cessit&#233; des r&#233;formes radicales dans la politique gouvernementale et des adaptations rapides de la part du monde des affaires. La mani&#232;re dont les d&#233;fis ont &#233;t&#233; relev&#233;s a montr&#233; la r&#233;silience du peuple mauricien et a permis de mieux comprendre les facteurs qui ont amen&#233; certains commentateurs &#224; qualifier la performance de l'&#233;conomie du pays au cours des derni&#232;res ann&#233;es de &#171; miracle mauricien &#187;. C'est ainsi, qu'en 2017, le PIB r&#233;el moyen par habitant de Maurice &#233;tait de 20 293 dollars (soit une augmentation de 175%) et l'esp&#233;rance de vie moyenne &#233;tait plus longue de cinq ans (74,4 ans). En Afrique subsaharienne, le revenu r&#233;el par habitant a augment&#233; de 27% pour atteindre 12 295 dollars et l'esp&#233;rance de vie moyenne a augment&#233; d'un maigre 0,7 ans pour atteindre 62,8 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ramakrishna Sithanen, vice-Premier ministre mauricien et ministre des Finances et du D&#233;veloppement &#233;conomique, a d&#233;crit la situation &#233;conomique dans les termes suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous sommes confront&#233;s &#224; un probl&#232;me tr&#232;s simple : nous sommes comme un patient malade et qui doit prendre des m&#233;dicaments, peut-&#234;tre pour un certain temps. Le patient veut aller mieux, il n'aime pas &#234;tre malade, mais il ne veut peut-&#234;tre pas prendre le m&#233;dicament. &#192; un moment donn&#233;, nous devons prendre le m&#233;dicament &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement sud-africain doit reconna&#238;tre qu'il a le pouvoir de r&#233;former directement l'&#233;conomie nationale et d'adopter des politiques susceptibles d'accro&#238;tre la croissance et de r&#233;duire la pauvret&#233;. Alors que le reste du monde s'achemine vers une libert&#233; &#233;conomique et des libert&#233;s civiles accrues, l'Afrique du Sud suit la trajectoire oppos&#233;e. Cela se refl&#232;te dans le d&#233;clin spectaculaire de la croissance &#233;conomique et dans des taux de ch&#244;mage toujours &#233;lev&#233;s, avec pr&#232;s de 10 millions de personnes au ch&#244;mage et sans aucun espoir de trouver un emploi, et sans savoir pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud manque d'institutions favorables &#224; la libert&#233; &#233;conomique qui incluent les fondamentaux : libert&#233; de choix personnel, &#233;change volontaire, libert&#233; de concurrence et s&#233;curit&#233; des droits de propri&#233;t&#233;. Sans le renforcement de ces libert&#233;s centrales, il est difficile de d&#233;finir comment l'Afrique du Sud pourra se d&#233;velopper et devenir plus prosp&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jasson Urbach&lt;/strong&gt;, analyste pour The Free Market Foundation &#8211; Article initialement publi&#233; en anglais par la Free market Foundation &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique &#8211; Le 16 janvier 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Parlements abandonnent leur mission de contr&#244;le</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Les-Parlements-abandonnent-leur,24474.html</link>
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&lt;p&gt;Dans toute d&#233;mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens&#233; contr&#244;ler l'ex&#233;cution du budget de l'&#201;tat via la loi de r&#232;glement. Celle-ci est l'une des trois types de lois de finances (initiale, rectificative) qui, &#224; la fin de chaque exercice, permet d'arr&#234;ter le montant effectif des d&#233;penses et des recettes de l'&#201;tat et le r&#233;sultat financier qui en d&#233;coule. Autrement dit, c'est un bilan qui permet aux parlementaires d'appr&#233;cier la conformit&#233; de l'ex&#233;cution au projet budg&#233;taire qu'ils ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans toute d&#233;mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens&#233; contr&#244;ler l'ex&#233;cution du budget de l'&#201;tat via la loi de r&#232;glement. Celle-ci est l'une des trois types de lois de finances (initiale, rectificative) qui, &#224; la fin de chaque exercice, permet d'arr&#234;ter le montant effectif des d&#233;penses et des recettes de l'&#201;tat et le r&#233;sultat financier qui en d&#233;coule. Autrement dit, c'est un bilan qui permet aux parlementaires d'appr&#233;cier la conformit&#233; de l'ex&#233;cution au projet budg&#233;taire qu'ils ont vot&#233; initialement. Cette loi de r&#232;glement est-elle effective dans nos contr&#233;es africaines ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vote tardif de la loi de r&#232;glement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre pertinente, la loi de r&#232;glement doit intervenir assez rapidement car un contr&#244;le effectu&#233; des ann&#233;es apr&#232;s l'ex&#233;cution du budget n'aura aucun sens. C'est la raison pour laquelle dans la majorit&#233; des pays, elle doit &#234;tre adopt&#233;e un an au plus tard apr&#232;s l'ex&#233;cution du budget. Le temps est ainsi laiss&#233; au gouvernement pour collecter les donn&#233;es &#224; soumettre au Parlement et &#224; la Cour des comptes pour &#233;mettre un avis. Malheureusement, en Afrique, pendant longtemps la loi de r&#232;glement a &#233;t&#233; vot&#233;e avec un d&#233;calage de plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'illustration, au S&#233;n&#233;gal, la loi de r&#232;glement pour 2001 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2010 ; en C&#244;te d'Ivoire, la loi de r&#232;glement pour 2004 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2012 ; au B&#233;nin, celle pour 2007 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2013 ; et au Togo, celle pour 2010 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2015. Notons que dans de telles situations, la responsabilit&#233; est souvent partag&#233;e. Soit le gouvernement ne produit pas les projets de loi de r&#232;glement dans les d&#233;lais, soit le rapport de la Cour des comptes qui doit les accompagner se fait attendre. Mais, m&#234;me lorsque le Parlement est en possession de tous les documents n&#233;cessaires &#224; l'examen du projet de loi de r&#232;glement, il n'en fait pas toujours une priorit&#233;. C'est ainsi que, transmis au Parlement nig&#233;rien le 7 septembre 2011 avec tous les documents requis, le projet de loi de r&#232;glement pour 2007 n'a finalement &#233;t&#233; vot&#233;e que le 13 d&#233;cembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'av&#232;nement des directives de l'UEMOA de 2009, un int&#233;r&#234;t nouveau pour cette loi est affirm&#233;. Les Etats, pour rattraper leur retard, ont proc&#233;d&#233; &#224; un &#171; vote par paquet &#187; de ces lois. En C&#244;te d'ivoire, les lois de r&#232;glement de la p&#233;riode 2004-2010 ont &#233;t&#233; vot&#233;es en une seule s&#233;ance le 23 juillet 2012. Egalement au Niger, c'est le 13 d&#233;cembre 2012 que l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; tous les projets de loi de r&#232;glement de la p&#233;riode 2007-2009. S'il est vrai que ce vote &#171; en batterie &#187; des projets de loi de r&#232;glement s'imposait aux Etats qui voulaient se mettre &#224; jour, il n'en demeure pas moins qu'une telle d&#233;marche enl&#232;ve toute port&#233;e au contr&#244;le effectu&#233; par les d&#233;put&#233;s qui sont amen&#233;s &#224; exp&#233;dier lesdites lois. Aujourd'hui, des efforts sont faits par les Etats pour rendre r&#233;gulier le vote de la loi de r&#232;glement, mais d'autres obstacles emp&#234;chent un v&#233;ritable contr&#244;le de l'ex&#233;cution du budget.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'incomp&#233;tence technique des d&#233;put&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par son contenu, la loi de r&#232;glement est un document comportant des concepts, chiffres et tableaux dont la compr&#233;hension n'est pas toujours facile pour les Parlementaires. Peu outill&#233;s face &#224; l'arsenal de concepts comptables et financiers contenus dans le projet de loi de r&#232;glement et les documents qui l'accompagnent, les Parlementaires se fient au rapport de la Commission des Affaires Economiques et Financi&#232;res du Parlement qui est cens&#233;e faire une pr&#233;sentation plus simplifi&#233;e du projet de loi de r&#232;glement. Si ce rapport fait par un d&#233;put&#233; pour les d&#233;put&#233;s est en th&#233;orie un examen critique, il ne l'est pas en r&#233;alit&#233; car il se borne plut&#244;t &#224; reprendre dans leurs grandes lignes les projets de loi de r&#232;glement tels qu'ils arrivent du gouvernement. Ainsi, ne pouvant v&#233;rifier la fiabilit&#233; des informations contenues dans lesdits projets et dans les rapports de la cour des comptes, et ne disposant pas d'autres moyens d'information &#224; leur disposition, les Parlementaires adoptent &#224; l'unanimit&#233; et sans r&#233;serve les lois de r&#232;glement en faisant totalement confiance au juge des comptes. Le peu de temps consacr&#233; &#224; l'examen des projets de loi de r&#232;glement et le peu de d&#233;bat lors des travaux en disent long sur le manque de technicit&#233; de nos d&#233;put&#233;s d&#233;pourvus de l'assistance d'experts pouvant leur expliquer les questions de finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un contr&#244;le paralys&#233; par le fait majoritaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fait majoritaire se traduit par l'existence d'une majorit&#233; de parlementaires favorable &#224; la politique mise en &#339;uvre par le gouvernement. C'est cette situation qui pr&#233;vaut dans tous nos Etats ouest africains o&#249; le gouvernement dispose d'une majorit&#233; plus que confortable au sein de l'h&#233;micycle. L'ex&#233;cutif et le l&#233;gislatif &#233;tant l'&#233;manation du m&#234;me parti et repr&#233;sentant la m&#234;me base, les Parlementaires sont enti&#232;rement soumis, d&#233;vou&#233;s et incapables d'&#233;mettre la moindre critique au gouvernement. Or, l'essence du contr&#244;le r&#233;side dans la possibilit&#233; de contester les vues du gouvernement. Cette &#233;ventualit&#233; est hypoth&#233;tique dans la mesure o&#249; la discipline du parti impose aux Parlementaires d'approuver les actions gouvernementales peu importe leur pertinence. Fort de cette r&#233;alit&#233;, le contr&#244;le de l'ex&#233;cution du budget se trouve compromis. En t&#233;moigne le faible usage des proc&#233;dures des questions &#233;crites et orales ou encore celle de la commission d'enqu&#234;te que peuvent d&#233;clencher &#224; tout moment les d&#233;put&#233;s pour s'assurer de la bonne ex&#233;cution du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, il convient, pour un r&#233;el contr&#244;le de l'action gouvernementale, de renforcer les capacit&#233;s techniques des d&#233;put&#233;s et des fonctionnaires parlementaires en mati&#232;re de finances publiques, imposer plus de rigueur et de c&#233;l&#233;rit&#233; dans l'&#233;laboration des lois de r&#232;glement. Sans oublier qu'il serait indispensable de renforcer l'opposition parlementaire en consolidant institutionnellement son statut et la dotant de moyens, car c'est bien plus &#224; travers elle que le contr&#244;le de la d&#233;pense publique pourrait devenir plus effectif.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
ZAKRI Bl&#233; Damonoko Anicet,&lt;/strong&gt; Master en Droit public, Universit&#233; Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO-UUA), Abidjan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article en collaboration avec le projet&lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.librafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Afrique du Sud : Stop au renflouement des entreprises publiques d&#233;faillantes !</title>
		<link>https://iphone.madagascar-tribune.com/Afrique-du-Sud-Stop-au,24442.html</link>
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		<dc:date>2018-12-04T04:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Le dicton humoristique : &#171; La folie, c'est de faire toujours la m&#234;me chose et s'attendre &#224; un r&#233;sultat diff&#233;rent. &#187;, est souvent attribu&#233; &#224; Albert Einstein, mais ce n'est pas lui qui l'a dit. Ce n'est pas non plus la d&#233;finition de la folie, mais elle d&#233;crit un trait que nous pourrions appeler fou. Nous avons tendance &#224; r&#233;p&#233;ter les erreurs du pass&#233; en esp&#233;rant que cette fois-ci nos &#171; bonnes intentions &#187; suffiront &#224; changer les r&#233;sultats. &lt;br class='autobr' /&gt;
La spirale de la dette infructueuse &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dicton (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://iphone.madagascar-tribune.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dicton humoristique : &#171; &lt;i&gt;La folie, c'est de faire toujours la m&#234;me chose et s'attendre &#224; un r&#233;sultat diff&#233;rent.&lt;/i&gt; &#187;, est souvent attribu&#233; &#224; Albert Einstein, mais ce n'est pas lui qui l'a dit. Ce n'est pas non plus la d&#233;finition de la folie, mais elle d&#233;crit un trait que nous pourrions appeler fou. Nous avons tendance &#224; r&#233;p&#233;ter les erreurs du pass&#233; en esp&#233;rant que cette fois-ci nos &#171; bonnes intentions &#187; suffiront &#224; changer les r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La spirale de la dette infructueuse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce dicton d&#233;crit la politique du gouvernement sud africain &#224; l'&#233;gard de South African Airways (SAA). P&#233;riodiquement, on refait la m&#234;me chose, m&#234;me si les r&#233;sultats de la derni&#232;re fois ont &#233;t&#233; aussi infructueux que les pr&#233;c&#233;dents. La SAA, le bol &#224; la main, demande au gouvernement un nouveau sauvetage. Les politiciens se succ&#232;dent alors pour expliquer pourquoi on devrait permettre &#224; la compagnie a&#233;rienne en difficult&#233; de puiser dans les poches des contribuables, alors que les responsables de la SAA promettent solennellement que, cette fois, les choses seront diff&#233;rentes. Quelques mois plus tard, le m&#234;me spectacle recommence. Rien ne change &#224; part les dettes de la SAA, qui continuent de cro&#238;tre proportionnellement aux montants des plans de sauvetage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le Pr&#233;sident Ramaphosa, continue de soutenir la SAA : &#171; &lt;i&gt;Voici la r&#233;alit&#233; : la SAA est actuellement endett&#233;e. Au moment o&#249; nous parlons, elle est endett&#233;e pour un certain nombre de raisons&#8230; Si nous voulons aujourd'hui vendre la SAA, &#231;a sera &#224; un prix brad&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Sa solution consiste donc &#224; continuer &#224; faire ce que nous avons fait jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce qui n'a abouti qu'&#224; l'alourdissement de l'endettement de la compagnie. Creuser la dette ne peut &#234;tre une solution &#224; la dette impayable. Le directeur g&#233;n&#233;ral de la SAA, Vuyani Jarana, a indiqu&#233; qu'au 31 mars dernier, les actifs de la SAA s'&#233;levaient &#224; 13 milliards de rands, alors que ses dettes avaient atteint 26 milliards de rands. Quatre mois plus tard, il a d&#233;clar&#233; que la dette avait encore augment&#233; de 2 milliards de rands, sans augmentation de la valeur des actifs. Jarana a estim&#233; que la dette totale pour l'exercice augmenterait encore de 6 milliards de rands. La SAA a consomm&#233; 30 milliards de rands de richesse &#224; ce jour et en veut plus. C'est 30 milliards de rands qui ne peuvent pas &#234;tre utilis&#233;s pour des d&#233;pense appropri&#233;es, telles que la lutte contre la criminalit&#233;. C'est 30 milliards que les contribuables n'ont plus pour nourrir leurs familles, construire un toit ou &#233;duquer leurs enfants ; c'est aussi 30 milliards d'euros d'emplois d&#233;truits, et on estime que la SAA n&#233;cessitera encore 21 milliards de rands au cours des trois prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela suppose que, cette fois, les renflouements vont avoir un effet miraculeux. Mais, si l'on en croit l'histoire, et c'est g&#233;n&#233;ralement le cas, la dette accumul&#233;e dans trois ans sera plus importante qu'aujourd'hui et les politiciens de l'avenir d&#233;ploreront qu'un nouveau plan de sauvetage soit n&#233;cessaire pour &#233;viter que la dette beaucoup plus importante ne devienne imm&#233;diatement exigible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, la dette cumul&#233;e de la SAA augmente et, dans la logique politique actuelle, cela signifie un autre plan de sauvetage plus urgent. Le gouvernement soutient que pour &#233;viter de payer des dettes, il doit s'endetter davantage. &#199;a revient &#224; vouloir supprimer la famine en confisquant la nourriture. Tito Mboweni, Ministre des finances, a eu raison quand il a d&#233;clar&#233; que la SAA &#171; &lt;i&gt;est d&#233;ficitaire, et il est peu probable que la situation soit r&#233;gl&#233;e, ..., nous devrions la liquider.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La preuve de l'incomp&#233;tence de la SAA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a expliqu&#233; aux contribuables que la SAA cr&#233;ait des emplois gr&#226;ce au tourisme et au commerce. Pourtant, la SAA a ferm&#233; des lignes et a promis d'en r&#233;duire davantage. Le ministre de l'Entreprise publique, Pravin Gordhan, a d&#233;clar&#233; que la compagnie a&#233;rienne n'ouvrirait pas de nouvelles lignes, elle n'avait pas les fonds n&#233;cessaires. Alors, que s'est-il pass&#233; lorsque la SAA a arr&#234;t&#233; des dessertes ? Les concurrents ont augment&#233; leurs dessertes pour couvrir les lignes abandonn&#233;es par la SAA. Alors que la compagnie a&#233;rienne publique &#233;choue, des concurrents priv&#233;s tels que British Airways et Lufthansa augmentent le nombre de si&#232;ges sur leurs compagnies a&#233;riennes, sans le faire aux frais des contribuables, ils le sont d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, la SAA a annul&#233; les vols directs entre Le Cap et Londres, car elle ne pouvait g&#233;n&#233;rer aucun b&#233;n&#233;fice. British Airways a heureusement pris la rel&#232;ve avec un b&#233;n&#233;fice. En &#233;t&#233;, ils effectuent des vols deux fois par jour entre Heathrow et Le Cap, avec des vols suppl&#233;mentaires &#224; destination de Londres Gatwick. La compagnie a &#233;galement ajout&#233; des vols directs entre Durban et Heathrow. Quant &#224; Lufthansa et ses compagnies a&#233;riennes affili&#233;es, elles proposent d&#233;sormais des vols directs entre Le Cap et Francfort, Munich, Vienne et Zurich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est que l'Afrique du Sud ne perd pas son tourisme, alors que l'activit&#233; de la SAA se contracte. Au lieu de cela, les concurrents utilisent de plus gros avions et le tourisme a augment&#233; ! La SAA entrave le tourisme avec ses petits avions et ses vols moins fr&#233;quents. M&#234;me son march&#233; autrefois florissant sur les vols r&#233;gionaux africains souffre. Lorsque la SAA a renonc&#233; &#224; la ligne du Cap, insistant pour que les passagers aillent d'abord &#224; Johannesburg, le tourisme du Cap a attir&#233; des vols d'Air Botswana, d'Airlink, de Kenya Airways, de Rwandair, d'Air Namibia, d'Air Mauritius et d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;checs de la SAA n'ont pas entra&#238;n&#233; la mort du tourisme. Ils ont offert des opportunit&#233;s aux compagnies a&#233;riennes mieux g&#233;r&#233;es pour combler les lacunes et d&#233;velopper le tourisme. M. Ramaphosa demande si l'Afrique du Sud peut se permettre de fermer la SAA. Les preuves montrent plut&#244;t qu'il devrait demander si l'Afrique du Sud peut se permettre de NE PAS la fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron est pr&#233;sident du Moorfield Storey Institute &#8211;(Version &#233;lagu&#233;e)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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