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samedi 7 novembre 2026
Antananarivo | 18h40
 

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7 novembre à 12:25 | Vohitra (#7654)

Reconsiderons ces successions d’affirmations afin de pouvoir dresser le contour du questionnement posé...

"nous, nous n’avons pas fait de coup d’Etat, on nous a donné le pouvoir et l’autorité..."

"ce n’est pas une transition politique mais c’est juste un intérim de l’exercice d’autorité..."

"On a pris l’initiative et les décisions de mener des dialogues politiques avec les partis politiques..."

De tout ce qui précède, on ne fait que préparer l’opinion sur le retour à un ordre constitutionnel, encore à définir, un ordre perçu selon la vision des politiques sans que les électeurs puissent manifester ses rôles et attributions dans la sérénité et la crédibilité des consultations...

Un retour... Pour dire la fin de la transition... Mais en fait, qui a intérêt à ce que la transition s’achève sinon le peuple souverain ?

Or, on traîne et on veut mettre, pour le moment, à l’écart ce peuple souverain dans la l’élaboration et la formulation de la loi fondamentale...

Le triptyque "Refondation-Constitution-Élection" est apparemment biaisé dans la mesure où deux logiques contradictoires se trouvent en présence : l’intérim transitoire organisateur du processus est en train de préparer son avenir politique... Tandis que le peuple souverain manifeste une ferme intention de cadrer et réglementer l’exercice de l’autorité politique post-transition...

Mais depuis le 14 octobre 2025, beaucoup feignant d’ignorer que le pays est entré de plein pied dans un contexte extra-constitutionnel avéré...

Dans la loi fondamentale de la quatrième Republique, qui peut définir ce que c’est une "autorité militaire compétente" ?

Ainsi, de tout ce qui précède, qui pourra se prevaloir détenir l’autorité et la légitimité de désignation des membres siégeant dans la structure chargée de la rédaction de la future loi fondamentale pour la cinquième République tout en prétendant vouloir respecter scrupuleusement la constitution de la quatrième Republique ?

Déjà, un DG de ministère ose sans retenue contester le pouvoir et l’autorité de son propre ministre, ce n’est nullement une querelle de prérogatives, c’est tout simplement l’avant goût de l’implosion à venir prévisible d’une transition sans accord d’objectifs...

La "non-candidature" de dirigeants de l’actuelle transition politique pour la prochaine élection reste le gage essentiel de réussite du processus de refondation de la République... Autrement, une nouvelle crise politique plus dangereuse fera jour pour balayer et risquera d’emporter la République...

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