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mardi 13 octobre 2026
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13 octobre à 12:03 | Isandra (#7070)

"La défense souligne que son client n’aurait plus été interrogé par les enquêteurs depuis décembre 2025 et qu’aucune date de procès n’a été fixée. Elle rappelle également que trois autres personnes mises en cause dans le dossier ont été remises en liberté dès novembre 2025.

Pour prévenir une éventuelle fuite, Mamy Ravatomanga proposait de remettre ses passeports, de résider chez sa fille à Maurice, de se présenter régulièrement aux autorités et de fournir un garant mauricien.

Ses avocats contestent également le risque de disparition des preuves, soulignant que de nombreux documents bancaires et équipements électroniques ont déjà été saisis. Les enquêteurs répondent que les investigations internationales, notamment sur les circuits financiers, sont toujours en cours.

La question de sa santé constitue un autre motif d’inquiétude. Selon ses avocats, Mamy Ravatomanga souffre d’une grave pathologie cardiaque, qui a nécessité la pose de deux stents en novembre 2025, quelques semaines après son arrestation. Il souffre aussi, selon eux, de diabète et d’hypertension.

La Cour suprême avait déjà examiné son état médical en mai, sans considérer que les éléments produits démontraient alors l’incapacité de l’administration pénitentiaire à assurer sa prise en charge.

Une affaire judiciaire sur fond de changement de régime.

L’affaire Ravatomanga reste indissociable des bouleversements politiques survenus à Madagascar en octobre 2025. Arrivé à Maurice à bord d’un jet privé au moment où le pouvoir d’Andry Rajoelina s’effondrait, le patron du groupe Sodiat a rapidement fait l’objet d’investigations. La justice malgache a parallèlement engagé des procédures contre lui, notamment dans l’affaire des exportations de litchis.

Me Hector Bernardini, son avocat à Paris, insiste sur la nécessité de préserver l’indépendance de la justice mauricienne face aux éventuelles pressions extérieures. La défense considère que le changement de régime à Madagascar a joué un rôle déterminant dans l’engagement des poursuites.

Les décisions rendues jusqu’ici à Maurice reposent sur les risques de fuite et d’entrave exposés par la FCC. Le magistrat Nathire, qui a jugé ces risques assez sérieux pour maintenir Mamy Ravatomanga en prison, a lui-même pressé les enquêteurs de boucler leurs investigations.

Ses avocats annoncent désormais un nouveau recours devant la Cour suprême mauricienne, avant une éventuelle saisine du Judicial Committee du Privy Council à Londres, une voie déjà tentée en juillet puis abandonnée quelques jours plus tard. Sa prochaine comparution est prévue le 3 novembre.

Près d’un an après son arrestation, Mamy Ravatomanga, qui nie les faits qui lui sont reprochés, demeure présumé innocent. Les trois accusations retenues contre lui à Maurice restent provisoires.

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