La compagnie aérienne nationale malgache va intégrer un Boeing 737-700 à sa flotte. L’acquisition de l’appareil, financée par l’État malgache, a été validée par le Conseil des ministres. Ce nouveau moyen-courrier doit permettre à la compagnie nationale de renforcer ses capacités sur les liaisons intérieures et internationales.
Le 737-700 marque un changement d’échelle par rapport aux avions actuellement exploités par la compagnie aérienne nationale. La compagnie dispose aujourd’hui de cinq ATR 72, principalement adaptés aux dessertes domestiques et régionales. Selon les caractéristiques techniques officielles de Boeing, le 737-700 peut accueillir 128 passagers en configuration deux classes et jusqu’à 148 voyageurs en configuration tout-économique.
La capacité exacte du futur appareil malgache n’est cependant pas encore connue. Elle dépendra de l’aménagement de cabine retenu par la compagnie nationale. Boeing présente d’ailleurs différentes configurations possibles, dont une version à 140 sièges avec un espacement de 32 pouces ou une autre à 148 sièges avec un espacement de 30 pouces.
Plusieurs autres éléments importants restent à préciser. Le montant de l’acquisition n’a pas été communiqué, pas plus que la date de livraison et les modalités détaillées du financement public. La compagnie devra également annoncer les lignes sur lesquelles elle compte exploiter son nouveau Boeing.
Cette acquisition intervient alors qu’une autre transformation se prépare : Madagascar Airlines doit retrouver d’ici fin octobre son appellation historique, Air Madagascar. Le retour de ce nom accompagne ainsi une phase de reconstruction du pavillon national et une volonté annoncée de reconquérir progressivement certains marchés.
Outre son réseau domestique articulé autour des ATR, la compagnie envisage en effet de revenir sur plusieurs destinations historiques, parmi lesquelles La Réunion, Marseille, Moroni, Bangkok et Guangzhou. Le positionnement du 737-700 dans cette stratégie reste désormais à déterminer.
Pour Madagascar, disposer d’une flotte capable d’assurer davantage de liaisons constitue aussi un enjeu économique. L’étendue du territoire et les difficultés d’accès à certaines régions donnent au transport aérien un rôle majeur dans le désenclavement. À l’international, le développement des dessertes peut également accompagner le tourisme, les déplacements professionnels et les échanges économiques.
-----




