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vendredi 9 octobre 2026
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Sud de Madagascar : près de 3,7 millions de personnes menacées par une grave crise alimentaire

vendredi 9 octobre | Mandimbisoa R. |  741 visites  | 18 commentaires 

La situation alimentaire devient particulièrement préoccupante dans le Grand Sud de Madagascar. Alors que la période de soudure n’a pas encore commencé, plusieurs localités enregistrent déjà des cas sévères de malnutrition. Selon une enquête de l’AFP, relayée par Paris Match, près de 3,7 millions de Malgaches pourraient être confrontés à une insécurité alimentaire aiguë dans les prochains mois. Une perspective alarmante, dans un contexte marqué par la sécheresse, la hausse des prix et la diminution des financements humanitaires.

À Ifotaka, dans le district d’Amboasary-Atsimo, les centres nutritionnels accueillent des enfants dont l’état de santé nécessite une assistance alimentaire urgente. Cette localité avait été particulièrement éprouvée par la famine de 2021-2022, lorsque des milliers de familles avaient été contraintes de consommer des aliments de substitution pour survivre.

Une crise potentiellement plus grave que celle de 2021

Le retour annoncé du phénomène climatique El Niño pourrait aggraver les difficultés des populations rurales. La raréfaction des précipitations menace directement les récoltes et les ressources en eau.

Tania Goosens, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar, alerte sur une situation sans précédent. Les projections font état de près de 4 millions de personnes susceptibles d’atteindre un niveau critique d’insécurité alimentaire, dépassant les chiffres enregistrés lors de la précédente famine.

Les enfants figurent parmi les premières victimes. Selon les projections du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), près de 270 000 enfants de moins de cinq ans pourraient souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril, soit 39 % de cette tranche d’âge dans le Grand Sud.

L’inflation et la baisse des aides aggravent les difficultés

La flambée des prix alimentaires constitue un autre facteur de vulnérabilité. En juillet, l’inflation alimentaire annuelle atteignait 10,4 %, contre 6,8 % en janvier. L’augmentation des coûts du carburant, des engrais et du transport pèse sur les capacités de production et d’approvisionnement.

Parallèlement, les restrictions budgétaires des partenaires internationaux fragilisent les programmes humanitaires. Le PAM, qui prévoyait d’assister 720 000 personnes cette année, peine à atteindre la moitié de cet objectif. Quelque 35 000 élèves risquent également de perdre leur repas scolaire.

L’accès à l’eau, un enjeu majeur

Face aux sécheresses répétées, l’irrigation apparaît comme une solution essentielle. Cependant, les équipements de pompage solaire restent financièrement inaccessibles pour de nombreuses familles rurales.

Dans une région où la pauvreté demeure particulièrement élevée, les organisations humanitaires redoutent désormais une aggravation rapide de la situation. Sans renforcement de l’aide alimentaire et des moyens agricoles, les prochains mois pourraient devenir particulièrement difficiles pour des centaines de milliers de ménages.

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18 commentaires

Vos commentaires

  • 9 octobre à 09:26 | tonga soa (#11899)

    Depuis que BIKINI prône pour la construction d’usines de dessalement par osmose avec l’énergie solaire cela ne devrait plus exister.
    Heureusement maintenant que l’occident de Trump (et d’autres) a réduit les aides aux ONG il y a Poutine et la Chine de Xi qui vont prendre la relève. Quelle chance.

    Répondre

    • 9 octobre à 10:15 | canal baobab 13 (#11848) répond à tonga soa

      Trump bref les patriotes américains luttent les romains comme toi qui parasitent la France depuis la fin de l edit de nantes.. capiche ? Sinon instruis toi la tongue et tu pigeras quand la France décroche.
      C est en cela le meilleur président depuis Washington en tout cas assurément politique intérieure et deja avoir sorti les states de la mafia OMS...
      Et couper le financement à ces étrons qui se disent républiquains et pires français est FONDAMENTAL..
      Et ourra pour poutine avoir mis fin de facto à opération de contrôle des masses nom "la covid " hihihi en intervenant en ukraine..ces nazis à la solde de la city comme les idiots utiles dont un que tu dois vénérer car t es ignare car pas un fin de race de la gaillarde et effectivement tout le monde a pas eu la chance d être un fils d enfant de Tulle...baptisé à gimel les cascades d ou les protestants ont tiré dessus ( Tulle ma ville de coeur) au canon ...
      Réfléchis dans ta caboche de prieur de vierge...
      Qui a la science et donc qui gagne à la fin ...tôt ou tard
      Bon zoma ...aux patriotes

  • 9 octobre à 10:08 | Terry (#11353)

    La contradiction entre les immenses richesses naturelles de Madagascar et la famine qui frappe régulièrement sa population est une tragédie complexe. Si la situation donne l’impression que "rien n’est fait", c’est parce que les obstacles pour transformer ces richesses en bien-être pour la population sont profonds, structurels et cumulatifs.
    Voici une analyse des principales raisons qui expliquent ce paradoxe :
    1. Le paradoxe des ressources (La "malédiction des matières premières")
    Madagascar possède du nickel, du cobalt, des pierres précieuses, de la vanille et un potentiel agricole énorme. Pourtant, ces richesses ne profitent pas à la population pour plusieurs raisons :
    • Une économie d’exportation brute : Les ressources minières ou agricoles (comme la vanille) sont souvent exportées brutes, sans transformation locale. La valeur ajoutée et les emplois qualifiés profitent donc à d’autres pays.
    • La fuite des capitaux et les contrats défavorables : Les bénéfices des grandes exploitations minières vont majoritairement à des multinationales étrangères. De plus, les circuits illégaux (trafic de bois de rose, d’or ou de saphirs) privent l’État de recettes fiscales cruciales qui pourraient financer les infrastructures ou les aides sociales.
    2. Le défi géographique et l’isolement du Grand Sud
    Le Sud de Madagascar (le "Grand Sud") souffre d’un abandon historique et géographique :
    • Un enclavement extrême : Les routes (comme la fameuse RN13) sont dans un état de dégradation critique. Transporter de la nourriture, de l’eau ou de l’aide humanitaire depuis les régions fertiles du Nord ou du Centre vers le Sud prend des jours, coûte extrêmement cher et s’avère parfois impossible pendant certaines saisons.

    3. L’instabilité politique et la gouvernance
    Depuis son indépendance, Madagascar a traversé de nombreuses crises politiques cycliques (2002, 2009, etc.).
    • La paralysie de l’État : Ces crises coupent régulièrement le pays des financements internationaux et découragent les investissements à long terme.
    • Le manque de vision à long terme : Pour stopper la famine, il ne faut pas seulement distribuer de l’aide d’urgence (ce que font les ONG), mais construire des barrages, des canaux d’irrigation et des routes. Ces projets nécessitent une stabilité politique et des investissements massifs sur plusieurs décennies, ce qui fait cruellement défaut.
    4. Pourquoi l’aide internationale ne suffit-elle pas ?
    L’aide humanitaire (PAM, UNICEF) intervient pour sauver des vies à court terme (distribution de riz, de compléments nutritionnels). Cependant :
    • Fatigue des donateurs : Avec la multiplication des crises mondiales (guerres, autres famines), les fonds alloués à Madagascar diminuent (comme mentionné dans le texte initial).
    • Absence de transition vers le développement : L’aide d’urgence panse la plaie mais ne guérit pas la maladie. Tant que l’accès à l’eau (pompes solaires, forages profonds) et le désenclavement routier ne seront pas réglés par des politiques publiques lourdes, la dépendance à l’aide humanitaire persistera.
    Si vous souhaitez approfondir le sujet, je peux faire des recherches sur :
    • Les grands projets d’infrastructures routières ou hydrauliques actuellement prévus ou en cours dans le Sud.
    • L’impact du marché noir des ressources (or, pierres précieuses) sur l’économie malgache.

    Répondre

    • 9 octobre à 11:34 | bekily (#9403) répond à Terry

      Bonjour Terry
      Merci pour votre exposé des faits
      Madagascar est un pays vaste , riche et paradoxalement une population appauvrie de plus en plus.
      AVEC UNE STRUCTURE DE COMMUNICATION EMBRYONNAIRE.

      La situation précédente était fondée sur un système de corruption institutionnalisée , pour PILLER le pays.
      Chacun a conscience de réaliser la distribution des cartes , faisant que l’intérêt particulier primait toujours sur l’intérêt général.

      Le sud ,
      zone toujours déficitaire en eau, et très isolée payait la note en FAMINE ENDÉMIQUE.

      Il suffit de s’interroger comment des régions arides et semi désertiques, sans irrigation naturelle, arrivent à.EXPORTER DES DENREES AGRICOLES ?
      La solution est très simple : le recours aux usines de dessalement.
      ( le gouvernement semble l’avoir compris)

      Mais il y a le coût.,
      comme pour tout investissement infrastructurel productif.( route, ferroviaire, port, raffinerie, pourquoi pas minoteries).

      Déjà endetté , il faudrait au pays orienter sa vision sur
      LES RESSOURCES MINIÈRES.IMPORTANTES
      MAIS ATTENTION
      NON INEPUISABLES !!!!

      Le système mafieux corrompu Rajoelina
      avait contracté des CONTRATS INEGALITAIRES.
      Inégalitaire en ce sens que seuls les corrupteurs et les corrompus s’enrichissaient .
      ( lire chronique 2025.des ECHOS ce point)

      le gouvernement devrait ;
      1) faire le point sur TOUS LES CONTRATS MINIERS ( notre vraie seule ressource publique).
      2) DENONCER LES CONTRATS INEGALITAIRES
      ( analyse des apports economiques.pour chaque parti)
      ET LES RENEGOCIER
      EN .EXIGEANT DES PLUS VALUES CONSISTANTES.
      exemple ; ferroviaire nord/ sud , modernisation des ports ,construction de ponts et aqueducs...
      * SACHANT pertinemment
       ? que les minerais rares n’intéressent que des industries de pointe , de très haute technologie , donc TRES RICHES.

      A cela
      pour METTRE FIN AU PILLAGE PAR LES MAFIEUX :
      *** les attaquer dans leur fondement même : la corruption haut niveau
      *** METTRE FIN AUX :
      ......MONOPOLES ( D’IMPORTATION ET D’EXPORTATION surtout).
      .....AUX HOLDING EN CASCADE
      qui fonctionnent tous dans l’opacite de complicité avec les gouvernants véreux.
      *** stimuler et soutenir les initiatives des nationaux.( surtout dans l’agro alimentaire pour commrncer) Ex des fermes d’Etat de type KIBOUTZ ou COOPERATIVES dotées de matériel modernes et performants à disposition de tous.

      Il est inconcevable que le peuple soit misérable ( voire AFFAME).dans un pays riche .
      Au gouvernement de PROUVER ce qu’il veut vraiment....car IL PEUT !!!!

      Point besoin d’aide , les moyens sont là.

      Les fozas se contentaient de commissions mafieuses , sur des projets aussi onéreux qu’inutiles !

    • 9 octobre à 11:39 | bekily (#9403) répond à Terry

      Corrigé
      Matériel à disposition pour tous

    • 9 octobre à 11:45 | bekily (#9403) répond à Terry

      Pour le trafic d’or et surtout de pierres précieuses
      PROCEDE T ON PARFOIS
      A CONTRÔLER LES PRESENCES ET VISAS D’ÉTRANGERS NOMBREUX ?????

      Les Pakistanais pullulent sans contrôle sur les lieux d’exploitation de pierres précieuses !!!

    • 9 octobre à 11:45 | bekily (#9403) répond à Terry

      Pour le trafic d’or et surtout de pierres précieuses
      PROCEDE T ON PARFOIS
      A CONTRÔLER LES PRESENCES ET VISAS D’ÉTRANGERS NOMBREUX ?????

      Les Pakistanais pullulent sans contrôle sur les lieux d’exploitation de pierres précieuses !!!

    • 9 octobre à 11:47 | tonga soa (#11899) répond à Terry

      BIKINI vous avez omis de dire...la faute à la France. Mais on l’entend bien quand même.

    • 9 octobre à 11:50 | bekily (#9403) répond à Terry

      Cellophane
      Je m’en tape , ce chapitre est fermé.

  • 9 octobre à 10:36 | Vohitra (#7654)

    Firenena iray izay ny 81 % amin’ny mponina no mipetraka sy monina eny amin’ny tontolo Ambanivohitra... Ary 70 % mahery amin’ny vahoaka no mivelona amin’ny fambolena sy ny fiompiana...

    Nefa dia...

    Lany vola vahiny amin’ny fanafarana sakafo avy any ampita no sady tsy mahavelontena ny marobe amin’ny mponina ao aminy.

    Hianjadian’ny hanoanana sy mosary isantaona.

    Marefo sy marofy ary saozanina ny zaza marobe, lasa votsa sy voan’ny rarintsaina vokatry ny sakafo tsy zarizary sy tsy tomombana.

    Mba milamina ve ny sainao io izao, ianao izay nandany volabe tamin’ny "festival tsapiky" nefa ny mponina izao noana tandindomin-doza toy izao ?

    Mba milamina ve ny sainao nitety Firenena 15 tany ampita nandany volampanjakana sy volam-bahoaka tao anatin’ny herintaona nefa ny vahoaka eo ambavahaona amin’ny fahafatesana ankehitriny ?

    Mba milamina ve ny sainao milaza ho solombavambahoaka mandray volam-bahoaka tsy toko tsy forohana amin’ny karama sy tambinkarama io nefa ny vahoaka tompom-bola izao ianjadian’ ny mosary izao ?

    Tsarovy anie fa ianao solombavambahoaka io dia isambolana dia mandray 140 tapitrisa FMG atao lasantsy sy gasoil fotsiny ankoatry ny karama sy tambinkarama hafa !

    Répondre

    • 9 octobre à 11:51 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      Et pourtant ne pouvait on lire il y a peu :

      25 septembre à 11h38 | Village (#7654)

      Pour ma part, je tiens à remercier le Président pour cet effort visant à élever le niveau du pays.
      Merci beaucoup.

      1er octobre à 10h17 | RATOVO (#10503)
      Le Colonel l’a fait ! Le dossier est bouclé en 6mois . L’indépendance énergétique profile à l’horizon . Les délestages à Antananarivo ne seront plus qu’un mauvais souvenir . La population est invitée à ne pas perdre patience . Honte à celui en fuite à DubaÏ qui pendant un mandat n’a fait que bloquer la concrétisation de ce projet par la voracité pour les commissions de la mafia de son régime corrompu .

      MDR.

    • 9 octobre à 11:54 | bekily (#9403) répond à Vohitra

      Eny oa
      Tsy mahintsy raraka ny ivyn’ ilay dondrona.

    • 9 octobre à 12:25 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Henatra sy fahafaham-baraka ho an’ny frantsay ity tongo-kisoa ity marina mafy...

      Donto, votsa, fohy fisainana, marefo...

      Faikamboanjo tsy misy fangarony...

    • 9 octobre à 14:02 | bekily (#9403) répond à Vohitra

      NTSSSSS
      @Vohitra
      fahikamboto tsy mahatakatra, na mahatsapa izany hoe henatra izany ré e !
      Makasitraka

    • 9 octobre à 14:59 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      "Terne, terne, colérique, fragile..."

      COLERIQUE vous dites. Moi pas du tout. Et pourquoi je le serais. Après tout nous parlons de ce qui vous arrive.

      Après quand je parle de la "blanche colombe" qui vole encore au dessus de vos têtes, en général c’est vous que cela excite.

    • 9 octobre à 15:29 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Indrisy mantsy !

      Milaza fa frantsay efa ela nipetraka teto Madagasikara hono i tongo-kisoa dia izao izy hita fa tsy mahay akory ny teny Malagasy fa manao dika vilana amin’ny IA izao fotsiny.

      Mba tadiavo amin’ny IA indray ny hoe "tena kaondrana sy mivika i tongo-kisoa"...

  • 9 octobre à 16:57 | bekily (#9403)

    Tapa tsinay....
    Avelao manongotra volo eo !

    Répondre

  • 9 octobre à 17:29 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby
    & pendant ce temps le "gouvernement officialise une indemnité de 150.000 ariary" pour les déjà nantis fonctionnaires (bedonnants) dont aucun ne souffre de faim !
    Une logique imparable pour ne pas dire singulière que meme les ONG : n’ arrivent pas à comprendre ?
    Il est certain que ce ne sont pas les " morts de faim" qui font tourner la boutique ...

    Répondre

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