Parmi toutes les théories de science politique, celle du selectorate et de la winning coalition éclaire de façon intéressante la façon dont la politique se pratique à Madagascar.
Pour simplifier, le selectorate désigne le groupe dont le soutien est nécessaire pour conquérir et se maintenir au pouvoir, tandis que la winning coalition en est une partie. L’envergure et le profil de ces groupes varient en fonction du régime : dans une démocratie, le selectorate est le corps électoral et la winning coalition est la majorité des votants. Dans une autocratie, le selectorate serait composé par exemple des membres du parti au pouvoir, et la winning coalition serait l’organe dirigeant, comme par exemple le comité central ou le bureau politique. [1]
Lorsqu’un pouvoir est acquis par un coup d’État et non par une élection, la winning coalition va se réduire encore plus à un nombre limité d’individus influents, utiles pour garder le pouvoir sans nécessairement tenir compte du Droit, de la Morale, et encore moins du corps électoral. Par exemple, quelques officiers de l’Armée pour offrir l’argument de la force, faute de la force des arguments ; quelques politiciens pour le contrôle des institutions et des collectivités ; quelques magistrats pour aider à donner une caution juridique à un processus anticonstitutionnel, et monter des dossiers pour décapiter l’opposition ; quelques journalistes ou influenceurs de réseaux sociaux pour assurer la propagande ; et surtout quelques sponsors pour financer les opérations, y compris celles de basse besogne.
Quand on repense au parcours d’Andry Rajoelina, de 2009 à 2025, on se souvient du rôle joué par des personnes telles que Lalatiana Rakotondrazafy, Rinah Rakotomanga, Charles Andrianasoavina, René Lylson, Norbert Lala Ratsirahonana, Naivo Raholdina, Christine Razanamahasoa, Hery Rasoamaromaka, Rossy, Angelo Ravelonarivo, Fidèle Razara-Pierre, Dadan’i Jemima ou encore Mamy Ravatomanga. Voilà une illustration concrète de la composition d’une winning coalition. Dans les fonctions officielles ou les rôles officieux qui ont été les leurs à un moment ou à un autre, tous ces gens ont trouvé leurs remplaçants dans l’équipe actuelle au pouvoir, ou se sont remplacés eux-mêmes en retournant leurs vestes afin de se présenter comme les porteurs de renouveau. Dans ce cas, comment croire que par miracle, ceux qui nous ont trompé pendant des années seraient tout à coup devenus crédibles ?
Deux questions intéressantes découlent de ce qui précède. Dans un contexte autocratique, quelles sont les motivations de la winning coalition et quelles sont ses pratiques ?
Motivations et pratiques
Pour répondre à ces questions, il est intéressant de dresser la typologie de ceux qui s’impliquent en politique à Madagascar. Bien entendu, tous et toutes vont affirmer œuvrer pour le bien commun et l’amour de la patrie. Toutefois, il y a des motivations moins glorieuses qui vont apparaître à des degrés divers quand on étudie un peu les personnages. L’ego pour les imbus d’eux-mêmes qui veulent se sentir importants et s’imaginent faiseurs de roi. La vénalité pour ceux qui voient l’activité politique comme une porte d’accès vers les avantages, prébendes et marchés publics. Le goût du pouvoir pour les mégalomanes. L’outrecuidance de ceux qui s’imaginent être meilleurs que les autres. L’esprit de vengeance pour ceux qui ont été vexés par le pouvoir précédent. Etc. Finalement, une clique de gens qui s’imaginent capables mais aux motivations plutôt minables.
Dans le milieu politique en général, et dans un contexte autocratique en particulier, ce n’est pas la vérité qui est sacrée, mais la réalité que l’on crée. Les membres de la winning coalition vont s’évertuer à créer une réalité factice afin de présenter une image-vitrine de patriotisme et de compétence pour animer la flamme des partisans. Il s’agit d’enjoliver les réalités économiques, de prétendre travailler d’arrache-pied pour le bien-être de la population, de grossir la loupe des réalisations, aussi insignifiantes soient-elles, et d’affirmer agir conformément aux valeurs démocratiques et aux principes de l’État de droit. Les expériences de 1972, 1991, 2002 et 2009 nous ont appris la valeur des engagements politiques. Celle de 2025 est bien partie pour suivre les pas de ses aînées.
Les mécanismes de défense face aux critiques sont également les mêmes : l’autisme politique et les contre-attaques peu scrupuleuses. Par exemple, faire fleurir les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État, arrêter des citoyens en montant des dossiers dans une totale impunité, accuser les critiques d’être manipulés. Le tout appuyé par des régiments de trolls et de comptes fake payés pour soutenir le dénigrement des opposants et les louanges du pouvoir, de l’emprisonnement de Rolly Mercia aux arrestations pour pouce renversé et port de t-shirt, sans oublier l’accusation contre les Facebookers de ne représenter que « 6% d’imbéciles ». Bref, tout ce que Rajoelina a érigé en mode de gouvernance et que les manifestations de la Gen-Z ont dénoncé en 2025.
Ces actions à l’éthique discutable nécessitent de s’asseoir sur la morale et le Droit. En effet, le but n’est pas l’honnêteté mais le pouvoir, et pour l’acquérir, beaucoup considèrent qu’on peut se permettre de tordre le cou aux valeurs. « Politika no atao » aiment à rappeler les politiciens malfaisants, pour insinuer qu’en politique, tout est permis. Dans ce milieu, la loyauté est donc une denrée périssable. On se rappelle de plusieurs enregistrements réalisés ces dernières années par des « amis » dans certaines affaires à l’insu de Imbiky Herilaza ou de Lanto Rakotomanga, et bien avant eux, de Patrick Leloup, ce qui montre, si besoin était, qu’il faut se méfier de tout le monde, y compris de son entourage. Il suffit d’observer le troupeau « d’anciens fidèles » qui s’est empressé de trahir Rajoelina en 2025 ou Ravalomanana en 2009. Toutefois, on note qu’il ne s’agit pas d’une spécificité malgache : il suffit de se souvenir comment Sarkozy et Balladur ont trahi Chirac, entre autres exemples possibles. La citation attribuée à Voltaire garde son sens au-delà des siècles et des frontières : « Mon dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! ».
La winning coalition forme donc un clan regroupé autour d’intérêts communs, qui restent communs jusqu’à ce les ambitions et trahisons ne séparent les parcours. En attendant, le clan se soutient, se protège, se défend, et utilise toutes les ficelles pour se maintenir au pouvoir, sans limites et sans scrupules. Cela va des fraudes électorales aux emprisonnements arbitraires, en passant par la corruption des rouages institutionnels et administratifs, sans oublier les mensonges d’État. Le souvenir des déclarations des partisans du coup d’État de 2009 et des propagandistes de 2018 et 2023 nous rappelle comment ils avaient essayé de nous faire croire que Rajoelina était un Messie politique, tout comme en 2002 on nous avait fait croire que Ravalomanana était le sauveur de la Nation. Souvenirs utiles du passé pour servir d’avertissement pour le présent et le passé.
Pervers narcissiques et solelakistes
Dans toutes ces manœuvres, l’information est une ressource-clé : il faut donc la rechercher, la collecter par n’importe quel moyen, et laisser traîner ses oreilles pour emmagasiner l’information qui peut un jour s’avérer utile pour agir, ou pour nuire. On aime faire savoir (ou faire croire) qu’on est bien informé, bien connecté, et qu’on fréquente des décideurs. Ça permet de faire croire qu’on est important. Ou de se croire l’être.
Dans le pire des cas, il ne faut pas hésiter à inventer l’information. La rumeur et la calomnie font partie de la panoplie d’outils des pervers narcissiques qui nagent comme des poissons dans l’eau trouble de la politique. Elles permettent d’essayer de déstabiliser les amis en prétendant détenir une information sensible les concernant, d’écarter les rivaux, de nuire aux adversaires, et surtout de faire le vide autour du leader pour faire partie du premier cercle, celui qui réunit ceux qui apparaissent comme les plus loyaux, les plus engagés, les plus indispensables. Quand on fait de la politique, il ne faut pas craindre de marcher sur les cadavres. Il faut même plutôt aimer cela, car cela donne le sentiment d’être le héros survivant face aux faibles qui n’ont pas tenu la distance.
C’est pour cela que le solelakisme, comportement de servilité et d’obséquiosité envers le leader, nécessite du talent et du courage. Du talent, car au milieu de la compétition farouche entre courtisans, seuls les plus habiles garderont une place au soleil. Du courage, car dans le milieu politique, la bravoure se mesure à la capacité de se cacher les yeux et se boucher le nez devant les dérives de son propre clan, tout en contribuant à les cacher aux citoyens.
Ces réflexions sommaires éclairent le présent et le futur proche. Elles permettent de comprendre les vagues d’arrestations sous prétexte de la litanie (tsianjery maimbo) de l’atteinte à la sûreté de l’État, avec des productions de dossiers d’accusation dont chacun se fera une idée, en fonction de l’estime qu’il portera au ministère de la Justice du moment et au monde judiciaire. Elles offrent une grille de lecture pour les nominations qui laissent transparaître, non pas la compétence et l’expérience, mais la volonté de créer un réseau d’hommes et de femmes capables de contribuer à la propagande, le jour venu. Elles permettent de comprendre les mentalités dominantes au sein de la classe politique, si classe il y a. Mais elles permettent également d’anticiper la foire que ça risque d’être à l’approche de la présidentielle prévue en 2027, lorsque les ambitions de certains vont devoir se réajuster face à la probable candidature du colonel Randrianirina, avec le probable soutien de la winning coalition en place et de la Russie. En se rappelant ce que disait l’ancien président congolais Pascal Lissouba (« en Afrique, on n’organise pas les élections pour les perdre »), faut-il s’attendre à une probable victoire ?





Vos commentaires
Voui c est probablement très intéressant pour des étudiants en sciences politiques bref des branles manettes déconnectés du terrain qui est que déjà tant que l ambassade de France sera en plein milieu de tananarive pour ne pas dire le donjon de l empire qui deteste la république !
Les jésuites, les vrais représentants/ décideurs de la république française à Madagascar
ne sont pas prêts à accepter l etat de droit !
( ni leurs complices mulsims)
En indochine les immolations des moines bouddhistes ont précipité la chute du président fantoche à Kennedy...ces " barbecue " encouragés/ moqués par sa teup qui offrait publiquement les allumettes...
Bref
Rajoelina en sort puis y re rentre combien de fois lors de son putch enfin celui de sarkosi ?
Ça quoi je veux est que les français doivent reprendre le pouvoir en France et les malgaches malgaches à Tana déjà et cette ambassade en plein milieu de la ville a quelques pas des foyers mafieu des affranchis est un frein au dvlpt eco sos c est clair comme du cristal de roche !
Un partenaire loyal déménagerait...
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La Philosophie des grandeurs :
Un long discours, juste pour dire que : Madagascar et les malgaches sont dans la mouise !
L’art du palabre gagne aussi les prétendus journalistes
Pourquoi faire simple lorsqu’on peut complexifier
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C’est vrai que c’est un peu long et touffu pour ceux qui ne sont entraînés qu’à l’effort intellectuel pour lire un tweet ou une bande dessinée.
Tout une succession d’alliance et de mésalliance, de trahison et de complot, d’organisation et de destruction, de fusion et de scission, de lutte et d’agression, d’amitié et de combat, d’idéologie et de tromperie, de croyance et d’iniquité, de foi et de perversion, d’honneur et de banditisme, de patriotisme et de haute trahison de la Nation...
Et bien sûr, tous sans exception, la main sur le cœur lors de la présentation de respect à l’hymne national...
Mais le but ultime reste le même : s’enrichir au plus vite au détriment de la Nation en manipulant l’Etat...
Et en agitant la diversité ethnique comme bouclier une fois à court d’arguments plausibles et quand la machine véhiculant la tromperie est grippée...
Tout en désignant les ennemis et groupes à combattre comme étant la source de la situation lamentable vécue par la grande majorité...
En somme, de l’hypocrisie et de mensonges, de l’escroquerie et de la convoitise à profusion, de la jalousie à un complexe mal refoulé...
Tout ce qui caractérise les "tsy maty manota" et les "fanetribe" !
Madagasikara est riche et dispose d’atouts certains, après 66 années d’actes malveillants perpétrés, la Nation subsiste encore, l’Etat existe encore, et les tsy maty manota passent de République en République, de la deuxième à la quatrième, de génération en génération...
Quelle solution ultime, et quelle voie à emprunter, et quel itinéraire à parcourir alors ?
Il n’y a plus d’autre option possible ni d’alternative à adopter...
Sauf si...
Le peuple de Zanahary arrive à prendre courage à deux mains, et s’engager dans une guerre sans merci et sans compassion ni remords...il est impératif de mettre hors d’état de nuire et condamner à mort les tsy maty manota, de les réduire à néant, de les déraciner totalement, de les détruire sans possibilité de développement de rejets et de repousses !
Une troisième guerre de libération... après celle du Menalamba de 1896, et celle du Menavazana de 1947...
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@ Vohitra
Une troisième guerre de libération... après celle du Menalamba de 1896, et celle du Menavazana de 1947...
Ouh là ! Secte Zanahary , elle est dejà passée lé 3e Guerre de Libération ( elle est entrain de se terminer dois je dire ) celle qui a permis de liberer Mcar des Oranges Pourris. D’avance je dis que la 4e arrive et elle est va être carrément la Vague Jeunesse Insolente et Intelligente.
Laissons d’abord le Colonel faire le Ménage !!!!
Colonel Randrianirina n’est pas un pervers narcissique dans la même lignée de Trump . Le " solelakisme " à la mode refondation a une composante terriblement " claniste " pour ne pas dire franchement " tribaliste " . Les thuriféraires tiennent un discours " clivant " et " partisan " en arguant le " fédéralisme " comme la pièce- maitresse à un vrai développement équilibré et harmonieux . Les chefs d’institutions qui s’affichent comme des marionnettes de Moscou serviront de levier à une manipulation électorale pour confisquer le pouvoir .
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Salama djiaby.
Voilà encore une pépite offerte par Ikala ainsi que le commentaire toujours aussi lucide de Vohitra .
En effet les hommes semblent condamnés à être dirigés par ce genre d’individus, qui pullulent dans ce marécage nauséabond qu’ est la politique dont se sert une certaine aristocratie ( lobbyings polymorphes) pour conserver leurs acquis .
Le problème est bien : qui ne le ferait pas ?
Entre un dictateur "modéré" (oui je sais : c’est comme un islam "modéré" ou un genre de roquefort ?...) & un prétendu " démocrate" patriote, seule une minorité d’ individus semble : soit être prédestinée à cette vocation ou destinée que des gens responsables pour ne pas dire : sages semblent fuir si ce n’ est refuser, on comprendra aisément ces derniers de ne pas vouloir aller "nager" dans ce marécage infesté par ce que la raison humaine semble à priori condamner , stigmatiser ou fuir ...
A commencer par la traitrise, le manque de morale, et l’ avidité sans scrupule nécessaires pour survivre dans ce milieu ou tous les coups sont non seulement permis mais impératifs pour survivre.
Un bassin que l’ on choisi ou en plus d’ être " élu" il faut jouer des coudes pour se faire une place , voir s’ imposer .
Un milieu glauque dont nous sommes tous dépendants parce que finalement tres peu veulent y aller , leurs laissant toutes les portes ouvertes à toutes les diableries possibles leur donnant meme le bâton pour nous battre (" nous avons été élus " démocratiquement ") que ce n’ est pas la rue qui gouverne ou vous qui n’ etes rien n’ avez pas votre mot à dire car " c’ est nous qui f"aisons" ( agissons vous nous avez élus pour ça) ou la critique est facile" comme fin de non recevoir (circulez ya rien à voir) ...
Comment sortir de ce cycle infernal que l’ on qualifie tres poétiquement de "démocrassie" reste un dilemme que ceux qui sont au pouvoir ne voudraient pour rien au monde changer ! ( particulièrement ceux qui ont les moyens financiers de les soutenir et qui n’ ont pas non plus d’ autres choix le cercle vicieux & non vertueux) je pense particulièrement au système Suisse avec le RIC comme système : certes pas parfait mais déjà bien plus respectueux et démocratique que les " démocraties" prétendues de ses voisins limitrophes .
Une maturité "politique" qui n’ en est pas encore sortie du stade embryonnaire dans le Pays de Zanahary ... ( bien que la GenZ semble en montrer un stade embryonnaire ? moramora be puisqu’ on " nait" pas pressés ) .
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On va détendre un peu l’atmosphère s’il vous plaît...
Avec un fait ayant l’air d’une plaisanterie de mauvais goût...
Bon ! Voici le fait...
Son Excellence Monsieur le ministre venait de dire que le pays de Zanahary va exporter de l’arachide en Chine...
Oui, exporter de l’arachide alors que le pays accuse une hausse incessante du niveau d’importation en huile alimentaire !
Ce ministre est-il un extra-terrestre ?
C’est incroyable !
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Vohitra,
Quel cynisme de votre part, face à cette situation catastrophique où se trouve notre pays, vous osez encore faire rigoler les forumistes :)
Pensée unique
"Le régime en place est en train de tout mettre en œuvre pour se donner l’occasion de faire cavalier seul lors de la prochaine élection présidentielle. Vu les évènements de ces derniers jours, force est de constater que l’opposition est actuellement quasi inexistante. Tous les adversaires potentiels sont réduits au silence. Seuls les alliés de la Refondation occupent le terrain. Les autres forces politiques sont complètement anéanties, en cavale, emprisonnées, ou sous le coup d’une poursuite judiciaire. Même les militants de la Génération Z, qui ont tenté de dénoncer la mauvaise gestion du pays et qui ont insisté pour réclamer la dissolution des institutions qu’ils qualifient d’obsolètes, semblent complètement muselés et étouffés. On pourrait donc s’acheminer vers une élection à sens unique où tous les acteurs vont se regrouper autour d’un collectif de soutien au candidat du régime."
Ca commence à être très grave à la Poutine docteur !
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Et c’est qui est étonnant dans cette histoire, apparemment, même Ravalo, il se résigne. En effet, au début de cette année, il entamait des fitetezam-paritra, d’un coup comme ça, il se calme, et se tait sagement.
18 mai, date anniversaire marquante dans notre histoire, celle où le 1er président P.Tsiranana démet son gouvernement et a demandé au général Ramanantsoa d’en former un.
Ce dernier lassé par les tensions ( contexte politico-social et ethnique ) jusqu’au sein de son gouvernement, démissiona au profit de Ratsimandrava en 1975.
Cet évènement fatidique fut le début de la DESCENTE AUX ENFERS de notre chére Patrie,
Malheureusement !
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Dsl, 18 mai 1972
Dsl, 18 mai 1972
Le drame de ce pays, c’est de devoir, aujourd’hui, regretter, pour certains, la fuite du potentat Rajoelina, aux mains, désormais, de putschistes qui tentent d’imposer une nouvelle formule du pouvoir, sans partage !..
Et pour corser les choses en s’associant, avec ce qu’il y a de pire, juste derrière la Corée du Nord ..
L’histoire ne bégaye plus, elle creuse, plus profondément, encore, sa tombe qu’on croyait, arriver à sa profondeur, définitive !..
Inutile de dire que cette fausse transition n’est qu’un ramassis de copies/colles des mauvaises habitudes du passé, allant des supposées tentatives de coup d’état à la redistribution des permis miniers, de la vanille, des litchis..
La tournée, internationale, des popotes, de Monseigneur, afin d’être adoubé comme le président, certifié, donne une image, déplorable, à ce régime, fantoche, qui se considère comme l’unique roue de secours alors que c’est l’état qui a calé, en donnant à cette pantalonnade, en treillis, une inconséquence, supplémentaire !…
Mis devant le fait, accompli, la communauté internationale, en dehors des complotistes de guerre qui ont accouru « comme des morts, la faim », a pris acte de coup de force militaire, tout en évitant par ses critiques de coulisses d’être accusée d’ingérence, notoire !..
Désormais, l’impasse, qui se profilait, déjà, aux premières lueurs de ce hold-up, avec un arrière goût de vodka, prend, désormais, une vitesse de croisière, inquiétante..
L’avenir nous réserve des surprises, seront-elles, celles, auxquelles on pense, ou, au contraire, détricoteront-elles, un scénario dont les commanditaires en avaient peaufiné le script, qui, au final, présente une certaine ressemblance avec un passé dont, pourtant, une majorité ne supportait, plus, l’existence ?..
Pourquoi et comment ces histoires de pouvoir se succèdent en se ressemblant, étrangement, avec cette recherche, permanente, de l’homme providentiel qui n’est, en définitive, que le clone de celui qui avait quitté ou fui un pouvoir, en vidant les caisses ?..
Les réponses sont multiples, mais, elles répondent, toutes, aux mêmes certitudes qui sont celles de croire à une pensée, unique : l’enrichissement éphémère d’un pouvoir avant un tourner manège offrant à un système, endémique, une existence, propice, à tous les opportunistes.
Le système perdure parce qu’en dehors des seconds couteaux, les présidents et leurs propres entourages n’ont aucun compte à rendre, ce qui encourage une récidive, permanente, et un afflux de candidatures à une immunité, totale, assurée.
Désormais, la transition bricole, assaisonne, à sa convenance, tente des opérations de séduction à l’international, dès, qu’elle en a l’occasion, sans vraiment convaincre..
Faudrait-il, aussi, rappeler que le précédent président, banni, avait été adoubé par Ratsiraka et que son prétendant, à la succession, est lui, bénéficiaire, de cet état dans l’état, constitué par cette armée, système, tentaculaire, vieil héritage du même, commanditaire qui avait tenté le copinage, soviétique, en son temps.
Héritage, délétère, qui conserve encore toute sa toxicité jusqu’à quand ?.
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Lékopé,
Cette situation est dû au fait que les opposants, les haineux de Rajoelina n’avaient d’autre chose en tête que son départ à tout prix, sans prévoir les conséquences de ce coup d’Etat.
Pourtant, c’est prévisible, ils auraient dû tirer de leçons de ce qui se passe au Sahel, quand une junte arrive au pouvoir, leurs priorités n°1 ne sont que la longévité de son pouvoir, et le silence des opposants,...
La faute aux factieux, les mêmes facétieux des forces de la regression post indépendance, consciemment ou inconsciemment rattachés á l’ancienne mére patrie et parti de l’étranger.
Lorsque la dégradation de l"air deviendra insoutenable et insupportable, le grand soir ne pourra provenir que des vrais patriotes, des souverainistes conscients de la sacralité de la terre de nos ancêtres !
A force de traquer sur Tik Tok, sur WatsApp et autres RS des complots imaginaires, ce pouvoir de pieds nickelés aussi ridicules que dangereux est juste en train de faire tourner le pays en rond. Méthode à la Poutine : créer la psychose afin de durer. Le colonel balise, lentement mais sûrement, le chemin vers cette élection dont la spécialité en fraudes massives de ses alliés russes lui assure, n’en doutons pas, la victoire (la CENI qui va se former à Moscou, quel foutage de gueule). Il le sait, on le sait. Les problèmes de la vie quotidienne sont remis aux calendes grecques, les 3 blaireaux qui ont ameuté la foule du 13 mai sont bien au chaud... Lily Rafaralahy est ministre, Clémence Raharinirina règne sur l’Analamanga, Babah Rakotoarisoa joue au caïd à l’ACM (il a même osé demander un 13 ème mois après 45 jours d’imposture à son poste…). Et que dire de Fanirisoa Ernaivo qui jouait les Jeanne d’Arc de l’indignation, peut-être la plus grande arnaque de ce cirque qui a fait cocu le mouvement des Gen Z ; elle accuse le mouvement qui l’ a amené là où elle trône de mercenariat parce qu’il ose demander des comptes. Tout ce beau monde savoure ses nouveaux privilèges en regardant les gueux chercher de l’eau et attendre après l’électricité.
On a nous-mêmes créé un nouveau monstre avec ce quarteron de colonels, un pouvoir qui se cache derrière ses propres manquements, qui désigne les autres comme toujours coupables, forcément ! Si seulement il se regardait dans le miroir, il entamerait ces réformes que le peuple réclame, ces audits qui n’arrivent jamais, ces responsabilités qui ne sont pas assumés... Chacun ses priorités, pardi, le peuple sa survie, le colonel son siège. Comment, en effet, na pas faire le parallèle avec le régime de l’Amiral félon et avec celui du DJ crapule, 2 systèmes qu’on a vomis ? Ces traîtres à la patrie avec lesquels ce colonel, on le découvre sur le tard, a fricotés en son temps. On aura donc fait une énième révolution qui fait pschittt ?. Sommes-nous, à ce point, maudits ?
Zanapattincouffin a un problème avec la Russie ...et poutine qui a recu le colonel ( jamais il aurait reçu l amiral le plus nul de l histoire navale mondiale incapable de faire une triangulation ou le diskjockey ) lui a donné sa confiance et à mon avis le colonel ne trahira pas...Le père Vlad.
lors de sa réception à Moscou ils ont du de dire des choses...qui ne disent pas s écrivent pas mais il est évident que la nouvelle Russie qui s est érigée en modèle universel veut réussir à Madagascar après l echec des années deba...faire le bien bref faire ce que ne feront jamais les romains !
Parisien londonien bref l empire ! les esclavagistes !
Le 1%
Zanapattincouffin devrait lire asterix et obelix à défaut de connaître les lois traités et savoir les respecter les lois ! ...sans parler de la morale et encore une fois merci à poutine qui a mis fin de facto à l opération de contrôle des masses via le pire des pouvoirs (le médical)en intervenant en ukraine 02/22..( faire cesser les bombardements 15.000 morts sur civils russophilles depuis 14)
Je pense même que Trump a du lui dire merci lui aussi...en apartheid le sommet en Alaska l été dernier ...
Sûr même...
Étaient très bons camarades fin 19s après Londres et Paris innonde la Chine d...opuim
.. meme un chinois qui m y a dit hihihi
Un chinois malagasy...
M aimait bien ...
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Bonjour et merci Madame Ikala Paingotra.
J’ai beaucoup apprécié votre éditorial !.
Surtout quand vous parlez de "winning coalition" !.
Cette "winning coalition" semble être à la pointe de la géopolitique mondiale.
On peut le constater aussi bien aux USA, qu’en Russie, en Chine ou dans d’autres pays du Monde comme en Turquie, en Iran et/ou dans d’autres pays. ( Sans oublier votre allusion à la période Sarkosy, Balladur, Chirac).
Les "winnings coalitions" et les "anciens fidèles" ont de beaux jours devant eux au XXI siècle.
Cordialement
@+ (peut-être !)
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