Une mission de haut niveau du Fonds monétaire international (FMI) se tient actuellement à Antananarivo, dans le cadre d’une revue décisive des programmes économiques soutenus à Madagascar. Cette mission combine les 3è et 4è évaluations de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD), deux mécanismes essentiels pour accompagner les réformes structurelles du pays. L’enjeu est de taille pour Madagascar car l’issue de cette revue conditionnera le décaissement de financements importants et orientera la poursuite du programme économique national.
La dimension transversale des réformes engagées, touchant à la fois les finances publiques, le secteur énergétique et les politiques environnementales, le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre en charge de l’Énergie et de l’Environnement, ainsi que le gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara, ont pris part aux discussions aux côtés des équipes techniques et de la FMI.
Au cœur des échanges figure l’évaluation des performances réalisées au cours de l’année 2025. Si certains progrès ont été enregistrés, notamment dans la gestion macroéconomique, les partenaires ont également souligné la persistance de défis structurels. Cette revue ne se limite pas à un bilan : elle vise surtout à apprécier la capacité du pays à respecter les critères de performance et à poursuivre les transformations engagées dans un contexte économique exigeant.
Le caractère décisif de cette mission s’explique également par son format exceptionnel. Initialement prévues en deux étapes distinctes, les 3è et 4è revues ont été fusionnées afin de combler le retard accumulé depuis novembre 2025. Cette approche permet une analyse globale des résultats sur deux périodes clés et offre une vision consolidée de l’état d’avancement des réformes.
Les discussions ont également permis de tracer les priorités pour les mois à venir. Les autorités malgaches entendent renforcer la mobilisation des recettes intérieures, améliorer l’efficacité des dépenses publiques et consolider les mécanismes de gouvernance et de transparence. La stabilité monétaire et financière demeure un pilier central, tout comme l’intégration des enjeux climatiques dans la gestion budgétaire, dans un contexte de vulnérabilité accrue aux chocs environnementaux.
Par ailleurs, plusieurs réformes structurantes restent attendues pour satisfaire aux engagements pris. Elles concernent notamment la mise en place d’outils de finance climatique, la réforme du cadre réglementaire de l’eau, l’activation du Fonds national de l’énergie durable ou encore la suppression progressive des subventions aux carburants. Ces mesures sont considérées comme essentielles pour renforcer la soutenabilité des finances publiques et soutenir une croissance plus inclusive.
L’issue de cette revue combinée sera déterminante pour Madagascar. L’approbation par le FMI ouvrirait la voie à de nouveaux décaissements financiers, indispensables pour soutenir les efforts de développement et stabiliser l’économie. À l’inverse, tout retard ou manquement pourrait freiner l’élan des réformes et affecter la confiance des partenaires internationaux.
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Vos commentaires
Il n’y avait jamais eu autant que je sache de "mission de bas niveau du FMI" depuis toujours, pour dire depuis que le pays est enchaîné avec les boulets inventés par cette institution financière afin de parachever son endettement total et facilitant ainsi l’immobilisation de la proie à livrer aux multinationales de connivence avec elle..
Depuis sa création en 2016 dans la gouvernance financière du pays, le FMI n’a jamais soulevé l’irrégularité de l’existence du compte 46778 auprès du Trésor public et sa mise en opération pour mener le pillage des ressources publiques par le régime au pouvoir, au moins 200 millions d’euros par an disparaît à travers ce mécanisme mais le FMI n’en a rien à cirer tant que le pays arrive encore à honorer son service de la dette...
Durant cette mission, assurément, la question énergétique tiendra le principal du sujet à aborder, notamment à propos de la vérité de prix qui, si on se tient à l’accord convenu entre le FMI et le régime du Calife fugitif, devrait prendre effet d’ici le mois prochain...
Mais aussi l’impasse actuelle dans la mise en œuvre du projet hydroélectrique de Volobe à cause d’une hausse du coût unitaire du coût de l’énergie à livrer à la societé nationale par le consortium responsable de sa réalisation...
En tout cas, le délestage est devenu de plus en plus fréquent actuellement...
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Outre l’insuffisance de production d’électricité,
les branchements sauvages font légion sur tout le territoire.
C’est habituel , la population ne pense pas une milite que C’EST DU VOL .
La population augment à vitesse grand V .
Or
La progression de la production ne suit pas.
Idem pour l’eau....sans compter la penurie naturelle croissante, avec le dérèglement climatique.
Qui a rompu le contrat pour la construction de Sahofika et de Volobe , un dossier bien ficelé par le Régime de Rajao en 2016 ?
Sans les blocages générés par le Calife et ses complices , le problème d’eau et d’électricité ne serait plus que de l’Histoire ancienne ...
Malheureusement malgré les efforts perpétrés par le nouveau Régime , nous n’arrivons pas encore à combler le GAP nécessaire pour les besoins de la population ...
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