Le gouvernement malgache poursuit ses discussions avec les acheteurs européens de litchis. Une délégation conduite par la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, a rencontré à Paris les représentants de deux entreprises importatrices, SIIM et ORSERO. Cette rencontre, annoncée le 9 octobre, intervient deux semaines après les Assises nationales du litchi organisées à Toamasina.
Roland Ratsiraka, président du Groupement des exportateurs de litchis (GEL), accompagné de ses collaborateurs, a également participé aux échanges. Les discussions ont porté sur les conditions commerciales, les normes imposées par le marché européen et les mesures nécessaires pour améliorer le fonctionnement de la filière malgache.
Les responsables malgaches ont présenté à leurs interlocuteurs les décisions issues des assises de Toamasina. Le programme envisagé prévoit notamment une meilleure organisation des activités, un renforcement des contrôles de qualité et des règles de fonctionnement plus transparentes pour les différents opérateurs.
La ministre Haingotiana Andriamadison a insisté sur l’égalité de traitement entre les professionnels. Elle souhaite que tous les opérateurs répondant aux critères exigés puissent accéder aux activités d’exportation, sans favoritisme ni avantages réservés à certains acteurs. Cette orientation vise notamment à améliorer les conditions de concurrence dans un secteur important pour les échanges commerciaux avec l’Europe.
Les deux entreprises rencontrées entretiennent des relations différentes avec Madagascar. SIIM figure parmi les partenaires historiques des exportateurs malgaches, tandis qu’ORSERO a commencé à importer des litchis du pays au cours de la présente campagne.
Outre la commercialisation des fruits sur les marchés européens, ces sociétés participent à la préparation des campagnes d’exportation. Leur accompagnement comprend des contributions financières et matérielles destinées aux professionnels malgaches. Ces interventions concernent notamment les opérations précédant la récolte et l’expédition des marchandises.
La délégation a également effectué une visite des installations de SIIM, où les litchis sont manipulés et préparés avant leur distribution auprès des acheteurs européens.
Pour les autorités, les relations commerciales avec ces partenaires doivent être préservées tout en améliorant les pratiques au sein de la filière. Le respect des exigences européennes, la qualité des fruits et la régularité des approvisionnements figurent parmi les préoccupations abordées pendant les discussions.
La réalisation des réformes annoncées nécessitera une collaboration entre l’État, les exportateurs, les importateurs et leurs partenaires. Les professionnels attendent désormais la traduction des décisions prises à Toamasina en mesures concrètes, notamment concernant l’organisation des campagnes et les conditions d’accès au marché européen.
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Vos commentaires
Tiens pourquoi se tourner vers l’Europe et plus particulièrement la France pour déverser ses "surplus de production agricole".
Rendons la monnaie de la pièce au pays des producteurs peu scrupuleux des produits utilisés lors de la production. Demandons leur d’aller les vendre à Poutine et à Xi.
Moi pour ma part cette année JE BOYCOTTE ces fruits venant de la Grande île.
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"Je boycotte..."
Hi, hi... Il se donne plus d’importance qu’il n’en a...
Les acteurs Malagasy s’adressent à l’Europe et ses opérateurs actifs dans la filière mais pas à un français pilier du bistrot...
D’ailleurs, il ne s’agit pas d’exportation de "betsabetsa" mais de fruits exotiques dont les consommateurs européens sont friands et adorent et ne peuvent s’en passer !
Je maintiens je boycotte même si cela fait ch.er certains.
Le litchi de madagascar est un marché de masse en Europe
Madagascar en est le 1er fournisseur en volume.
Un symbôle incontournable des fêtes de fin d’année en Eur.
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