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Cyclones Fytia et Gezani : l’ONU lance un « Flash Appeal » de 60 millions de dollars pour soutenir Madagascar

samedi 21 février | Mandimbisoa R. |  1372 visites  | 10 commentaires 

Un appel d’urgence de 60,8 millions de dollars sur trois mois a été présenté par les Nations Unies au Gouvernement malgache afin de soutenir 681 000 personnes affectées par les cyclones Fytia et Gezani. Ce « Flash Appeal », dévoilé lors d’une réunion avec le Premier Ministre, vise à répondre rapidement aux besoins les plus pressants des populations sinistrées, en particulier des enfants et des familles vulnérables.

Les deux phénomènes météorologiques, survenus à quelques jours d’intervalle, ont provoqué d’importants dégâts matériels et humains. Des habitations ont été endommagées ou détruites, des infrastructures publiques fragilisées et plusieurs services essentiels fortement perturbés. Dans certaines zones, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé reste précaire.

Coordonnée par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la réponse prévoit des interventions ciblées dans les secteurs prioritaires. L’accent est mis sur la prise en charge sanitaire, la prévention de la malnutrition, la distribution d’eau potable et l’assistance alimentaire d’urgence. Les autorités nationales et les partenaires humanitaires travaillent de concert afin d’assurer une mise en œuvre rapide et structurée des actions prévues.

Les enfants figurent parmi les plus exposés aux conséquences de la crise. Les risques de maladies hydriques, de carences nutritionnelles et d’interruption de services sociaux essentiels sont particulièrement élevés dans les communautés touchées. Pour de nombreuses familles, les pertes de biens et de moyens de subsistance compliquent davantage la reprise d’une vie normale.

Ce mécanisme de financement d’urgence s’inscrit dans une dynamique de solidarité entre le Gouvernement malgache et le Système des Nations Unies. Il vise non seulement à répondre aux besoins immédiats, mais aussi à stabiliser les conditions de vie afin de préparer les premières étapes du relèvement.

La mobilisation rapide des ressources demeure cruciale pour permettre une réponse efficace face à l’ampleur des dégâts. À travers cet appel, Madagascar et ses partenaires internationaux lancent un message clair : agir vite pour protéger les populations touchées et limiter les impacts durables de ces catastrophes climatiques successives.

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10 commentaires

Vos commentaires

  • 22 février à 12:29 | Jipo (#4988)

    Salama djaiby.
    Qui va être chargé de dispatcher cet argent ?
    Cet "appel" est-il un pret, un don, un emprunt, un crédit à la solde de qui puisque le "généreux" donateur semble préférer l’ anonymat ?
    Quel suivi ? inutile de parler de devoir de mémoire ...

    Répondre

    • 22 février à 12:30 | Jipo (#4988) répond à Jipo

      Devoir de résultat !

    • 22 février à 12:55 | bekily (#9403) répond à Jipo

      Espérons
      S’il y a un minimum de suivi.
      En tout cas le gouvernement a intérêt à faire ses preuves.

      Pour le tsunami en Asie , cela s’est relativement bien passé .

      Wait and see

  • 22 février à 13:59 | vazaha (#9399)

    Sait on comment va t on utiliser ces fonds ? Acheter des tôles et des sacs de riz est il suffisant ? Ne doit on pas voir plus loin ?
    S’il faut refaire Tana a l’identique, on reverra les mêmes degats au prochain cyclone.
    BNGRC c’est pour les secours d’urgence.
    Il faut un autre organisme pour revoir l’aménagement des territoires souvent exposés aux catastrophes naturels. Les changements climatiques vont tout aggraver. Des plans de resiliences des villes et des campagnes sont necessaires.. Arrêtons l’amateurisme actuel.

    Répondre

    • 22 février à 14:53 | bekily (#9403) répond à vazaha

      C’est certain vazaha
      Amateurisme et aussi atavisme pour ce qui est vécu de manière cyclique.

      Mais comme vous en faites l’allusion, les désastres climatiques ne feront que s’aggraver dans le temps, selon tous les scientifiques.
      Au nord, comme au sud du continent.

      Le premier ministre a soutenu un discours dans ce sens : ne pas reconstruire à l’identique.

      Pour casser la dynamique répétitive et adopter les conditions techniques idoines (,architecturales adaptées à la situation) ...la tâche est lourde mais la réussite est vitale .

      La parole, l’action , les MOYENS PUBLIC
      ( propres ou dons reçus) devraient être coordonnés par une CELLULLE SPÉCIFIQUE POLYVALENTE quasiment pérenne pour la GESTION des RISQUES et CATASTROPHES.
      Cellule de prévision, d’opération mais aussi de FORMATION ET de SENSIBILISATION envers la population.

      On veut
      Mais
      que peut on faire
      La population, on le sait , vit dans economie de survie SANS AUCUN MOYEN ...
      la multiplication des rapines (parce que le pauvre veut survivre) fait l’objet de volet supplémentaire à gérer.

      Une situation d’exception qui mérite un traitement d’exception.

  • 22 février à 14:00 | vazaha (#9399)

    Refaire Tamatave à l’identique c’est faire preuve d’amateurisme.

    Répondre

  • 22 février à 14:13 | vazaha (#9399)

    Face au changement climatique, les catastrophes naturels seront de plus en plus fréquents et violents. Si les littoraux seront détruits par l’érosion marine, les vents seront de plus en plus violents sur des villes comme Farafangana, Tamatave. Antalaha ou Sambava.
    Sur les terres centrales, les inondations et les glissements de terrain vont détruire les établissements humains et provoquer des migrations temporaires avant que les populations concernées reviennent sur les lieux de depart. Cela est visible a Alaotra Mangoro, Analamanga , des zones rizicoles en voie de destruction.
    Sur la côte ouest, inondations et vents violents se succèdent a chaque cyclone car l’ouest de Mada nest plus a l’abri non plus.
    Une vision de spécialiste de lamenagement des territoires et une approche pluridisciplinaire et et pluriannuelle des solutions techniques et financieres est indispensable. Cest dans ce sens quune grosse partie des aides doit etre envasagee. Va t on me croire ?

    Répondre

    • 22 février à 23:19 | bekily (#9403) répond à vazaha

      Vazaha
      Je suis Tamatavienne et c’est un creve-coeur pour moi de voir détruire
      MA VILLE : SOUFFLÉE
      MON LYCEE : DISPARU
      tous mes souvenirs d’enfance
      tous mes repères , que sont devenus mes amis...
      Le village où vit ma sœur est detruit à 98%
      c.a.d. rayé de la carte.

      Et sans moyens consistants la population demunie reproduira evidemment sa case en falafa jusqu’à prochain sinistre...comme d’habitude.

      En envoyant des aides à la famille , nous leur avons surtout recommandé de ne pas reconstruire à l’identique, surtout le type de toiture et supprimer toute prise au vent pour le reste....quite à sacrifier la vue magnifique.

    • 23 février à 10:30 | Turping (#1235) répond à vazaha

      Bekily
      Connaissant bien Tamatave ,j’y ai vécu pendant 3 ans avant de partir à l’étranger après le service national....
      C’est pour vous dire ,nous avons tous et toutes encore de lien ou familles à Tamatave ...L’effet dévastateur du cyclone a détruot les constructions en trano falafa, en bois ...
      Celles qui résistent sont les constructions du temps de la colonisation en dur ,bétons dont les fondations sont très solides...
      Du coté de bazar be ,le bd Joffre où j’habitais ,mon beau père était inspecteur du trésor à, l’époque dans les année 80 ,on résidait dans un logement de fonction qui résiste aux intempéries ,les cyclones contrairement à l’autre côté de bazar kely et ses alentours..
       Oui, les tamataviens doivent reconstruire en dur ,surtout avec de fondations solides sur le sable..
      La problématique c’est le moyen d’y parvenir quand les 80% de la population vivent sous le seuil de la pauvreté,même la survie au quotidien pose déjà un fardeau très lourd....dans un endroit où les intémpéries sont très fréquentes.
      De même dans un endroit où les infrastructures sont très fragiles....

    • 23 février à 11:32 | bekily (#9403) répond à vazaha

      Bonjour Turping
      oui notre exposition aux risques climatiques est endémique et aggravée par le chamboulement météorologique dévastateur, qui n’ira qu’en s’amplifant confirment les scientifiques.

      Le réchauffement climatique résulter à 80% du fait de l’homme qui se multiplie+++ et qui consomme, qui pollue air, terre et mer.

      Et le monde industriel n’a encore qu’un objectif absolu : CROITRE encore plus, pour le gain.
      Dans un monde non élastique et surpeuplé.
      Voyez le désastre à Lagos par exemple ou RDC.
      Trump est un antithèse de Dag Hammarskjold.

      Prenons le simple exemple de Madagascar.
      Au lendemain de l’independance :
      * Tana : 250.000 habitants
      * Madagascar : 6.000.000 habitants
      pour un cheptel de 12 millions de zebus
      Maintenant, soit 60 ans plus tard :
      * Tana : 4 millions habitants ( surtout avec la même VOIRIE)
      * Madagascar : 32 millions d’habitants et probablement moins de 6 millions de zebus

      Comme les pays du sud est asiatique,
      il est très grand temps que nos dirigeants prennent conscience des réalités incontournables et évolutives en terme D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET FORMATION/ INFORMATION VIGOUREUSES
      envers la population.
      (Une très grande ville est même déplacée en Indonésie ou Malaisie..)

      Que ce soit en terme atchitectural , qu’en terme d’implantation.
      Ex : engager des grands travaux structurels pour ENDIGUER TOTALEMENT LA VILLE ( tripode bétons, blocs de granit etc)
      D’autant qu’elle est sise sur du sable.
      Bien sur n’autoriser que la construction répondant à des normes anticycloniques.

      La tâche est immense mais plombée par la PAUVRETÉ.
      Et encore une fois on revient à la réalité urgente
      LUTTER EN PRIORITE CONTRE LA PAUVRETE
      Et à mon humble avis
      en élevant le niveau intellectuel de la population pour que les messages qui s’imposent soient compris et suivis d’effet.
      Et évidemment avec les méthodes classiques d’accompagnement : investissements productifs et réformes profondes des lois sociales.

      SANS EDUQUER D’AVANTAGE LE PEUPLE
      il est ardu de leur faire admettre par exemple
      la corrélation
      entre surpopulation et pollution
      Ou
      la corrélation
      ente croissance humaine et croissance economique harmonieuse

      Ajoutant néanmoins que le DÉMANTÈLEMENT TOTAL DE LA CORRUPTION mettra sûrement à jour un montant financier énorme à récupérer par l’Etat.
      Il est regrettable que ce premier ministre " se contente" de parer à l’urgence en remettant à cheval l’économie préexistante corrompue par définition.
      Sans cadre normatif nouveau de conditions de fonctionnement.
      Comme criminaliser l’INFORMEL plaie des pays dous développés
      Et mettre sous haute surveillance la sous-traitance pour lutter contre la précarité.

      En tout cas
      L’ ancêtre Malthus a encore raison.

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